jeudi 28 août 2014

LES PARQUES, LE PARC ET LE TISSERAND

Nous allons tous mourir, non d'être mortels, mais de honte. D'être, une fois de plus, redevenus la honte de nous-mêmes, comme aux époques de nos pires capitulations, et cette honte nous tuera plus sûrement qu'un virus. D'ailleurs cette honte nous vient de nos fièvres, ces démones aux bannières noires et or. Cette honte imbuvable qui n'est jamais la mer à boire, mais qui fait toujours déborder le vase de la vie, de la vraie vie. Chose qui nous empêche petit à petit de bouger, comme le gars qu'on « en-cimente » avant le grand plongeon dans les eaux opaques du port de l'angoisse. Cette Chose qu'est aussi et encore, et toujours, la honte de la honte, si bien dissimulée, mais qui immobilise aussi sûrement qu'une camisole de force. Et cette camisole, chimique du cerveau, pour la majorité robotisée d'entre nous, est tissée de toutes nos lâchetés, si bien épinglées au vol par un Céline en son temps, nos trahisons, bassesses et mensonges organisés en système autonome de survie pratique. Mais qui est le  Grand Tisse-Rang depuis que les Parques sont mortes ? Qui gère le « parc humain »  sur ses écrans panoramiques, La-Haut, dans sa Tour de Contrôle ?




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