jeudi 4 septembre 2014

LA MOUSTACHE DE NIETZSCHE



« C'est la vie ! ». Ainsi parlent les gens devant la réalité incontournable que le système -, auquel nous avons délégué, depuis trop longtemps, par une sorte de lâcheté progressiste , qui est aussi immobilisation du désespoir liée au confusionnisme rationaliste d'une anarchie organisée,  - le pouvoir de gérer nos vies sans que nous n'y puissions rien. Sans nous ni personne.

Ce système qui se prétend, dans sa modernité branchée, gardien d'un "Ordre mondial" par et dans le chaos, comme et dans une espèce d'extension progressiste, une enflure permanente des techniques psychologiques de services secrets planétaires veillant sur nos prétendues libertés, à tous les niveaux de nos vies, sorte d'intégrisme liquide de bon aloi, qui rappelle certaines organisations secrètes des plus ignobles.


De là mettre toute la bassesse générale du monde, subie donc consentie, sur le dos large -, mais éreinté de « la vie », comme sur celui d'une bête de somme malade, dont on sait qu'elle ne va pas aller loin, mais  utilisée jusqu'au bout avant remplacement "naturel", - il n'y a qu'un pas, que franchit allègrement tout un chacun à chaque impuissante prise de conscience subite.

Prise de conscience très partielle puisqu'elle inclut tout naturellement le refus "honnête" et pur au sens de simple, de porter son chapeau personnel : dans la confusion générale, autant salir celle qui se donne sans compter, et rester blanc réaliste aux yeux de l'illusion instituée d'abord du moi social. La "réalité" entretenue de ladite illusion ne manquant pas de sel paradoxal.

Bonne fille, la vie, si belle, otage et enjeu, « donnant » aussi bien pour le pieux mensonge que pour l'impie ? « Contempteurs ! » disait Nietzsche dans sa formidable moustache, dont on peut sans peine imaginer le poilu tremblement.

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