jeudi 18 septembre 2014

L'ARBRE ET LA TEMPÊTE






L'arriviste absolu Voltaire, technicien progressiste d'une tolérance radicale, moquait les superstitieux « criminels » de la Colère de Dieu.

A quand un Génie Sécuritaire absolu qui nous ordonnera de supprimer les arbres pour éviter les tempêtes ?



C'était un ancien – mais très jésuitique, avec de rares essences américaines – Jardin du Bon Dieu. Transformé en parc par une "sénioriale" cité résidentielle. Un matin, une grosse branche de pin parasol tombe devant les fenêtres. Le lendemain, un bel arbre, dans la force de l'âge, tombe, sur la pelouse de derrière, sous les dents d'acier d'une tronçonneuse.


Comment a t-il été reconnu que cet arbre était dangereusement creux ?



Arbre magnifique, à terre, débité en tronçons pour une hache de vengeance, dans l'éclatante couleur d'une santé parfaite, comme ce jeune "nègre" non armé, récemment abattu d'un demi-douzaine de balles policières en pays du Nouveau Monde, avant la tempête annoncée d'une émeute virtuelle.



Comment ces deux communautés, hommes et arbres, en sont-elles venues à de pareils extrémismes unilatéraux ? Nous ne répondrons pas à cette question, qui relève de la science et de ses inhumains experts humains.

Mais nous savons, de douloureuse expérience – d'abord pour nos frères arbres –, que la santé parfaite de cet arbre était d'un autre monde, d'un au delà naturel disparu, après le surnaturel. Monde où le bois de leur chair ne menaçait nullement le béton armé des esprits, mais était sacrifié avec amour et respect pour armer longtemps les montants de façades de terre battue.



Mais dans le nouveau monde qui nous a « construit », toute force naturelle non contrôlée est devenue, par la force des choses humaines les plus inhumaines, une insupportable menace pour notre si ridicule et cynique sécurité d'esprit.

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