vendredi 12 septembre 2014

L'ARCHE ET LA VOÛTE, SERMENT AUX FORÊTS




Ô peuple des derniers grands arbres non encore abattus ni malades, protégez nous, pauvres humains, cachez  notre fatigue et notre désespoir. Aidez-nous et protégez-nous du mal.

Nous, dernière tribu d'Amazonie occidentale, réduite à un territoire spirituel de misère. Nous, Derniers des Mohicans, ultimes Robins des Bois du Dedans et de l'Intérieur, Frères des Bêtes.

Avec vous toute culture disparaît. A vous, divins géants, qui étiez l'air qu'on respire, le souffle même de nos âmes et  de nos premiers villages, nous jurons – croix de bois, croix de fer – de ne pas vous survivre au combat. Vous, odeurs de l'enfance de l'humanité.

Nous, qui n'avons pas retenu nos larmes à la vue du documentaire « GREEN »,  par ce serment du cœur, refusons de vivre plus longtemps sans arbre aux oiseaux, sans Arbre ni Rivière de Bouddha. Nous nous battrons jusqu'au bout pour vos vies, mettant nos têtes à couper sous la hache des bourreaux.

Nous qui savons depuis toujours qu'il n'y a pas d'Être sans clairière, savons aussi que la survie du « parc humain », programmée comme élevage en batterie, est un crime contre l'humanité comparable à celui des camps de la mort et de l'abattage industriel de vos peuples.

Nous, Fils des Arbres et des Rivières, amis des tribus d'Amazonie, du Peau-Rouge et de l'Aborigène du guerrier Massaï ou Celte, déclarons ceux qui promeuvent votre silencieux génocide, héritiers des nazis et devant être jugés comme tels devant un tribunal international de Gaïa.

Nous demandons, si nos deux peuples survivent, que ce jugement soit rendu sous un arbre géant, sous la paix d'un juste plus dur que le fer d'une croix gammée et plus fier qu'un homme. Et qu'il ne soit requis aucune mort ni violence contre ces monstres, mais leur bannissement définitif de la communauté humaine et leur rétrogradation éternelle à l'état végétal le plus humble.

Par l'odeur du chêne fraîchement abattu, par le sang des sciures et des tronçonneuses, par le  hurlement métallique des machines à arracher les arbres, –  nous jurons sur votre bois sacré.

2 commentaires:

  1. Nous ne pouvons que souscrire DE FAÇON ABSOLUE à ce billet, puisque le massacre des forêts tropicales et des autres (exemple : Carpates) est une monstruosité que même les climato-sceptiques auront bien du mal à nier. « qu’il ne soit requis aucune mort ni violence contre ces monstres, mais leur bannissement définitif de la communauté humaine, et leur rétrogradation éternelle à l’état végétal le plus humble » : oui, qu’ils FERMENTENT et réintègrent de force le cycle de la vie, qu’ils comprennent enfin de quoi il s’agit…

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  2. L'honneur d'une intelligence combattante assumée étant de ne pas maltraiter un ennemi, mais de le remettre à la place qui lui revient.

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