mardi 28 octobre 2014

CEUX QUI SONT EN NOUS




Certaines personnes nous sont, par delà le temps et l'espace, tellement proches qu'elles sont en nous-mêmes. Parfois depuis le début de notre vie, mais en tout cas pour toujours. Des personnes tellement en nous qu'on ne peut pas même parler d'elles, tellement leur présence, ou plutôt leur esprit nous a intégrés, non pas à elles-mêmes, mais à leur milieu naturel spirituel.



Il y a proximité organique en quelque sorte, non dans une fusion romantique, mais dans un partage complet, une complétude partagée, une sorte d'unité humaine supérieure, défiant analyse et déterminations extérieures.



Impossible d'ailleurs de faciliter une approche de la réalité non phénoménale de ce fait étrange, mystérieux, fait de liens que certains qualifieraient d'inconscients, pour dire combien ils nous échappent, tant que l'on n'a pas commencé à les éprouver au niveau même de sensations qui les expriment, ou plutôt nous conduisent à eux. Il n'y aucune coupure du lien physique et spirituel, au contraire le physique menant à l'esprit, en l'exprimant.



En général ces personnes n'ont pas vraiment d'ego démesuré, elles ont des retenues discrètes, parfois secrètes, jusque dans leurs positions les plus tranchées, et qui sont alors comme retranchées : elles savent laisser le jeu nécessaire à la différence dans la même ligne de vision.






Elles ne semblent vivre ni pour elles-mêmes ni pour les autres, mais plutôt pour un autre monde immédiat, subtil, aussi réservé dans ses affirmations que ferme dans ses directions. Un monde qui rejoint sans doute celui des peuples premiers, et qui depuis une époque si reculée qu'elle est impondérable, aurait mystérieusement échappé à la normalisation, dans une autonomie originelle préservée. Préservée parce que globalement reliée à l'intérieur de soi.

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