dimanche 12 octobre 2014

LA MUSICA # 1 MILES DAVIS LE DIVIN SECRET D'UN SON




Que le divin morceau de Miles « So what » ait été enregistré dans une ancienne église reconvertie en studio d'enregistrement n'est pas vraiment pour nous surprendre, quand on se laisse porter et emporter par ce morceau de transcendental jazz, dit moderne, de « la nouvelle chose », ou de ce qu'on voudra... pour ne surtout pas parler de spiritualité autre que dé-spiritualisée et dénaturée, et qu'il ne doit y en avoir que pour la Technique Supérieure de Davis.



Rien de nouveau sous le soleil de Satan : le secret de ce chef d'oeuvre – quand bien même ça ne peut que couper la chique aux francs-maçons de la culture, pour qui rien n'est sacré que la fanatique désacralisation du monde –, le secret en question ne gît évidemment pas dans le seul génie du Musicien, du Jazz et du Style, mais aussi et encore dans la réponse matérielle sensée d'un lieu consacré au spirituel en soi, par delà la mécanique du rituel confucéen.



La Maison du Père, même désinfectée, demeure, quand elle est bonne, belle et juste, lieu commun vrai de réception et de résonance, que raisonnements et arraisonnements ignorent. Le sentiment et la raison qui le couronnent, gravé dans le travail de constructeurs-bâtisseurs "oubliés", quand ils sont inscrits dans la pierre humaine, ont l'irrationnelle vertu d'une guérison, en l'occurence quasi-chamanique, des effets calculés des chirurgies les plus blessantes et mortelles d'une civilisation en chute libre.



Mais réponse à quoi, alors dans ces murs ouverts ? A une attitude attentive devant la vie et le monde, devant ce qui les créé sans les produire, comme on ne sait quel effet humainement causé : ici la magie du « Nègre » est blanche, c'est à dire, à partir de lui, par delà l'humain, quand retombe, sacré, le son envoûté dans la coupe entendue et étendue d'une écoute vraie.






Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire