dimanche 14 décembre 2014

LE MÉCANO DE LA GÉNÉRALE





Ceux qui n'étaient pas des tout TGV étaient en retard d'un train, des passéistes, des réacs. On s'aperçoit maintenant, après suppression des lignes non-rentables, que le Transport-À-Grande-Vitesse coûte de plus en plus cher à ceux qui ont encore la chance d'avoir des liaisons, et que le progrès fait invariablement passer par Paris. On s'aperçoit d'un seul coup que les liaison bus sont sous-développées en France, où Greyhound n'a pas encore mis les pieds, pour des raisons monopolistiques d'État inadmissibles, et qu'elles sont 10 fois moins cher ! Vous vous rendez compte ?



On va donc « mailler » le vieux pays de France, en l'ouvrant à ce nouveau marché mis en bouche, pour le plus grand profit d'une population enclavée-rançonnée, et de l'emploi ; marché qui, une fois installé et rentabilisé, ne manquera pas de flamber ses prix à la première occasion obligée et nécessaire (énergie, parc, péages, réseaux...).

Libéralisation oblige. Au lieu d'avoir dès le départ entretenu, rénové et rentabilisé honnêtement les liaisons SNCF existantes très bien faites. Du passé faisons table rase... Dérégulons, dérèglementons les freins à la croissance : déréglons un monde bien fait, il faut tout refaire selon les vrais critères américains !



C'est que les rails du progrès, un peu comme ceux du ferroutage, sont impénétrables : il passent par l'inévitable route du pétrole contre celle de l'électricité propre, qui a toujours été le mal de la dernière révolution intelligente ; un peu comme celle de l'électricité passe par celle de l'inévitable route de l'atome de masse comme alternative pacifique positivement sociale-économique du monopole et de la finance industrielle énergétiques, dans leur domination sécularisée du marché des bien et des besoins communs, « au service des hommes ». Le génie et la culture de notre technique ouverte sont aussi en voie de désarticulation molle, en amont de la neutralisation industrielle rampante. 

A la table d'hôte, nous mangerons par-terre, comme les larves, les miettes du Progrès. Le cul par-dessus la tête, mettons les trains sur les camions pour un transport moderne de ces miettes ! Qui ne voit le beau sabotage, le beau dommage et intérêt ?



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