vendredi 16 janvier 2015

FORCES FRANÇAISES LIBRES # 2 LA VICTOIRE N'EST PAS UNE CULTURE






Après les massacres de janvier 2015 en France, après bien d'autres, ailleurs et avant, et avant d'autres, hélas, à venir, « nous sommes en guerre » ouverte contre une internationale fasciste qui terrorise le monde, prétendument islamique, comme il y a un prétendu État islamique. C'est bien de le dire, c'est mieux de la faire au plan exact, dont le contre-terrorisme vrai ne sera jamais un terrorisme de plus, et plutôt un en moins, absolument, radicalement.



Guerre ouverte non-déclarée (mais progressivement, par la force des « choses », reconnue comme telle), puisque aucun État reconnu n'y a d'armée régulière, que les interventions des Alliés sont officiellement des opérations de maintien de l'ordre, mondial ou local, humanitaires, ou directement sous directive ou mandat international.  

Opérations discrètes ou secrètes, spéciales, incompréhensibles, incohérentes au moins, imprévisibles, c'est certain, dans leurs conséquences, comme on énerve des fauves piégés.



Guerre, ouverte non-déclarée, qui ne dit pas son nom, anonyme comme certaines sociétés. Ce que les professionnels nomment guerre de l'ombre, guerre asymétrique, pour le moins protéiforme et totale, c'est à dire, depuis Hitler, pour la période moderne, ne respectant plus aucun principe humain, un peu comme une certaine économie, dite aussi de l'ombre.



Il y a, fondamentalement, une négation (nihilisme de principe) du principe et de la valeur d'humanité censés fonder une civilisation vendue comme avancée, celle à laquelle nous appartenons, ou plutôt, qui nous appartient. Négation moderne dans son officialisation et ses légitimations ouvertes à toutes les opportunités de vents mauvais. Ce qui ne veut pas dire qu'elle ne soit pas une résurgence, provoquée par une excessive pression civilisatrice technicienne sur notre nature, de barbaries plus anciennement bestiales et décadentes.



Guerre des civilisations, ont déclaré des gourous patentés assis à la droite de Dieu. Guerre des valeurs, guerre culturelle... Une chose est certaine : un certain type de guerre, la fasciste, pour être clair, ne peut évidemment jamais se réclamer de quelque valeur que ce soit, et encore moins de quelque culture que ce soit. Une vraie valeur, et encore plus, une vraie culture ne pouvant être jamais être vraie sur des positions particulières hégémoniques, n'étant jamais que des expressions déterminées d'une unité universelle, dont d'ailleurs, elles cherchent toutes, dans leur sale guerre de conquête, réussie ou pas, à se réclamer, activant une internationalisation cohérente et coercitive des désordres, pour nous illusionner sur leur potentiel spatial humain de puissance.



Les relativistes, à l'inverse, prônant des valeurs – souvent les mêmes, repeintes collectivisées, en défensive souvent plus guerrière et fanatique que l'offense elle-même, quand ils ne sont pas co-initiateurs des concurrences sauvages agitant la marmite, le melting-pot mondial. Actionnant, quant à eux, le levier des limites réciproques de valeurs dialectiques à réguler selon un principe scientifique abstrait ou un autre, toujours réductible à un religieux-culturel finalement très fondamentaliste dans son antithèse faussement équilibriste.



Principe que les libéraux dominants de tous poils, appellent, depuis deux siècles au moins, alternativement et selon les situations en main, le marché ou les droits de l'homme (au marché), tandis que de l'autre côté, on parle de progrès social, de bonheur social et de liberté sociale du genre humain. Ces Deux grandes tendances, activées l'une contre l'autre, enfonçant leur défenseurs attaqués dans la basse-fosse du marché captif de leur future traite normalisée, d'une manière ou d'une autre, une fois leur intelligence naturelle et culturelle annihilée en vue de leur élevage industriel intensif et de l'augmentation bassement corrélée de la production-consommation de marchandises répondant, toujours plus, à leurs besoins "libérés" de toute vérité humaine.



Ce prétendu choc des civilisations, – prétendu parce que tout ne peut jamais être que calculé au plus près, désormais – révèle, en fait, dans sa logique abstraite, l'activation extrême, dès la sortie de la première guerre mondialisée, de ces deux pôles destructeurs et destructurant du monde, avec l'évidente visée de faire émerger une loi mondiale de certains marchés multinationaux contrôlés, vitaux pour l'humanité.



Ce qui fut activé et l'est toujours plus, ce sont des extrémisations culturelles poussant à l'autodestruction culturelle mutuelle : chaque tribu fanatisée combattant l'autre, -- au milieu des sables mouvants des peurs et des désirs de puissance protectrice -- , s'abîmant, lentement, dans le néant fatal de sa propre pesanteur. Les bourbiers sont connus jusqu'à la nausée, la folie et le désespoir – que des médias en rut permanent ne cessent de renvoyer en représentation de notre démoralisation programmée, pour une jouissance malsaine, obscène .

 À ce niveau-là, celui de la jungle et du zoo, nul n'échappe plus au problème du mal. Ceux qui nient toute théorie du complot croient, autant que ceux qui la défendent, pouvoir y échapper. L'illusion est devenue la règle des réalités construites.



Dans cette guerre des ombres, on distingue une tendance majeure : l'annihilation mutuelle progressive des monothéismes du livre dans leur meilleur, éléments essentiels (– parmi d'autres, comme le polythéisme celtique ou grec –), qu'on le veuille ou non, de la culture et de la civilisation européenne, et en particulier, française. 

L'usure brutale ou patiente de ces sagesses traditionnelles, depuis l'effondrement central de 1914, ne peut que permettre de mieux faire sauter les anciennes digues mondiales du Marché. C'est ce creuset vieux de plus de mille ans, que certaines puissances, rationnelles modernes, aimeraient voir éclater pour permettre au forces obscures de la puissance de pousser leur démesure au maximum d'illimité uniformisé. Division, diversion, subversion et corruption des principes supérieurs sont les enjeux majeurs de cette guerre mondiale voilée.



Ce que la barbarie nouvelle proclame, c'est son éternité temporelle, contre le matérialisme complice des morales, c'est son sacré sombre ressuscité, depuis la mise à bas, l'abattage de masse, l'humiliation et la haine des justes, des sages, des saints et des héros qui firent nos valeurs européennes, et notamment françaises.

Ces grands, qui ont toujours fait notre honneur, dont on se servit de la grandeur instrumentalisée pour construire et justifier notre puissance culturelle, industrielle et commerciale hégémonique, bien trop souvent, imposée par la trahison, la violence pure, l'esclavage, la négation de la dignité et de la nature humaine.



Nous sommes confrontés à un retour logique démultiplié de, et à cette barbarie. Et ce retournement est aussi un retournement d'alliance : à la guerre comme à la guerre, puisque nous ne connaissons et reconnaissons que cela : l'autorité de la terreur et la terreur de l'autorité. Les horizontalismes réseautés post-modernes, leurres, provisoirement couchés, des relativistes de masse, n'y feront rien. La vérité seule, celle de Gandhi ou Luther King, a de l'avenir.



D'autant plus que la terreur post-moderne est d'abord électronique dans son contrôle des esprits. Elle suit le mouvement de mécanisation générale de la pensée visuelle décrite par Ellul. La terreur est donc technique aussi : c'est une technique, une technologie avancée de manipulation des esprits.

Ses images nous brûlent la cervelle, au sens propre, dans un meurtre symbolique de masse dont le nazisme fut le prototype fertile non définitivement stoppé. Il ne le sera jamais : on ne peut, historiquement, que le mettre à distance pour une période non déterminée, vu le passif.



On ne contient pas impunément la barbarie sans générosité musclée, celle qui fait horreur aujourd'hui, en faisant le lit sanglant de sa négation logique.
On ne contient pas impunément la barbarie sans esprit de chevalerie ni esprit de vérité ; sans une maîtrise traditionnelle des forces de la nature humaine. 
On ne contient pas impunément la barbarie sans une canalisation fertile et heureuse des forces instinctuelles, transcendées dans une culture dont le sens ne leur est pas séparé par l'imposture d'un pouvoir intellectuel soumis aux lois bestiales du marché – fusse celui des religions
Pas plus qu'on ne contient pas impunément les forces spirituelles incarnées dans un système purement technique. On ne nie pas la nature humaine : on la respecte et l'honore pour un dépassement heureux, loin des perversions révolutionnaires des réalités de cette vérité première.  
Cette négation historique des données de base de la vie humaine entraîne un déchaînement incontrôlable de folie criminelle la plus basse et la plus haute à la fois.



Dans cette guerre nouvelle, où l'absurde et l'arbitraire les plus cruels sont rois, la République de Platon ou d'Aristote ne tiendra pas sans un retour au sens, premier, commun ou bon, qui ne sont que les sens humains de la mesure grecque notamment, contre le retour de non-sens, issu du choc de notre folle démesure technicienne de puissance. 
Dans cette guerre nouvelle, sans retour sur soi et non au passé, il n'y aura pas de retour du tout : nous serons ou massacrés ou vendus. C'est la loi de la guerre, et nous y échapperons d'autant moins que nous l'avons déclarée au monde entier depuis trop longtemps, entraînés par des meneurs d'une espèce terroriste très proche de celle qui tente sa chance aujourd'hui.



Heureusement, notre culture n'a jamais été totalement impressionnée par la terreur, mais toujours par la grâce. C'est ce qui peut seul nous sauver : nous ne serons jamais de la race élue des vainqueurs. Vaincre n'est pas une fin en soi. Le V de la victoire n'est ni un acquis permanent ni un mérite inné ou héréditaire. 
La victoire n'est pas une culture, comme la liberté, c'est une nécessité tragique, comme l'amour, que nous ne pouvons que rencontrer, pas maîtriser. Cela, tout vrai Résistant le sait.
 
La grâce du don et le contre-don de soi, qui seule peut – hors toute propagande, inutile et nuisible, et même de l'historiquement vrai, puisque seul l'humainement vrai fonde notre culture – nous relier.

Nous relier Ici, dans l'Europe à venir, « de la Méditerranée à l'Oural », les uns aux autres, comme dans le film « Stalingrad ou L'ennemi aux portes » d'Annaud. Comme le peuple russe, nous n'avons jamais eu besoin d'historiens, de commissaires politiques ou de théories économiques pour nous expliquer le sens ou le non-sens de notre Histoire, nous le portons en nous comme un secret du cœur, qu'aucun média ne nous montrera jamais : la miséricorde de la guerre n'est pas technique. Secret, aussi, mieux gardé que ceux des services de renseignements du monde entier, celui du courage. Du courage muet dans la parole.

À ce propos, n'oublions jamais la leçon posthume de De Gaulle, dont nous faisons aujourd'hui les frais de ne pas l'avoir suivie : un peuple de marchands ne peut que vendre ou se vendre. Nous n'avons rien à négocier, au contraire de ceux qui sèment la terreur. Notre culture, pas plus que ne l'était celle des Indiens d'Amérique, n'est pas à vendre, elle est à prendre ou à abandonner, non à son temps maudit, mais au printemps spirituel qui vient.






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