dimanche 18 janvier 2015

FORCES FRANÇAISES LIBRES # 3 LE PRIX DE LA SPIRITUALITÉ PERDUE




Dans un monde où personne ne croit plus en rien d'autre qu'en la puissance humaine, les néo-fascistes pseudo-islamistes se tournent vers une foi absolue dans l'au-delà de nous-mêmes, que nous avions, nous, abandonnée depuis longtemps, et qui leur permet de "construire" la puissance pseudo-transcendante d'un nihilisme nouveau, infiniment supérieur au nôtre, si on peut employer ce mot dans un sens négatif. Manœuvre qui  n'est donc que provisoirement pire que les nôtres (les nôtres au sens de responsabilité / imposition collective) nous pouvons nous faire confiance...



Ce nihilisme-là, appuyé sur le Coran comme celui des nazis s'appuya sur la critique du trop-humanisme nietzschéen, et sa juste aspiration à un dépassement de son nihilisme de bassesse, permet aux fanatiques haschichins du faux Islam, d'utiliser le juste manque de confiance en l'homme du vrai, pour dépasser criminellement et destructivement, les limites de l'égoïsme et de la peur (qui font quelque peu perdre des points à notre moderne barbarie) : la terreur est une drogue dure qui donne les ailes idéologiques les plus puissantes à un pseudo-Islam dévoyé en idéologie politique de pure barbarie et de pure puissance, dans un sens (un peu comme l'est celle la bombe d'Hiroshima, chez nous, à chacun son ignominie).



Il est évident que Nietzsche, le premier, et le seul conséquent, avec Dostoïveski peut-être, a diagnostiqué précisément le malaise humaniste bourgeois occidental, dans ses contradictions les plus "retournantes", contre un marxisme peu profond, par son fanatisme matérialiste même. 

Il est d'ailleurs à noter, à ce sujet, l'étrange alliance, parfois, de celui-ci, désabusé sans doute après sa défaite, en occident, avec le pseudo-Islam. Défaite historique, liée à l'horreur terroriste de son international-fascisme, semblant avoir cherché des compensations quelque peu transcendantales inavouées dans celui-ci, avant même que ne se déclare l'étrange front des assassins promoteurs auto-proclamés actuels du pseudo-Islam de barbarie absolue. Enfin, il est tout aussi troublant de trouver des liens historiques, par delà les alliances idéologiques, entre national-fascisme et pseudo-représentants de l'époque d'un Islam toujours plus ou moins officiel.



Ce sont des faits dont nous n'avons pas les explication claires, mais dont nous n'avons, non plus, aucun besoin. Seuls compte la précision nietzschéenne. Qu'importe maintenant les retournements dialectiques d'alliances pour utiliser et instrumentaliser l'Islam et les musulmans ? Puisque le problème de la volonté de puissance n'est, au fond, pas celui de la puissance.



Par delà le fanatisme ordinaire anti-religieux de la puissance (versus anti-religieux), fanatisme béat partagé par presque tous dans notre système occidental décadent, qui, évidemment, nie toute valeur humaine autre que celle de sa puissance nue, ceux qui s'appuient réellement sur la force nihiliste d'un Coran dévoyé, ont compris qu'ils seraient matériellement plus forts que ceux qui s'appuient sur un nihilisme non transcendantal, un nihilisme trop humain, et travaillent ses contradictions comme le marxisme fanatique travaillait les contradictions de ce même système bourgeois, il y a encore si peu.



Ce nihilisme fasciste pseudo-islamique peut ainsi, en toute légitimité idéologique pure, nier tout humanisme transcendantal sécularisé de notre système technicien, poussant à la roue autant, sinon plus loin encore, puisque cet imaginaire re-verticalisé sans limite ni loi humaine dans sa négativité même, permet de nier toute valeur en soi, comme le faisait, mais moins puissamment, un marxisme fanatique au profit de l'immanence relativiste nihiliste de son scientisme révolutionnaire. 

La puissance de destruction est donc logiquement infinisable à outrance au cœur de masses fidélisées, soumises par cette violence pure qui fait transporter des montagnes au désespoir. La terrible perte de spiritualité traditionnelle des uns nourrissant directement le terrorisme idéologique moderne déchaîné des autres.

Sonner le repli sur des bases arrières qui n'existent plus ne va pas suffire. Il faut les reconstruire, non pas au sens constructiviste, mais en retournant aux sources, mais en écartant ceux qui  ont fait sauter ces bases en mettant en avant quelques arrière-pensées terroristes bien intégrées à notre actuelle et future désintégration. Sachant aussi que nous ne réintègrerons évidemment rien : les sources sont toutes et rien qu'être.


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