samedi 10 janvier 2015

LE NOUVEL ARBITRAIRE



En dernière analyse, l'économisme du dogme libéral est un nihilisme : tout vaut tout, tout est interchangeable dans les cycles de destruction-création de la marchandise, rien n'a de valeur supérieure ou irremplaçable, puisque rien n'est irréversible, il n'y a ni destruction ni nature ni temps ni histoire ni hiérarchie* ni vraie valeur : tout est marchandise, figure de l'instabilité absolue du monde moderne.

Il n'y a que l'illimité d'une matière plastique abstraite soumise aux formes infinies du hasard providentiel opportun d'une sélection naturelle industrialisée de ces formes, dans les cycles standards d'un temps de production-consommation de soi et du monde, en échange et transformation permanents, issus de l'évidement permanent épuisant le sens de ce monde.

« L'économie, cette science de l'utilité, passe son temps à calculer les avantages et les inconvénients de la destruction de la nature. » disait Bernard Maris, assassiné le 7 janvier avec les caricaturistes de Charlie Hebdo.

* En réponse au commentaire de Clausd sur « Humanisme comptable » du 7/01/15 sur ce blog.







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