mardi 10 mars 2015

À UNE... IDÉALE-BRUTE




Si vous êtes quelqu'une que j'admire pour diverses raisons, que et votre gentillesse et vos attentions finissent par me « toucher » beaucoup, par éveiller des sentiments « mêlés », tant mieux.

Ce serait évidemment mal de ma part de m'en plaindre, si vous les partagez un peu. Je sais que vous n'aimeriez pas plus me faire de mal que je ne voudrais vous en faire. J'aime autant les innocents affleurements de surface que la plongée libératrice dans hauts fonds dangereux. J'aime vos approches et abords naturels et spontanés, évidemment redoutables pour un vieux mâle blessé essayant de rendre une petite monnaie de sa pièce à la seule vraie vie subsistant en vous.

Je suis obligé de vous offrir honnêtement ces mots dont vous savez qu'ils sont difficiles à dire, mais c'est peut-être parce que vous avez su une fois m'en donner qui m'ont ému par leur pureté courageuse, dangereuse, que je n'ai pas oubliée, et que vous savez aussi ce que c'est que de se dénuder devant l'autre. 

Il est parfois si jouissif d'être dominé  en situation par une femme « intelligente », comme disait Vian.

Je n'ai jamais voulu blesser ou mettre un tant soit peu mal à l'aise l'inévitable « autre homme », par principe, et encore moins si il a des qualité humaines rares. Je me sens presque gêné, pas complètement libre de mes « mouvements », même si la frustration a des vertus secrètes qui valent parfois autant, mais presque par un hasard inattendu et béni, que la belle animalité naturelle perdue

Merci au formes rigides du système qui soulignent celle-ci en profondeur avec un mépris « utile » en vérité supérieure.


En tout cas et en tout, j'apprécie d'abord le concret et le brut, le vif du sujet, la franchise, les chose directes qui construisent et engagent jusqu'au bout dans un monde qui tombe, ruiné par le mensonge d'un idéal si pauvre-type.

J'admire l'esprit « pionnier », l'esprit premier et son grand dévouement à la cause, qui me semble surtout une obéissance consentie et heureuse, nietzschéenne en un mot. Mais toute vérité n'est pas bonne à dire au pays du vraisemblable de son semblable.

Je ne serais jamais un mâle accompagnant : je peux être un compagnon de route, mais demeure une sorte de vieux mustang qui ne se laisse monter que par une enfance pure : j'aime trop « la Mongolie intérieure ». L'âge m'interdit les jeux de rôle, la domestication alimentaire, et c'est très bien comme ça, après tant d'années perdues dans des obligations rituelles inconsidérément contractées. 

On place parfois tellement mal ses sentiments que pas grand chose finit par nous être épargné.

Vous me plaisez et me « partagez » en même temps, ce qui n'est pas un problème : c'est pour la bonne cause. Je vous vois dans votre enfant, qui court comme un feu, disait Bob Dylan, miroir de votre beauté sauvage et de votre force, votre courage de mère et aussi, sans doute, vos caprices. Étant sans doute aussi passionné que vous, je n'ai rien de plus à dire, comme le dit l'anti-héros du film Forrest Gump

En tout cas, ça serait dommage que je ne puisse pas dire ce que je pense, et que je ne sois plus libre de le faire. C'est pourquoi je me jette à l'eau du bain, librement.

Puisque je ne peux rien faire contre notre amitié, et trouve ça très bien. Ne vous en faites pas là -dessus. Mais comment aller plus loin en restant vrai ? Sans provoquer quelque remous déstabilisants ? On est toujours moins fort qu'on ne croit. Pourquoi ne pas laisser le temps et le hasard faire les choses qui doivent arriver, si elles le doivent ? 

J'aime maintenant plus la sérénité d'un l'absolu charnel et spirituel clair que l'excitation obscure d'un karma qui me déchire et me défie et me dépasse inutilement par ses jeux de hasard illusionnistes. 

J'ai plus confiance dans le destin qu'en moi-même.

Voilà. Le pied dans le plat. Sans en faire un, avec respect et délicatesse, Madame connue et inconnue et même nue.

 Je ne prends plus parti, je reste ouvert, mais conscient. Mon sexe éternel piégé ne m'empêchera pas de demeurer l'ange hugolien que je défends rageusement face aux cruautés abjectes de la vie déviée

 Vous êtes un soleil parmi d'autres, bien sûr, mais je ne peux pas me laisser aveugler par les illusions qu'il peut provoquer en moi, si je ne maîtrise ni ne m'accorde d'abord avec ce que vous y faites « lever ».

Savoir ce que vous voulez, le savez vous vous-mêmes, ou vous laissez-vous guider par un instinct « innocent », qui finit toujours par avoir raison de tout ?

C'est sans doute ce qui fait la force redoutable de l'éternel féminin, devant lequel je m'agenouille, mais sans avoir plus le désir stupide de lutter ni contre ni avec. Seulement naviguer librement à ses côtés, selon le temps qu'il fait et mon humeur océanique

Comme certains poissons salueurs rimbaldiens. Restant homme libre, dans sa plaisante douleur, de donner ou pas.

Pour ce qui est du féminin relatif, le moins que l'on puisse dire est que je suis loin d'être en accord sur tout avec sa culture et ses traditions – même si j'ai été, comme tant d'enfants, formé et déformé par lui, au propre et au figuré –, dont je ne prends plus que les qualités, sans toucher ni vouloir avoir affaire aux défauts d'usage (curiosité et attachement excessifs, socialisme relationnel privatisé, possessivité intégriste maladive, tendance latente et maternante à la domination, chantage permanent larvé, sentiments tyranniques, impulsions cruelles, esprit clanique sur-développé, égoïsme dissimulé derrière chaque intérêt essentiel, trahisons « involontaires » avantageuses, esprit négociateur dans l'âme du don, conformisme et soumission « inconsciente » à la loi du plus fort, attitude de défense victimaire, jalousies..., moralismes, religiosité de façade, manque de spiritualité, dégoût de la nature, bourgeoisie de confort... Difficile de clore la liste des caractéristiques de son programme révolutionnaire).

Mais pour ce qui est des qualités infinies que j'apprécie au féminin non laïcisé à la république des idées toutes faites, c'est très simple : il suffit d'envisager l'absence de ces tendances destructrices. Une utopie moderne, en somme !

Dans ce sens positif-là perdu, j'aime trop les femmes pour leur faire le cadeau insultant de ne pas exiger qu'elles soient à la hauteur de ce qu'elles prétendent être de droit naturalisé, reconnaissance non aveuglée des « vertus » qui doivent être les leurs, pour moi, et trop peu souvent à mon goût, pour elles-mêmes, quand elles se mettent à se mêler charnellement, passionnément des affaires du monde, où, avec ces vraies qualités instinctuelles de l'intelligence qui sont les leurs et qui leur donnent raison dionysiaque, non annexée par l'élyséenne réformée, quand elles les ont, ces qualités raréfiées, et qu'elles s'y tiennent lucidement jusqu'au bout, elles sont évidemment indispensables et irremplaçables, à mes yeux éblouis, tout autant que les hommes de bonne volonté peuvent l'être

Pour ce qui est des autres prétendues qualités féminines, les légalement établies, un peu trop socialement construites, elle me paraissent bien utiles au système, mais si nuisibles au monde !








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