mardi 17 mars 2015

LA VÉRITÉ # 17 VRAIS AU BORD DU GOUFFRE




A partir du commentaire du post de Clausd LA NATURE (3) du 16/03/15


« L’être humain a instauré le principe de la fragmentation et de la dualité physique, psychique, idéologique, métaphysique…comme base du « vivre ensemble » avec les dissensions et les violences qui en découlent directement et indirectement. »
Pierre Rabhi, Manifeste pour la Terre et l’humanisme

Il nous faut donc non « restaurer » un ordre ancien : cet ordre a été détruit, mais combattre l'ignorance, la superstition, l'arbitraire, l'imposition violente et cruelle, inhumaine d'un nouvel ordre, fou et criminel par la raison, la science ET la « foi » en la vérité par laquelle celles-ci tirent leur force essentielle de vie et d'action, de sens, non unique mais unifié. Combattre ce qui obscurcit et noie l'ordre éternel du monde au nom de vérités humaines soit-disant nouvelles, « adaptées » à une humanité dégénérée.

Combattre l'absurde non de notre condition humaine, mais de notre conditionnement d'humains déconnectés de la réalité, enchaîné aux réalités fragmentées de notre « désintégration intégratrice » à un système irréel et idéel, destructeur et contre-nature, obscurantiste et nihiliste. 

L'humain n'a jamais eu besoin d'être "conditionné" : il n'a besoin que de mesure et de justesse dans sa propre grandeur pour « être ». De même il n'a pas besoin de déconditionnement pour se libérer : il demande juste que cesse le conditionnement du système.
A chaque mot, chaque avis, chaque parole, chaque geste, chaque attitude, chaque position, chaque pensée, chaque désir : le système est un tout, une globalité. Faisons face avec notre « tout » à nous, irréfragable, qui ne nous appartient pas plus que nous ne l'avons fabriqué, comme le reste du monde, qui nous vient d'autre chose que de la production globale du moi standard de la matrice.

L'intouchable est en nous, au fond du puits, parce qu'il y vit aussi, pas dans une option électorale, même si celle-ci a son importance relative et nécessaire à assumer, comme chaque chose « existante » à prendre en libre compte  de ce monde colonisé par l'imposture millénaire d'une culture de remplacement.  

Face à chaque mensonge, non avec des vérités angéliques, mais avec détermination patiente et irréversible, naturelle, non violente, mais passant seulement par nous, comme par le reste non encore normalisé du monde

Que nous est-il demandé de plus que d'être vrais au bord gouffre ? Absolument rien, de ce rien qui fait tout.
 



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