vendredi 6 mars 2015

LA ZONE DES Z.A.D.







Réduire une cause à ses moyens est la pire façon de la défendre : aucune cause ne se défend par tous les moyens. Réduire une cause à ses moyens est le propre du médiatique spectaculaire de « la zone ». Les moyens de défense d'une cause indiquent la noblesse et la vérité de ses fins qui sont moyens choisis, les meilleurs maintenus à tout prix, pas par des zonards des bois, mais par des humains entiers. C'est une question de dignité humaine et transhumaine.

Ces meilleurs à qui on sacrifie non les principes, mais tout dévoiement possible de ceux-là, c'est à dire, et plutôt que la perception de leur nature par l'image autonome qu'ils pourraient donner,  que ces meilleurs expriment, sans la vendre, mais proprement, la nature universelle d'une cause dans ce qu'elle a de plus déterminé, net et précis, de plus supérieur, plutôt que dans la corruption visuelle de la présentation ou représentation extérieure de n'importe quelle construction-interprétation cinématographique possible de son mythe dégradé.

Détermination déterminant les moyens et non l'inverse médiatisé, même s'ils la vérifient et l'authentifient, qui ne peuvent être que supérieurs d'une part, supérieurement employés d'autre part. C'est à dire créés et perçus dans ce sens absolu. Tout le reste est histoire, cinéma, espace, temps perdus pour la cause au niveau effet. Toute cause doit, en effet, sortir de l'histoire si elle veut, comme mémoire, avoir une chance d'enracinement et de vie efficaces : aucune mémoire ne sort ni ne vit d'une, ni dans une poubelle.

« La poésie de la rue », ce conte romantique pour aveugles associés, regarde le ciel invisible encagé, pas le caniveau écarlate où l'immondice de la trahison se mêle au sacrifice criminel couvert par la démocratie corrompue. Loin d'Hollywood et de sa propagande infantile infiltrant les cervelles massifiées de ses messes noires, elle a plus à voir avec une cause sans rebelle que l'inverse. La nature n'est pas un théâtre de contre-opérations médiatiques de maintien du désordre, où des zones à défendre parodieraient impunément le cinéma tragique des guerres civiles urbaines avec son décor de béton blême, impacté et découpé sur le ciel d'encre d'imaginaires fascinés, fascisés.

La nature n'est pas une république à vendre, c'est, comme les fins, le contraire de la cité et de ses guerres. C'est non une paix civile, mais une paix profonde, intouchable, incivile dans ce sens strict. 

C'est une sérénité qui ne vient pas de la loi humaine, mais qui la fait et la vérifie à ses origines autant qu'à ses fruits. Ce n'est pas une cause matérielle ou idéologique, c'est une fin, un principe qu'on respecte ou pas. Et son non respect est sanction immédiate, déracinement, exil, trahison, urbanisme, misère, déspiritualisation, enfermement, histoire, accaparement, exclusion, épuisement, intégration, asservissement, aliénation, remplacement, objectivation industrielle de toute liberté donnée de ce qui est.

Le reste est indifférent ou pire, complice. La nature n'est pas une cause – fut-elle commune – qu'on peut défendre comme un « bien humain » par une violence inhumaine pire que sa négation, elle est la source de toute cause et de toute défense. 

Et cette source, plus que n'importe quelle femme, est inviolable à tous les niveaux. Ce sacré ne vient pas de l'humain, il vient de ce qui le dépasse comme une mère insultée, mais debout, le visage aussi fier que calme face aux haches des lâches. Le lien est autant parental, transparent que trans-humain. Les nazis qui le tranchent, destructeurs ou prétendus protecteurs, perdent le nord à jamais. Mais qui défend encore à cette zone obscure de nous pénétrer ? Qui nous endort de ses fables malsaines, urbaines ?

Zones humides, zones érogènes (…) qu'est-ce que ça veut dire ? Les lieux sacrés de nature sont tous à célébrer et à aimer, non à penser "pénétré" comme par un nuage toxique de pensée unique déguisée en écologie alter-mondialiste : il n'y a qu'un monde, qu'une terre, qu'une seule vérité qu'une seule mesure et s'il sont niés, que du mensonge et du faux-nez. 

On respecte un ennemi, pas ses erreurs ni ses principes. On ne respecte pas des principes qui ne respectent rien. On ne corrige pas ses fautes par des principes de précautions qui feront des ghettos naturels comme dans ces endroits "préservé" où des espèces déséquilibrées de protection pullulent en attendant les prélèvements de rééquilibrage nécessaires. Il y a seulement des choses auxquelles on touche qu'avec d'infinies précautions. TOUT doit être préservé !

C'est le système qui doit être mis en question, non par la violence mais par une intelligence supérieure incorruptible : celle d'un ordre naturel unique de solidarité et d'entraide populaire non-violente, créatrice d'espaces de liberté spontanée retrouvée avec une nature proche.  

La destruction de la nature ne peut que nous blesser à mort, mettre le vrai monde inaliénable en suspension temporaire, en grève de la faim et de tout désir. Ce qui nous intéresse c'est cette vérité profonde, pas une « deep ecology » d'importation mondialiste financée par des politiciens « révolutionnaires » avec l'argent du système.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire