mardi 7 juillet 2015

SOLEIL VERT (ÉNERGIE PREMIÈRE ET DÉMOCRATIE COMMERCIALE)




Le gain mécanique du couple automobile, comme toute mécanique, naît d'une perte divine, comme le fit remarquer un penseur d'éternité. La mécanisation de l'être le transforme en devenir, en dynamique de remplacement productif. L'un esclave de l'autre dans leur réciprocité égalitaire de principe, permettant par la mutualisation de forces libres, leur mutation en énergie servile.


Un faux mouvement perpétuel de fonctionnement remplace le céleste, une servo-relation productive remplace le monisme transcendant des origines, le rétrogradant de ses hautes influences et le ramenant par la violence "spirituelle" sur une terre propriétaire.

Cette immanence révolutionnaire d'apartheid, un mouvement purement social-égoïste, séparatiste. Ordre nouveau, pur libre-échangisme de marché de l'être humain. Et de pure interchangeabilité financière.



Cette humanité d'humanisme social, accouplée à la contemplation marchande de son pur plaisir existentiel, n'est plus que déphasage commercial où le besoin et sa satisfaction ne font que répondre aux désirs autonomisés de visées déconnectées de la réalité de la petite éternité humaine enchâssée dans le Grand-Tout. La chasse est ouverte au le Jardin du Bon Dieu...



Le Grand Système de Régulation Matérielle soumet la ressource, à défaut de sa source, autrefois infinie, sans pouvoir rien renouveler pour autant : simple multiplication des pains industriels de masse, miraculeux credo des insatiables appétits tabulatoires .  

C'est le Temps, dans lequel chute, comme un torrent bientôt tari, l'énergie première de l'être, joie autrefois transcendante. La complémentarité des différences essentielles d'alors, ne sont plus vécues que dans une éternité incarnée fantôme, désaxée, en roue libre, vidée de toute substance.



Cet avide produit de pseudo-remplacement nous roule dans la farine d'un monde en blanc. En fait cette éternité désincarnée ou erratique, déclassée, est progressivement transmutée en consommation existentielle industrielle "d'éternisation" sociale, dont l'image monnayée permet de récupérer l'énergie primaire, transformée en perpétuité de rapport de production- reproduction, en unité détournée de pseudo-vie calibrée. "Soleil Vert !"



Cet épuisement du monde, au sens strict, dans son évidence manichéenne, le, et nous place d'ores et déjà sous perfusion permanente : rien ne remplacera rien, tout sera retranché à tout. C'est l'évidement de l'intérieur pur et simple.

Qui, maintenant, hors un nouveau K.Dick, pour imaginer ce simulacre global à venir ? Matrix n'est qu'un simulacre posé sur un simulacre : la téléportation d'un virtuel de rêve est le dernier leurre hollywoodien à l'heure sonnée d'Ubik.




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