jeudi 24 mars 2016

FRAGMENTS 3 -- LOGOMACHIE CHOISIE






«  Il y a de fortes raisons pour supposer qu'il existe un lien entre notre volonté de progrès externe et la tristesse, l'inquiétude, le manque de contentement de la société moderne. 

(…) beaucoup de gens croient que la science a « réfuté » la religion. Ils supposent ainsi qu'à partir du moment où aucune évidence n'apparaît quand à la réalité d'une autorité spirituelle, la moralité doit être une question de choix individuel.

Alors que dans le passé, les scientifiques et les philosophes ressentaient un besoin pressant de mettre en évidence de solides fondations sur lesquelles établir des lois immuables et des vérités absolues, ce genre de recherche est aujourd'hui considérée comme futile.

Nous assistons en conséquence à un revirement complet conduisant à l'opposé, où finalement plus rien n'existe, où la réalité elle-même est remise en question. Cela ne peut mener qu'au chaos. » D. L.


Quelle est la nature de ce « revirement complet conduisant à l'opposé » de l'éternité dynamique du monde sinon celle d'un génocide spirituel de la nature et de l'être humains ? Sinon celle d'un transhumanisme négatif, où le dépassement de l'humain est retourné contre lui-même, au profit de sa propre négation comme justification scientifique d'une auto-destruction prétendument créatrice et libératrice ?

Ce chaos destructeur suicidaire s'identifie clairement comme la destruction programmée de ce qui est, dans une sorte de complot scientiste contre-nature et contre-culturel, comme illusion et théorie de compensation, de remplacement et de réparation. Complot spleenétique du mal cité en première ligne, lié comme son ombre à une société moderne ayant fait le choix du nihilisme, de la sécession et de la dissociation méthodiques – c'est à dire de la guerre civile et mondiale – , et dont les résultats récurrents trans-historiques sont les fascismes et les terrorismes de masse comme pathologie psycho-sociologique au quotidien, et tragiquement, comme horizon propagandé indépassable de la survie d'une humanité diminuée, tout autant que par ses pseudo-transcendances de remplacement, par la terreur intellectuelle des cadres contenant ces choix apocalyptiques conscients et comptables.





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