mardi 19 avril 2016

OCÉANOGRAPHIES # 1 SOFT KALI YUGA




Les Fragments étaient un contre-point, kerouaquiens, pourquoi pas, à des sentiments plus maritimes, ou non commerciaux au sens philosophique si on veut, tels qu'Eliade en parle si bien dans son Océanographie. Il serait satisfaisant de dire qu'Océanographies et Fragments font l'amour dans la tête d'une libre et appétissante sagesse naturelle, mais apaisée et même détachée absolument. Un Oui retenu par delà la tragi-comédie, comme volonté de non-puissance. Océanographies sont un Oui ouvert, une plage submergée à découvert, avec tout dépôt de la vie telle quelle, pas le dépotoir supposé des tenants logomachiques de son « latrinaire » cirque romain. Perçus sous un angle spirituel, ils sont la matière, première au sens strict, de cette mesure mère. Son Orient.








« L'argent va à ceux qui l'honorent. » Alain



Évidemment, Alain a raison. Le seul problème est de ne pas pouvoir conserver sa religion dans un monde où la financière est d’État : on est obligé de faire semblant de l'honorer, et elle voit cette simagrée du haut de son imposture, de sa dictature, du haut de son ciel moderne : son « autorité spirituelle » nous punira, Big Brother, « nous regarde. » Ou plutôt ses fonctionnaires, ses factionnaires. Pour que son monde technicien fonctionne, il lui faut quelque chose, à cette idole, – paradoxe ! – dont elle ne reconnaît pas l'existence : notre âme, notre conscience, notre cœur.

Ces gens-là, qui n'ont plus tout ça, ne sont plus des gens. Nés pour diriger, formés et vivant entre eux, ils sont nés handicapés sévères : graves, ils vivent mal, pensent mal, fabriquent le mal et finissent mal. Il faut avoir la charité bien ordonnée de dire leur vérité, celle qui n'est pas bonne à entendre, au sens de comprendre. La vérité est qu'ils sont loin des gens, très loin des gens, loin des yeux et du cœur, ce qui leur permet de juger l'humanité citoyenne positive et libre, ou aspirant à l'être dans un besoin fondamental éternel nié, comme une pure trahison du devoir d'obéissance qui leur est dû à eux, « trahison » tellement éloignée, ici-bas, de leurs intérêts magistraux, qu'ils imaginent supérieurs et non négociables.

A cette distance-là de la réalité humaine, ils croient comme des martiens, pensent, et légifèrent, martiaux, en son nom – pour son bien. Si loin de la réalité, dont ils se réclament, du côté fantasmé de la leur, la supérieure matérielle avec monopole légal de la violence pour asseoir son décor imaginaire et obligatoire au beau milieu d'un réel établi comme un comptoir colonial dans les têtes. Pour s'asseoir sur elle, comme sur un meuble, puisque tout n'est qu'un jeu de dupes et de vitesse sur sa prétendue mobilité adaptative, évolutive, progressiste, productive.

« Tout est permis » pensent les financiers de droit divin, tous les coups (…) pour le pouvoir et l'argent, nommés respectivement intérêts du pays, finance ou économie, à cette altitude de vérité raréfiée et réservée. L'argument suprême étant la « mondialisation » de la pratique nommée logique de marché, concert des nations, commerce international, concurrence, besoin d'investisseurs, retard et sous-développement du pays, productivité (…). Le politique, à les croire, comme l'économie, n'ont pas d'autre définition que celle de la guerre, ni d'autre raison, ni d'autre nature, ni d'autre fin : la puissance illimitée pour pouvoir le plus possible être ce que l'on est – agents consentants et même héroïques de cette idéologie et de ces pratiques. Non seulement il faut collaborer à cette négation historique de la nature humaine, mais il faut remercier ces messieurs du mal qu'ils se donnent et surtout, nous donnent.

Ils n'ont pas, croient-ils, de comptes à rendre : le secret des affaires, en effet, rend pour le moins difficile, incertaine et contre-productive cette comptabilité-là, opaque comme les vitres teintées de leur voitures ou de leurs lunettes. Pas de valeur autre qui compte pour eux et leur système que les leurs, au chaud pour l'hiver à venir de leurs « mesures », en paradis artificiels. Toute forme d'humanité est en effet choquante, manque à gagner, déloyale, dérogeante, insécure et contre-productive à tous les termes, surtout le court. Quoi de mieux ficelé qu'un plan comptable, ce magnifique permis de trahir et de tuer ?

Ils trahissent, ils haïssent, bien sûrs, mais comme de bons agents doubles (…), peuvent-ils faire autrement ? On t-ils le choix, ces nouveaux aristocrates-serviteurs d'intérêts de haut vol ? Cette basse-cuisine n'est que banale, normale, frottée de réalité – la plus forte, surtout en odeur. Ils n'ont pas peur, eux, de se salir les mains pour faire le boulot que les autres ne veulent pas faire : n'est pas un héros qui veut, si on n'est pas prêt à tout pour être efficace. Nimier parla bien de cette collusion idéale, toujours célébrée par Hollywood, de l'homme d'affaire et du gangster, du bankster d'aujourd'hui (…) On ne peut plus qu'applaudir, désormais : le monde a changé, interverti les modèles en douce. Les durs-à-cuire vont le refaire à leur sauce pimentée ! Rien du tout n'est trop tard pour eux, curieusement.

Ils n'ont pas le choix, ces héros modernes : ils sont contraints, une fois passé du côté qui corrompt absolument. Pour avoir des contrats, il faut en passer, passer par là, et au passage, fustiger, ridiculiser ou terroriser, quand on ne peut pas les acheter, ceux qui veulent changer le monde des affaires, l'assainir, l'humaniser, avec leurs opérations mains propres (…), ou respecter les lois sans les détourner. Non. Ce qu'il faut changer, c'est le monde des non-affaires, tout ce qui n'est pas encore de marché, pas encore privé. Là on peut cogner. Le seul réalisme qui vaille est la violence, et plus c'est violent, plus c'est vrai ! A les écouter, dans « le monde impitoyable dans lequel nous vivons », pour vivre, être, agir, être pris en compte et respecté, il faut en passer par là : fini le bon temps des gens heureux, payés à ne rien faire qui rapporte un maximum pour un minimum d'investissement, assimilé à de l'anarchie et du privilège, dont ils ont, désormais, avec leurs méthodes, acquis, conquis le monopole et les brevets d'exploitation. De la Saint Barthélémy à la Saint Valentin, le chemin finalement, fut court.

Le pouvoir, son exercice ? Monter les gens les uns contre les autres : les morts sur le champ de bataille, gueule ouverte, offrant naturellement leurs plus belles dents en or, il n'y a qu'à se baisser. Plus que des idées donc, plus ou moins rentables, profitables. Remplacés, les idéaux, trop lointains. Les détours… Non, il ne faut plus que des désir de démocratie commerciale directe. Du désir pur et simple contre la réalité, prendre celui-ci pour elle, tant pis pour la facture : on recommencera sans fin, esclaves trop tard « affranchis ».

Tout tout de suite, toujours plus que tout, toujours plus vite. Des idées pures, comme dans la publicité ou la propagande, de l'idéel à modéliser, à « mettre en œuvre ». Images mentales et sentimentales qui détruisent tout : les structures contre l'instinct d'humanité, contre l'instinct de vie. La raison pure, défaisant le monde au nom d'un prétendu principe de fonctionnement aussi irréaliste qu'irrationnel, comme si l'être de l'humanité n'était qu'une machine à régler une fois pour toute ou à chaque seconde, ce qui revient à la même chosification. Une machine à désirer, à vivre, une machine à rêves.

Le cerveau plutôt que le cœur, là où loge la trahison de Winston dans 1984, le ver, partant de la foi idéologique en l'homme pour le mener à sa perte pure, logique. Une machine à penser ferait l'affaire, mais elle ne la fait pas : il y a l'inconnu, l'enfoui, ce qui se cache, l'ombre de la lumière humaine, spectre suspect, caché au fond de la démocratie de carton-pâte. L'humanité finalement défie encore et toujours l'humanisme matérialiste des deux mains. Avec son désordre humain véritable, accompli en soi et sur soi, comme moyen heureux de sa transcendance au, et avec le monde et l'univers comme milieu naturel et surnaturel. Catastrophe ! Les gens heureux n'ont pas besoin de besoins, de désirs, de rêves, ils n'ont que des idéaux intérieurs (…) C'est une hantise de la trahison : ce moyen heureux est l'humain lui-même, dans sa part divine renouvelée à chaque génération, sans rupture de continuité, non dans les changements, nécessaires ou pas, mais dans ses aventures et voies de confirmation, de vérification, autant vitales que de destination finale pleine et entière.

Nous n'aurions besoin que d'argent, cet Omni-Médiateur, nous n'aurions besoin que de faire de l'argent avec de l'argent, que du nombre pur, du nombre d'or du rendement financier, de sa règle d'or, et de sa prêtrise grise. D'un arbitre raisonnable « entre nos désirs, nos avoirs et nos dettes ». Infaillibilité du système, assurée par la logique pure et dure de l'efficience en soi, kantienne ou lockienne, « démocratique », et de sa sainte trinité : autorégulation, équilibre, moralité. Nous n'aurions pas vraiment le choix : l'argent ou la guerre, dont il n'est pas le nerf, mais un simple révélateur – croyez-le ! – un pur accélérateur accidentel, rien de plus, vous savez... L'argent n'est qu'un instrument, il n'instrumente personne, et s'il est une fin en soi, c'est parce c'est le plus heureux moyen, ou le moins malheureux, le plus scientifique, entre chaos et stabilité, de nos passions trop humaines, et qu'il qu'il faut le chérir pour ça, pauvres pêcheurs !

La nécessité d'une démocratie authentique ne peut s'imposer avec justice que dans la justesse d'une fin inclusive positive, maintenue ouverte et possible, face aux limites de la réalité du monde et de la vie, non le contraire : quand on part des limites, on ne fait que limiter les possibles, ce que Dieu lui-même ne fit jamais dans ses exigences les plus folles, – tout du moins tant qu'il y eut la figure d'un Christ pour décalquer celle de l'humain. Face à lui, la face du mal nécessaire, rationnel, l'oubli de cet humain comme mesure, la démesure de l'oubli au nom de la guerre de tous contre tous comme fin exclusive. Le mal le plus subtilement lourd : oublier les gens en ne les faisant, obsessionnellement, penser qu'à eux, inoubliablement, à leur désir, avoir et dette. Moi sans l'autre, impérial et paradisiaque, dans son faux quant à soi, unique dans son genre. Un soi générique, général, génétique, eugéniste, sans générosité ni gens.

Cet oubli toujours en mémoire est la racine, du côté des deux mains, du mal, son socle ancien et futur, l'unique racine des trahisons, de la trahison des élites perpétuée contre l'éternité, le nœud d'une perpétuité, d'une perpétuation, d'une perpétration jamais tranché, au contraire, ce nœud coulant est question sans réponse, puisqu'il n'y a plus personne pour y répondre et qu'elle n'est plus posée que par un processus extérieur anonyme, comme la société moderne.

Quel est ici le processus extérieur anonyme ? C'est que l'argent, de monnaie qu'il était, est devenu finance incontrôlée de droit divin, culte monothéiste en ses temples-empires. Du temps de la monnaie sonnante, Mammon, ce dieu, sans doute médiocre et malheureux dans un certain sens avaricieux trébuchant, n'était pas l'Olympe ni le Panthéon, il n'était qu'une figure tutélaire parmi d'autres de la comédie humaine, sans monopole de toute-puissance : il avait ses quartiers réservés, c'est tout. Il faisait la fierté naïve d'une bourgeoisie exemplaire qui se voulait honnêtement humaniste, au moins dans l'intention réformiste affichée ou pas, de supprimer une certaine aristocratie de droit divin pour la remplacer par une autre, apparemment plus modérée et éclairée, celle du droit du travail et de son prétendu mérite, retourné contre la noblesse du travail lui-même. Ses rejetons actuels continuent d'ailleurs d'espérer et de prêcher un bon capitalisme bien vertueux, raisonnable, moralement auto-limité et équilibré par la distance d'une « sagesse économique » de bon aloi, qui exista bien un peu chez nous, mais autrefois, ou ailleurs chez les « premiers » (sans même parler d'utopie), tout en affirmant se désolidariser des abus, de la délinquance, de la criminalité contre l'humanité du système mystico-économique qu'ils défendent comme un credo intouchable.

La réalité que leur crédulité douteuse cache derrière leurs bons et beaux principes, c'est que le monde a changé : il n'est déjà plus que mafia financière, mafia obèse d'ombre, qui se sert d'eux comme elle se sert de Dieu pour bénir ses « familles ». La différence entre bourgeoisie d'affaire (…) et mafia financière, ou capitalisme financier, est venue de la nature de la valorisation des valeurs autant que de celle des valeurs de la valorisation, déjà contenue en germe dans les principes réels du capitalisme marchand de départ, le financier n'étant que l'aboutissement moderne et industriel de son processus profond. La machine mafieuse dépasse de façon indéterminée tout ce qu'on aurait pu imaginer : elle fait l'histoire et la définit désormais comme quelque chose de total et incontrôlable, que personne ne plus ni comprendre ni arrêter dans son mouvement. Nous ne pouvons plus que suivre son mouvement de chute et d'écrasement de l'humanité et de la nature, après la période finissante de destruction de leurs valeurs – réputée pour l'instant comme révolutionnaire, pour se rassurer un peu et tenter de dormir la nuit avant la révélation à venir – , en répétant des prières automatiques, incantations de paix et de prospérité, alternées avec des supplication et sacrifices rituels de plus en plus sanglants et barbares, mais nécessaires.



  1. Le caractère spécifique du capitalisme est la recherche privilégiée de l'efficacité économique.
  2. La condition première de la maximisation de l'efficacité économique est la libération de la société civile par rapport à l’État ;
  3. Cette condition est remplie lorsqu'une aire culturelle est divisée en plusieurs unités politiques souveraines.
  4. Pour que ces virtualités donnent toutes leurs conséquences, il faut aussi que le système des valeurs se modifie au détriment des valeurs religieuses, militaires et politiques, et que les besoins soient libérés.
  5. Seul l'Occident a connu une évolution qui a tendu à remplir toutes ces conditions : l'ordre féodal issu de la décadence des provinces occidentales de l'Empire romain ignorait les échanges ; lorsque ceux-ci ont réapparu, ils ont produit un être original : le bourgeois, voué aux tâches économiques et démuni de toute légitimité. L'absence d'un ordre politique européen a entraîné l'anarchie de marché et l'impossibilité de créer un ordre économique. La dévalorisation des fonctions religieuses, politiques et militaires a concentré les énergies sur les activités économiques. Enfin la destruction des genres de vie à libéré les besoins et produit le consommateur moderne.




Pour « produire le consommateur moderne », il a donc fallu détruire les valeurs culturelles existantes, celles que leur disparition historique jette et rejette dans l'obscurantisme d'un passé simplement autre ou différent de la pseudo-culture capitaliste, comme ennemies du « progrès » du même nom, défini pour et à la place des gens eux-mêmes, par le système, comme une sorte de dieu de remplacement, de panacée universelle. Mais quel système de valeurs propose donc le capitalisme ? Un progrès humain ? et si oui, de quel type, par delà la satisfaction apparente et revendiquée des besoins primaires par une société de consommation fantasmée comme un rêve paradisiaque, hédoniste, comme récompense bien méritée du dur labeur et souvent des sacrifices ascétiques de producteur ? Comme un paradis terrestre réalisé ?

Voici la réponse du système :

« Or, il n'y a a pas de besoins naturels ou élémentaires. Sont élémentaires les besoins considérés tels dans une société donnée (…) Même la simple satisfaction des besoins élémentaires est susceptible de prendre une infinité de formes, étant donné que, jusqu'à présent, aucune collectivité ne s'est contentée d'avaler simplement des calories. Par conséquent, plus une société diversifie et multiplie les biens qui peuvent être l'objet du désir, plus les besoins, illimités par nature, puisqu'ils sont limités par la culture, s'accroissent. (…) la raison profonde pour laquelle le système industriel a trouvé les travailleurs qu'il lui fallait, est la libération des besoins. (…) la logique profonde du système (…) [est] la production de consommateurs de plus en plus nombreux et de plus en plus prospères. Étant entendu que la libération des besoins repousse toujours plus loin le point de satisfaction et accroît parallèlement l'insatisfaction.(…) La genèse des besoins dans le capitalisme occidental s'identifie donc à la dissolution des genres de vie traditionnels (…) [et à la fabrication] d'un consommateur élastique, capable d'absorber toutes les nouveautés.

(…) le changement est devenu lui-même une valeur. (…) l'obsolescence des objets, des biens, des institutions, des idées… ne cesse de s'accélérer et est perçu comme comme un progrès. (…) la société capitaliste [a] réussi à produire en nombre croissant des individus qui s’adaptent moralement à un mode de vie, dont le rythme haletant découle de l'absence de rythme profond. (…) les désirs ne sont pas enraciné dans la nature humaine, mais simplement déterminés par les désirs des autres : ils sont infinis par nature. (…) cette idéologie (…) entraîne le développement constant de la production. (…) à partir d'un certain seuil, le pluralisme culturel est irréversible et se nourrit de lui-même. »

Rien d'autre : pas de nature humaine, pas d'histoire extérieure ou intérieure, d'accomplissement, de réalisation, de réalité, encore moins de vérité, pas d'être, que de l'avoir ou du débit, pas de finalité, pas de valeurs, pas d'idéal, rien qu'un relativisme matériel, système social planétaire anonyme qui s'auto-adapte, produit et reproduit, s'auto-survit comme existant et sur-existant, pas de personne, pas de développement spirituel, artistique, pas de cosmos, pas d'humanité ni de divinité unitives, pas de science non-alignée sur les principes, juste un jeu de miroirs en trompe-l’œil, offrant un infini fabriqué d'indéfinité et de virtualité pure à partir de l'exploitation maximale de toute ressource quelle qu'elle soit : elle finira figée, normalisée, stabilisée et réorientée dans le grand mouvement d’horlogerie de la Matrice Économique, avec ses cycles de naissance-mort-renaissance, sortis enfin du temps et de l'espace premiers, avec une seule fonction globale : produire et reproduire le même dans le différent, dans l'autre-même-moi-moule. Rien. Nihil. Nada.

Une fonctionnalité pure de rouages et de rouerie. Renvoi absolu au vide moteur de vie et de mort, mais pour se remplir les poches, sans axe, boussole ni assise, sans assiette, ni stabilité ni verticalité : un pur mouvement horizontal objectif, circulaire, séparé, en orbite autour de lui-même. Un astre mort. Un ramassis, un synthèse, un vestige, une reconstruction, une reconstitution, un si précieux pluralisme culturel de matière première et dernière, finie, recyclage permanent, une anthropophagie culturelle jouissive, auto-dévoration cultuelle noire, mais blanchie. Soft Kali Yuga. Un précipité de néant. Bravo l'Alchimiste ! A la vôtre !










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