mardi 2 août 2016

FORGET ME NOT # 1 REMEMBER ! MERCY !








Aux victimes, de toutes religions, y compris l'étatique, du terrorisme, dit islamique.



« Forget me not,
c'est comme ça qu'on appelle
le myosotis en anglais :
rappelle toi-de moi. »


***

« Je n'aime pas le mot tolérance, mais je n'en trouve pas de meilleur. La tolérance peut impliquer la supposition que la foi d'un autre est inférieure à la nôtre. (…) Si nous étions parvenus à la pleine vision de la Vérité, nous ne serions plus des chercheurs, nous serions devenus un avec Dieu (…) car la Vérité est Dieu.

(…) Or si nous sommes nous-mêmes imparfaits, la religion telle que nous la concevons doit être imparfaite aussi. (…) Le respect que nous éprouvons pour les autres fois ne doit pas nous empêcher d'en voir les défauts. Nous devons être intensément conscients des défauts de notre propre foi, et pourtant ne pas l'abandonner pour cette raison (…) Si nous considérions sans partialité toutes les religions, non seulement nous n'hésiterions pas à mêler à la nôtre tous les caractères désirables des autres, mais nous estimerions que c'est pour nous un devoir (…)

Chacun a raison de son propre point de vue, mais il n'est pas impossible que tout le monde ait tort. »

GANDHI, LETTRES À L'ÂSHRAM


***






Je me rappelle de toi, l'Indienne Hindou-Bouddhiste, les larmes me coulent des yeux, parce que ton romantisme était une religion éternelle, non platonicienne, du bien, du beau et du juste, venue d'Orient extrême par l'Anglais, mariée à l'Occitan Cathare, au Juif Errant de Sagesse, à l'Arabe Solaire, à un Christ Musulman, au Slave Orthodoxe. And so on.

Tu m'as donné un morceau ton romantisme christique universel en héritage, mon enfance y a versé un Chamanisme spontané, Païen Gréco-Celtique sauvage, libre, mystérieux, intrépide et nietzschéen pour le régénérer au milieu du mal, lui donner la force féminine suprême de se battre au spirituel avec l'intuition fulgurante d'un guerrier de chevalerie d'une Mancha Hispanique en bandoulière.

Souvenir éternel de toi. Dans ce tombeau triste et mélancolique de poésie Anglaise. Mercy de tes visites dans mon cœur émietté et mon âme en peine de ces temps maudits de modernité fascinée, malade de barbarie infantile et sénile. Mercy de ta force imprenable et du panache de feu de ton Absolue Pitié , de ta souffrance infinie, mais pudique, de ton sacrifice. Mercy de ta noblesse obligeante, hugolienne.

Mercy pour les âmes-sœurs que tu envoies à la mienne du haut de ta haute solitude. Jamais nous n'oublierons vos cris dans les noirs  bûchers des vanités. Jamais je n'oublierai les tiens, muets, en forme de sentences ou de paraboles descendues en rappel de l'échelle de Jacob. Ni ton ouverture absolue au monde relatif.

Honneur à ta vision interdite, honneur à tes sentiments crucifiés par la bêtise cruelle d'un monde en ruine. Mercy pour le bébé maintenu à bras tendus hors du bain, dans la fraternité la plus tendre et sévère.
Mercy pour tes larmes. Mercy pour tes colères. Nous ne savions pas que la vérité éternelle, comme la mémoire, est mortelle.

Je me souviens ! 
Donc je suis ! 
Remember ! 
Mercy !









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