mardi 6 septembre 2016

ACTION




Et lorsque nous apprenons à mieux nous réjouir, c'est alors que nous désapprenons de faire du mal aux autres et d'inventer des douleurs.

 

                                                              Nietzsche






Il ne faut ferrailler ni avec les maître du fer ou de l'or, ni avec les traîtres. Ne pas se perdre dans des polémiques intellectuellement truquées. Remember K. Dick à propos du futur – point barre. Rester fidèle à quelques vérités de base, comme le paysan s'accroche à sa terre, comme une bête, et préfère y mourir, seul dans son coin, mais debout. Résister c'est être ce que l'on est sans concession ni violence d'aucune sorte. Comme l'arbre qui persiste et signe autant par les bouquets de ses poussées supérieures que par l'enracinement le plus absolu et profond.

Cette poignée de vérités vitales éternelles qui seront toujours le patrimoine inaliénable d'une humanité accomplie et augmentée sans l'aide d'aucune illusion post-humaniste, qui en aucune circonstance ne peut être remise en question : l'humanité est une réponse, pas son absence, présence en acte et en être. Cet être-là n'a pas besoin de théorie des ensembles, c'est une qualité, pas un objet. Qualité définitive de l'être, partagée avec tout le vivant, à n'importe quel niveau donné, pas construit, sans nulle hiérarchie extérieure plaquée par l'esprit de système.

Que l'esprit de cette qualité universelle concrète, matérielle, incarnée, exprimée soit méthodiquement partout remis en question par une bande organisée au niveau mondial de criminels intellectuels est un fait sans importance véritable, au fond : les nazis n'ont pas gagné la guerre commencée en 14 : pour ceux qui continuent à les combattre, l'important n'est pas de la gagner, mais de ne pas la perdre, de ne pas se perdre, de ne pas tout perdre. Perdre la vie est un moindre mal : il n'y a pas de vie sans être, il n'y a que le vide du mal, bien en dessous de la vie animale, qu'il ne sait que salir.

Ce qu'il faut dire à ceux qui ont peur, c'est qu'il n'y a rien à vivre dans l'esclavage, sinon le mal, la maladie et le malheur de n'être plus qu'un avoir en banque. La vie n'est pas jouissance, c'est une réjouissance qui se transmet librement. Et à ceux qui n'ont pas peur : on ne se bat pas pour avoir raison, mais par obligation pure, sans contrainte. Donner n'est pas une contrainte, c'est un honneur, un bonheur, une liberté suprêmes : il faut plaindre ceux qui en sont privés par un système purement marchand. Ne pas pouvoir donner, c'est ne rien avoir, ni en soi ni hors de soi.

Cet état d'esprit – et non cet esprit étatique – dont les meilleurs d'entre nous (...) ont toujours montré qu'il n'était fait que d'obligations, de respects et de combatsrespect fondamental vital qui définira toujours l'honneur ordinaire ou extraordinaire, comme l'ont vu les meilleurs d'entre nous (...), qui le coiffe infiniment en chacun. Ne rien lâcher, ni sur sa vérité, ni sur celle de l'autre en les rendant une, les tenir ensemble, augmentées en valeur humaine ajoutée, travail et combat tout à fait suffisants pour faire face à toute « circonstance », de la vie à la mort. Le reste est mensonge officiel ou non-officiel, et lâcheté collatérale.













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