vendredi 20 janvier 2017

SUR LE FÉMINISME # 1




" (...) cette chose terrifiante qu'est la respectabilité, si bien cultivée par l'homme; or, être respectable, c'est suivre une morale basée sur des critères qui sont, en réalité, fondamentalement immoraux."          


                                                         J.  KRISHNAMURTI






La sexualité – dont le sens va bien au-delà du sexe – , au contraire du genre, est l'un des derniers espace privé de liberté dans lequel une humanité aliénée puisse, l'instant d'un soupir (…) qui n'est évidemment pas seulement physique mais aussi spirituel, retrouver une innocence perdue et un ressourcement reliant et régénérateur – face à l'horreur du monde des puissances qui la contrôlent – depuis le début, dans les sociétés étatisées.

Puisque ces puissances ont mis l'humanité en esclavage pour être, et en quelque sorte la remplacer dans son essence positive. Il était donc parfaitement logique que ces puissances fassent tout – et elle y ont partiellement réussi, là comme ailleurs, pour la convertir à leur violence – d'abord psychologique : celle de l'éternel esclavage, celle du maître et de l'esclave.

Mais cet espace préservé, source de la famille, comme il y a une nature préservée, est aussi un enjeu de pouvoir, par delà celui de la puissance, puisqu'il est le lieu de reproduction conforme, à travers la famille conjugale conforme d'une humanité de système et non de famille élargie, où les rôles de pouvoir ou leur distribution doivent être initiés puis contrôlés. La bonne marche d'une humanité d'élevage dans un monde bien « maîtrisé » est à ce prix : tout doit être défini à sa place jusqu'au moindre détail, pour éviter la perte et la perte d'un temps précieux pour la production d'une puissance sociale négative, établie contre les valeurs de la personne, illimitée.

L'un des aspects les plus oubliés et méconnus de la condition des femmes – et encore aujourd'hui – est leur statut de mineures éternelles, lié à leur rôle « d'auxiliaire familiale » d'un côté. Le terme « d'auxiliaire », employé à dessein ici, a quelque chose de tragi-comique dans le sens où il exprime un rôle essentiel non reconnu, qui n'a pas fini de révolter celles qui subissent la loi tacite de sa fonction socio-économique cachée. Pour estimer la dimension du travail effectué par ces « auxiliaires » traditionnelles et modernes, il suffit de voir le nombre d'emplois que le travail progressif des femmes a permis de dégager pour les remplacer, justement dans cette « fonction », "économiquement libérée".

Le statut éternel ou universel de mineures pour les femmes, en général et en « genre », est lié à tellement de domaines qu'il est bien difficile d'en discerner les tenants et aboutissants dans leur totalité. Nous regardons, quant à nous, au fil des détours de la pensée, ce qui est, plus que ce qui fut, comme étant simplement la source éternelle de ce statut minoré et rabaissé, malgré tous les discours sur les "droits" (...), ou les lois alibi.

Les contraintes liées à la mise au monde et à « l'élevage » des « petits » sont à la fois spécifiques et universelles, et représentent – au maximum idéal de leurs réponses – un art rare, un travail et un dévouement si immenses que n'importe quel juste « salaire » de la peine "dépensée", renverserait sans doute le système salarial le mieux établi au monde. Premier esclavage donc, même si encore largement « consenti », basé sur une vocation naturelle abusivement socialisée dans un sens. Il est la base essentielle, physique et morale de la fondation de l'humain dans l'un de ses équilibres vitaux et métaphysiques essentiels, mais nié et réduit à une caricature familiale.

Non seulement cette sorte de vocation, au sens positif, n'est pas reconnue dans son importance totale, mais elle est exploitée de la pire façon, de manière traditionnellement universelle, sauf exception dans les cultures sans doute les moins matérialistes – apparemment de plus en plus raréfiées et ridiculisées.

Les matérialismes ne laissent la parole ni la décision aux plus laborieux, aux plus dévoués, aux plus essentiels : ce sont des systèmes de spéculation pure et de colonisation à outrance. Ce premier esclavage féminin est absolument économique et n'a rien à voir avec les diverses idéologies politico-religieuses qui le justifient a posteriori, au passé, au présent et pour l'avenir, dans ce qui constitue à nos yeux, notre civilisation, donc « la meilleure ». Ni donc, avec celles qui prétendent le supprimer en prenant le pouvoir intellectuel.

On peut développer l'aspect économique de l'exploitation des femmes dans tous les sens, à tous les niveaux, dans tous les domaines, puisqu'elle les touche tous, de notre enfance à notre mort : en général, nous sommes tous faits, satisfaits, assistés et soignés et enterrés par des femmes, dont le rôle universel est inversement proportionnel à leur statut conjugal, familial, professionnel, social, politique et culturel.

Mais il est évident que des esclaves, domestiques d'abord, ne peuvent prétendre à aucun pouvoir – ce qui n'est d'ailleurs pas forcément une mauvaise chose en soi : il n'est pas du tout acquis que l'exercice de ce pouvoir dans ce qu'il peut avoir de sale les libérera définitivement de l'esclavage. Il se peut qu'elles ne se voient libérées d'un esclavage domestico-familial que pour en connaître un plus dur encore, au niveau d'un marché qui ne peut que détruire leur culture propre de femmes et de mères, détruire la dignité de leur féminité pleine, et non pas « spécifique » – qui ne fut peut-être, paradoxalement, un peu reconnue qu'à certaines époques du Moyen-Âge, avec, par exemple des cultures d'amour courtois. Mais ceci est un autre débat.

Esclavage et pouvoir sexuel ou de genre. Pouvoir qui n'est pas seulement basé sur les séparations des élites et du peuple ou des hommes et des femmes, mais aussi, d'abord et surtout entre maîtres et esclaves – depuis les origines des temps, sous quasiment toutes les civilisations – excepté les plus spirituelles (Grecs, Celtes… en Occident.)

Le propre de l'esclave n'est pas de ne pas être au pouvoir, de ne pas être maître : il est de ne pas être libre, soi-même, de sa nature et de ses aspirations, d'être dépendant, à tous niveaux, de l'autre. 

La réalité première de ce monde, disait Camus, consiste d'abord en ses institutions. Établies ou implicites, écrites ou non, elles valident, enracinent et perpétuent la hiérarchie des dépendances responsables de l'ordre social. La recherche d'une égalité de pouvoir, en ce sens, est un suicide plus collectif encore que le sexisme masculin comme instrument ancien usé par les abus et la corruption inhérente à tout pouvoir.

A ce niveau, il est paradoxal de noter certaines ambiguïtés dans cet ordre, parfois exprimées de façon tout à fait populaire. Dans le Blues, par exemple, il est fait allusion de façon récurrente et plaintive, au patron et à la femme en termes interchangeables masqués, alors que l'homme, par une sorte de convention d'évidence difficile à nier, est censé dominer partout la femme.

Il faut dire que notre système est très intelligent, qu'il couvre et perpétue l'esclavage sous une forme contractuelle mutuelle, légale et même respectable. Que le pouvoir de l'humain sur l'humain est gravé dans les têtes et les cœurs au niveau d'obligations morales enracinées dès le bas-âge. Tout commence à l'école, comme on dit. Ainsi, amour, respect, partage, fraternité, responsabilité ou respectabilité sont socialement ritualisés par des postures et des formules bien connues, plus liées aux images encadrées et convenues que nous en donnons à nos propres yeux publics ou privés, qu'aux réalité pratiques que nous vivons – à part – au quotidien en public, en entreprise, entre amis ou « à la maison ». Vous savez, ces impitoyables réalités coulissières du théâtre de nos vies.

Nous savons tous que le pouvoir sur l'humain, source de toutes les satisfactions dans notre système de domination, est ce qu'il y a de plus important dans nos vies, surtout pour l'immense majorité d'esclaves que nous sommes si discrètement devenus .

Ce système n'est pas à proprement parler un système d'esclaves à l'antique, c'est un système d'esclavage moderne, ou la vie de tout le monde dépend de celle de tout le monde tellement plus "qu'avant". Système de liens qui entravent et obligent absolument, codifié et réglé comme papier à musique pour l'harmonie d'ensemble : celle d'un commerce et d'une l'industrie révolutionnaires, illimités.

Dans un tel système politique, tout rôle est éminemment économique – surtout celui qui n'a pas de statut ou un statut non reconnu : on en fait ce que l'on veut, au gré des calculs et des contraintes. L'économie souterraine tacite, sur-productive et sur-exploitée est le négatif vrai de l'image donnée : ceux qui n'existent pas sont bons à tout, quasi-gratuitement. Pour les femmes (et beaucoup d'autres) : deuxième esclavage, celui de l'image conforme épuisante à laquelle se soumettre pour survivre.

Sans développer plus loin les rouages du système des systèmes, celui de l'argent-roi – puisqu'il les domine tous dans l'espace et le temps, pour l'instant et depuis pas mal de temps déjà, on voit bien, si on élargit sur les enfants et le travail des enfants, notamment – qui a reculé chez nous pour apparemment se développer dans les pays « en retard de développement », à partir de quel niveau le statut des personnes humaines est établi, par le pouvoir du système de puissance dominante, pour assurer un certain type de survie des sociétés qui le constituent et le renforcent, et de ce qu'on peut appeler  une humanité en expansion – dont la moitié est constituée de femmes, et le reste de pas mal d'enfants.

A ce niveau de réflexion, nous ferons une remarque : aussi bien pour les anciens « nègres » des marchés aux esclaves (ressemblant tant d'ailleurs  à ceux aux bestiaux), que pour le "statut" des femmes et des enfants, un point de dénomination commun  est celui de minorité légale et non pas sociale – comme il est à la mode de le dire,  puisqu'ils peuvent être même majoritaires – Ils ont tous été, sont encore, et seront toujours demain, des incapables juridiques, à l'image d'« handicapés » sous tutelle étatique, patronale, familiale ou autre, comme parfois la religieuse, sous certains cieux bien encadrés

Tous se sont révoltés, parfois ultra-violemment, un jour, tous cherchent et obtiennent un statut évolutif et émancipateur, permettant des améliorations sectorielles chèrement arrachées, qui les lient toujours plus au système dans une dépendance malsaine privilégiée, quasi-incestueuses, dans un sens.


Forêts, sols et sous-sols, océans, (…) animaux, peuples primitifs, femmes, enfants, familles font – qu'on le reconnaisse ou non – partie des ressources naturelles exploitables par les systèmes économiques en général, depuis les débuts d'un certain monde organisé, notamment urbain, commercial et industriel – chacun de ces tristes systèmes travaillé avec l'âpreté du réalisme propre à son idéologie de survie – elle-même source de conflits divers et infinis, dont la guerre des sexes, au final, ou celle des générationsde plus en plus violente, pour donner des exemples moins flagrants que celui des guerres ethniques, coloniales ou économiques.

Pourquoi aller chercher ailleurs les sources de ces conflits, et notamment du sexuel ou de genre, et des esclavages, auxquels ils aboutissent inévitablement ? Toute réalité est de nature, même dénaturée, mais toute vérité est équi-libre, équité et liberté.

On peut toujours invoquer des principes : comme ils ne sont pas appliqués pour les raisons décrites plus haut, à savoir une économie coupée de l'humain et de la liberté, séparée aussi, évidemment -- puisque c'est un tout -- du respect général de la nature, et qu'ils ne vont pas, dès le départ, dans le sens d'une limitation intelligente de besoins de base -- à déconnecter absolument des désirs et volontés de puissance, il faut recourir à la force, à la...violence, dite légale.

La force de la loi est invoquée comme rendue « nécessaire » par cette situation. En désespoir de cause, c'est utiliser la force contre la force, ce qui ne résout rien. La force de la loi s'oppose à la loi de la force, en utilisant cette même force, en la soumettant à une autorité légitime, légale – sans parvenir jamais à en faire disparaître l'arbitraire qui lui est intrinsèquement lié.

On peut même se demander si ce monopole de la violence n'aiguise pas les appétits de ceux qu'il combat autant que ceux qui en « bénéficient ». Il peut se privatiser (...) Ici le désespoir est la cause du désespoir de cause... A qui se vendre pour pouvoir racheter sa liberté ? Il n'y a ni vérité ni dignité dans le désespoir de l'esclavage, pas plus en logique qu'en économie. L'esclavage est d'abord et essentiellement ce désespoir-là -- que nous n'avons pas à partager : il est trop lié à celui des maîtres...

Faire respecter par la force un principe n'est pas l'appliquer, c'est le forcer, le dénaturer : on connaît les arguments de maîtres, leurs bonnes raisons ou leurs bons sentiments. Il faut donc d'abord se demander ce qu'est le principe de liberté. Non celui des libertés citoyennes, mais celui de la liberté des personnes en soi -- qui font les citoyens.

Nous prenons les Droits de l'homme comme une fin alors qu'ils ne peuvent être qu'un moyen et un début. La personne n'est pas une objet analytique individuel. Déconnecter la liberté de la sa nature profonde est une erreur : elle lui donne un sens, infiniment plus loin que le droit – quel qu'il soit, et qu'elle confirme, s'il est juste, ce droit, qui n'est qu'un outil pratique, utile ou inutile.

Mais cette justesse-justice a pour critère la personne vivante, sociale, laborieuse ou amoureuse, familiale ou ethnique (…)  : que vient faire le sexe en tant que genre social dans la liberté naturelle de cette personne ?

Ce n'est pas le social qui fait la personne ou l'économique ou le culturel : cette personne est aussi donnée, naturellement ordonnée. Le social ne fait trop souvent qu'un individu séparé de cette réalité. La preuve : il transforme le sexe en dialectique du maître et de l'esclave intégrés dans son système "parfait", comme tout ce qu'il touche d'ailleurs, en nous aveuglant d'illusions magiques, mais tragiques.

Le social vrai doit partir de la personne et non de la société de système, pour construire une socialité libre dans les limites ouvertes où la vie et la survie de chacun ne dépendraient pas de celle de l'autre d'abord, mais de son travail et de sa volonté propre – ni collectivisée, ni privatisée.

Le cœur du social, le familial, et le cœur du familial, le féminin comme matrice sociale, ne peut ni ne doit être enfermé dans des structures d'exploitation et de contrôle de la richesse de son indispensable apport créatif, et pas seulement reproductif : le vrai social doit s'organiser autour du féminin, librement, par coopération et association libre et responsable, naturellement garantie par les liens amoureux et familiaux, et non pas, illusoirement, par les lois d'un système basé sur sa colonisation ou sur une traite légale administrée des ressources de chacun.

La demande ou la recherche d'égalité sociale, juridique ou idéologique (…) entre hommes et femmes, ou demain entre parents et enfants (…), est légitime dans le sens d'égalité dans la liberté de la personne humaine à être ce qu'elle est dans sa nature et ses aspirations naturelles, mais le social, le juridique ou l'idéologique (…) n'ont rien à voir avec cette égalité-là, en réalité : ils ne peuvent que garantir théoriquement ce qui peut être -- ironiquement, absolument absent dans la pratique d'un système non-conforme à un principe d'approfondissement créatif des droits naturels positifs de la personne humaine.

Ainsi, sous prétexte d'être extérieurement imposé par la force à ceux qui le refusent, ce principe impératif d'approfondissement du droit de la personne en tant que telle, est détourné depuis le début vers des statuts conditionnels catégoriels autonomes ou particuliers, égoïstes et criminels, au lieu de renvoyer à la personne elle-même dans son unicité unificatrice libre et naturelle – qui devrait être la source même du droit de chacun dans sa socialité.

Ici, comme ailleurs, la soit-disant réparation du mal ou de l'oppression sociale commence et finit par un viol de conscience et de liberté physique d'être ce que l'on est, de nature et de volonté, dans une société respectueuse de cette réalité première, sinon quel est le sens de cette société ?

C'est pourquoi, cette demande d'égalité – ici comme ailleurs – doit être assortie d'une précision de liberté personnelle effective inaliénable, permettant de baser ce droit sur une réalité humaine authentique et reconnue comme telle, au lieu de reconnaître le statut générique d'un ayant droit théorique qui devra se battre, sans certitude de résultat, contre un monde hostile, non réduit à un minimum de respect, pour faire reconnaître pratiquement, peut-être encore, son droit PARADOXAL d'exister, puis d'être libre d'être ce qu'il est, alors qu'il s'agirait d'aider à l'appliquer d'abord et seulement, au lieu de le... chercher !

C'est pourquoi enfin, cette précision de liberté personnelle effective inaliénable doit être, préalablement, socialement acquise pour ne pas avoir, en plus de la reconnaissance de la personne humaine en tant que telle, dans ses dimension essentielles, à acquérir seulement le droit incertain de porter une demande de reconnaissance d'égalité de liberté personnelle contre une pratique collective imposée par le fait même de l'absence ô combien productive de cette précision qui devrait être supposée acquise dans toute revendication, de ce fait-même, rendue absurde et ridicule, d'égalité.

Ce raisonnement a l'avantage de ne pas spécialiser l'égalité juridique et de décloisonner la personne humaine – qui ne peut se découper en morceaux de droits, étant une intégrité – de la faire sortir des catégories analytiques enfermant son être dans des rôles, des situations et des statuts préfabriqués par un système sans rapport réel avec une vie et des souffrances volontairement ignorées, et au final sans lien avec ses qualités essentielles réelles particulières positives, quelle que soit cette personne.

Ainsi, enfin, la singularité de chaque personne humaine, « sans distinction », doit-elle lui appartenir en propre par principe – autant que l'intégralité et l'intégrité positives de son corps et de ce qu'on peut approximativement nommer son esprit – et non à un groupe, ou une catégorie majoritaire, générale, minoritaire ou spécifique.

Là est le point précis où l'idéologie (et non le combat) féministe est sorti de la vérité humaine de la réalité qui aurait pu la soutenir (s'ils n'étaient pas évidemment antagonistes), mais qu'elle combat malheureusement, sans le savoir, par voie de conséquence, aux côtés d'un système qu'elle rejette violemment et aveuglément par ailleurs, exactement comme le pouvoir lui-même combat la liberté, au lieu de  ramener celui-ci en douceur à la vérité cachée de sa raison d'exister -- comme  le pêcheur patient ramène un poisson carnassier géant.

La véritable et oubliée raison d'exister de ce système, consenti par la force, où nous survivons étant, plus que la survie superficielle et inutile de tous – justement – d'abord de donner sens à une société ainsi organisée – puisqu'il est là, ce système – et de faire reculer ses barbaries spécifiques ou spécialisées, par des méthodes désolidarisées de la violence pure, quelle qu'elle soit, du mensonge et des  horreurs toujours inédites qu'engendre inévitablement cette violence, au profits de ses manipulateurs d'altitude technocratiques de pouvoir, contre la liberté humaine dans son ensemble inclusif

 Malheureusement, pour l'instant, le système établi est le contraire autorisé du recul de ces barbaries : il les cultive au nom de la morale productive et reproductive et n'a pas réussi à dépasser la misère endémique de ses minables et cruels « moyens ». Il n'a progressé que dans le leurre spectaculaire de luttes « sectorielles » contre-nature et désespérantes, passant par ses fourches caudines juridiques d'airain romain, plantées au cœur saignant d'un humain dé-sexué et stérilisé– au lieu d'accoucher d'une autre humanité annoncée, la vraie, l'éternelle, la transcendante.





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