N.B. : Découpage de citation, entre crochets et parenthèses, paragraphes et italiques par dHk.
«
(…) [l'enseignement du Christ] inclinerait à penser qu'il
souhaitait un dépassement de l'attitude religieuse traditionnelle,
fondées sur l'observation de la Loi [judaïque] par une
spiritualité personnelle intériorisée directement reliée
(…) Comment dès lors, aurait-il voulu fonder une nouvelle
religion, avec un clergé, des dogmes, et qui plus est, en rupture
totale avec sa propre tradition qu'il relativisait sans l'annuler ?
(…) sa
liberté vis à vis de cette Loi est sans équivalent,
parce que fondée sur un principe intangible : la primauté de
l'esprit de la Loi sur la Loi elle-même.
(…) L'affirmation
qu'une règle ne peut, par elle-même, assurer le salut de celui qui
l'applique est une innovation majeure au regard, non seulement du
judaïsme, mais aussi de toutes les religions de l'Antiquité.
(…) la
notion de paternité : Ce Dieu est avant tout le
Père, et les hommes sont ses fils. Qui plus est un père aimant,
bien loin de l'image d'autorité accolée à la paternité dans la
culture de l'époque (…)
Le second trait saillant
[du Christ] est la miséricorde :
avant d'être un Dieu justicier comme l'est le Yahvé biblique, il
est d'abord un Dieu d'amour, dont le pardon est inconditionnel pour
ceux qui se repentent (…) »

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire