« (…) il faut
que le revenu équilibre la dépense (…) emmagasiner les biens de
l'éternité afin de pouvoir répandre les biens du temps (…) la
vie dans laquelle la dépense éthique est équilibrée par le revenu
spirituel doit être une vie dans laquelle l'action alterne avec le
repos, la parole avec le silence passivement vigilant. (…) Il n'y a
rien, dans la Nature vivante, qui ressemble, même de loin, à la
plus grande invention technique de l'homme, la roue en rotation
continue (...) »
Les générations 68,
malgré leurs immenses erreurs et des crimes symboliques
difficilement réparables – mais personne n'est parfait –
, ces générations d'après-guerre, dont la révolte
pacifique, mais hallucinée a eu le mérite de contribuer à
arrêter la guerre du Vietnam, ont réussi à sauver une part de
l'honneur perdu en refusant dans un premier
temps, une société de consommation de puissance
irrationnelle et irresponsable.
Avant de sombrer,
trahies, dans les compensations du pouvoir économique, le
désir d'oublier la réalité cachée du monde moderne
et leur défaite, pourtant honorable – seuls ceux qui ne se
battent pas perdent tout -- elles se sont perdues aussi,
comme les précédentes, corps et biens dans l'océan de la
puissance insatiable, illimitée ou plutôt l'étrange
et puérile religion domestique-festive romaine qui
l'enrobe et la couvre.
La vérité est là,
derrière chaque chose et chacun, simple comme
le moment opaque choisi par une Agence de notation
financière internationale pour délivrer le message de sa note
scolaire aux pays dits les plus puissants.
Lois
cachées derrière les manifestations « légitimes »
de leurs prétendues sécurité et défense,
développements et enveloppements. La vérité du système de
puissance n'est jamais que
celle, diabolique, des
guerres de marché, le reste n'est
diversion, propagande littéraires et médiatiques.
La puissance est, dit-on,
économique et financière. L'économie n'est plus que financière.
La guerre l'est aussi, surtout et d'abord. Rebelles et
belligérants ne sont que son bras armé par la
main invisible "qui marche toute seule", automatisée. La guerre ne se
fait presque plus exclusivement, depuis
belle lurette, que contre des populations dites civiles :
ça ne coûte rien et rapporte gros.
La
puissance en acte
c'est,
le plus souvent, une
guerre anonyme
contre une société
civile non-alignée sur, et
non-soumise à ladite
puissance,
elle-même bras régulateur
et législateur de la
loi de l'argent, qui, en
civilisation juridique,
remplace celle, honnie, de la jungle –
entendez de la nature « barbare » non soumise
au divin marché et ses "divins chevaliers marquis".
L'économie,
sous son principe, théoriquement
régulateur, de « libre concurrence », n'est
que guerre de tous contre tous :
cadre d'une loi de principe,
tout y est
permis dans la mesure d'une
« productivité »
vénérée de
résultats vertueux
permettant
de désigner le
champion standard,
« chevalier » blanchi
d'industrie, que le Dieu des
Affaires – celui censé
profiter à tous – aura
choisi comme idole, comme
totem, comme idéal-type.
Honte infligée, toujours plus, au véritable
esprit de chevalerie, a
posteriori : ses
champions n'auraient été que barbares déguisés en gentilshommes, à entendre l'Histoire "moderne".
L'Histoire humaine est-elle seulement temporelle ?
L'Histoire se réécrit de tous les côtés à la fois, pour plus
de sûreté morale économique.
Principe analogue aux anciennes règles
de l'Église dans son pire,
justification théologique
des pratiques les plus barbares au service de
Dieu, comme son bras armé : évangélisations violentes,
conquêtes sanglantes, inquisitions
exterminatrices, croisades
rédemptrices,
persécutions et destructions
purificatrices.
On
sait combien, ensuite, au nom d'une prétendue humanité athée
et libérée, le principe du « sabre du goupillon »
a été remis à la question, pour finalement être remplacé
par d'autres, plus barbares encore, mais progressistes-chantant
ceux de l'économie et de la politique, deux pseudo-religions
modernes, historiquement avancées et conquérantes.
Quand
sous prétexte de préservation et d'extension exclusive de sa
puissance de domination hégémonique,
cette économie politique-là
se prétend et donne
au service des peuples et
de la démocratie comme seule
alternative possible –
entendez bien : ça ou rien, et même moins que rien : la
guerre totale – , on
ne peut que repenser
à l'ancienne position de
Rome, au pouvoir absolu,
prétendant être et prospérer au service
d'un
peuple toujours à
« élever », mais
en le rabaissant d'abord
devant Dieu pour mieux
le soumettre à des
représentants et ministres
terrestres « hautement »
corrompus.
Pour
que tous
soient
bienheureux, il
fallait que son Église
soit la première puissance, capable,
matériellement, de le
convertir, ce pouvoir, en expression ordonnée
de puissance céleste représentée, incarnée, comme
État Divin. Empire
temporel d'abord
économique, pour faire entendre raison – sa raison
– à un
monde ainsi sauvé
ou en éternelle voie de l'être.
Le
monde de la raison a toujours été religion pratique,
pratique religieuse, mystique
laïque, romaine,
juridico-administrative travestie en système théologique de
droit divin conforme,
loin des saints et des héros – seulement intégrés après leur
mort, trop dangereux vivants
pour le
temporel officiel.
Aujourd'hui la rationalité est
économique, les croisades sont celles des marchés
ouverts, des population éventrées.
La « bonne nouvelle » est libérale, les chevaliers
d'industrie sont les rois
modernes de Druon.
La
guerre économique, c'est l'économie de guerre, de la
guerre qui
permet pratiquement
la liberté absolue et sans contrôle
de la fin et de moyens unifiés
pour
la seule efficacité
de puissance.
La guerre, moyen
de cette
économie nouvelle, et
l'économie
elle-même, raison
dite supérieure
de cette guerre. La guerre est la
raison pratique de
sa forme et méthode
actuelles.
Beaucoup,
dans les médias, parlent d'une complexité qui rendrait "impossible" la compréhension des « conflits »
de théâtres extérieurs,
du jeu des acteurs et des
castings, comme si l'économie
ou la politique pouvait expliquer
leur
vraie raison,
alors que tout n'est que "bas" investissement
diversifié, savamment distribué et surtout, retour.
Un produit financier n'a pas
d'humanité, ni économique ni politique, il a des ratios
de cuisine, pas (besoin) de
raison philosophico-politique
au niveau stratégique.
La
guerre, spéculation majeure
sur bénéfices escomptés et toujours majorés,
tirés de consommation-destructions
maxima de biens et de vies.
Rien de tel que ces folies meurtrières,
ces ivresses mystiques consumées
pour relancer les
marchés, la consommation, la
machine à survivre.
La
démographie, elle-même économie supérieure -- puisqu'humaine pure -- : prévisionnel
des courbes de reproduction,
coupes sombres et explosions, seuils critiques
et plafonds de "dépenses".
"Ressource"
humaine, cartographiée et
régulée, projetée
dans des calculs à
long terme, bataillons d'enfants, stocks,
rentabilité de
niveaux géographiques,
culturels ou d'éducation,
habitudes de consommation,
segments humains prédécoupés,
démembrés, comme le prix
exact d'un mort indemnisé de guerre.
Parc humain. Élevage, abattoir.
Chocs
culturels, religieux,
générationnels, sociaux,
sexuels, technologiques,
testés, prévus,
accompagnés, ordonnés en vue de réformes, de révolutions ou de
guerres : provisionnés, et pas seulement
en propagande, « éducation » ou conditionnements de
masse, en théâtre intérieur.
L'économie
moderne produit la guerre qui produit "l'agit-prop" de la guerre
culturelle ouvrant des marchés ouvrant à terme, de
nouvelles guerres (…)
La belle complexité que voilà :
l'Occident technicien impérial, issu de toutes ses conquêtes
a tissé tellement lignes et de liens de dépendance à
effet papillon avec ceux qu'il domina un jour, et qui ne
rêvent plus que de dominer à leur tour, – que
toute histoire contemporaine n'est plus que ses circuits
d'irrigation financière, de prétendu « libre échange ». Déserts et dévastations, désespoirs, perfusions conditionnelles.
N'importe
quelle guerre n'importe où est un des nerfs du système
« militaro-industriel ». L'ennemi est devenu un client,
le client principal, et de plus actionnaire.
La
mondialisation, domestication stricte au sens romain du
terme, domesticité économique, transnationale bariolée,
multi-ethnique, transsexuelle, multi-culturelle, multi-fonction,
multiforme, patchwork mouvant provisoirement agrégé
d'arrangements plus ou moins mafieux, carnaval nébuleux, mais
fabuleux, fable où tout est recyclé, refourgué, relooké,
travesti, repeint, trafiqué et réécrit ; l'argent
de l'économie dite « souterraine » intégrant les
PIB ou le caritatif, le sanitaire et social ect...
Bonheur du
genre humain dans le meilleur des mondes possible... compte
tenu de l'horreur de ce qu'il est. Beau réalisme
conceptuel, belle quadrature. Ainsi, le profit de guerre
sert-il à la paix et inversement..., comme chez
Orwell 1984, selon les cartes sorties des manches ou de sous la
table du poker menteur, sous l'écran de contrôle.
Tellement,
que personne, si on entend bien ce qui est dit et répété
par les armées des médias, ne saurait plus, en haut lieu, qui
tire les ficelles, ni comment arrêter le massacre des
toujours mêmes vrais gens dits « civils ».
« Tout
est si complexe... » Et le pire c'est que c'est vrai, mais
qu'on prétend le contraire en même temps, en
surimpression pour la forme simple, pour les simples,
comme on disait autrefois.
Par sa fonction même, aucun
haut responsable de quoi que ce soit ne peut reconnaître,
officiellement, de, ou ses limites, puisqu'il est, par
principe, là pour les repousser "héroïquement".
L'intelligence de leur possible dépassement ne lui est plus octroyée, accordée, prêtée :
l'enjeu est trop grand, il n'est plus qu'un pion de plus sur l'échiquier, sans plus de droit au crédit ni de "crédibilité".
La
vérité est ailleurs, n'ayant jamais cessé d'y être :
toute économie moderne n'est qu'utopie criminelle, mystique du bien par le mal, une psychologie de
surfaces lissées et orientées, normales,
consentantes et consenties, même et surtout protestataires,
-- mais imposées comme la guerre ou la terreur « produite »
industriellement sous forme de menace vitale agressant tout esprit, toute grandeur libre. Quelle
différence ?
Le chant économique moderne n'est qu'un chantage mafieux blanchi. Euphémisation euphorisante de l'ivresse de domination et de puissance. Hallucination économique collective, pire que celle du malheureux drogué : c'est l'ivresse masquée, dissimulée, du sang.
On ne
peut la contredire directement, ou même l'ignorer, et c'est ce
qui compte, puisque seule une approbation-déclaration de principe
est escomptée, exigée par la loi. Il n'y a pas de légitimité dans la bassesse, il ne peut y avoir qu'une honte généralisée et légitime, qui engendre la folie des fascismes à venir, si chers à nos démocraties avancées... en corruption.
Délégation et représentation,
les deux mamelles du mal, transformant le monde ordonné
et converti en vache à lait stérilisé, l'argent du
beurre huilant les rouages de la machine à vivre et mourir
mieux,c pour rien.
Ce
qu'on ne peut ignorer est la première et dernière arme de
guerre psychologique. En démocratie, cette loi morale si
"dévoyable", domine tout.
La logique psychologique de guerre
dévaste, comme une mitrailleuse, toute logique justement, toute
culture, toute liberté, toute civilisation, toute raison, toute
nature, toute intimité, pendant exact de l'arme
financière, elle est raison révolutionnaire ou conservatrice
suprême, selon d'où vient le vent.
La
psychologie moderne, technique de surface, dans son travail profond est un rapport de force domestique, familial, devenu plus de gangs que tribal ou de racines. Rapport
domestique nihiliste, nomade, urbain, virtuel : prix
augmentant sans fin, nécessité de, et de se, vendre toujours plus, de
toujours tout revendre et racheter au prix fort, toujours plus fort.
Acheter, vendre, racheter, revendre : survie pratique,
élémentaire de surpopulation surprotégée comme le
lait, – tout le monde sait tout, mais personne n'a ni ne
peut plus rien, omerta administrative-productrice seule
permettant le « business », le « job »,
la place ou le placement, l'attente, l'espoir et même
la « famille ».
La famille même, à nourrir,
en prime de rendement, pour le futur meilleur,
toujours meilleur et plus cher, plus difficilement facile.
La
vérité est qu'on ne peut plus
parler et qu'on ne parle plus que pour mentir, chaque
mensonge couvrant
un crime, guerre ou pas, la collaboration
devenue, comme la réalité, incontournable et invivable à la fois
pour qui veut survivre, durer, se maintenir et profiter
de la vie – entendez de l'horreur cachée
de la situation –
Il suffit d'imaginer ce qu'une
grande puissance doit
accepter de ne pas voir ou ne pas savoir,
pour le rester, pour
ne pas perdre les "clients" qui font
sa « prospérité » – d'imaginer les trafics d'une
prison surpeuplée de criminels
en tous genres :
le monde est sa cour,
son enfer, son Reich, ses
cellules, ses règlements,
autant
de comptes
qu'intérieurs et tacites.
Pour
faire la guerre comme
pour faire une révolution, les criminels, prisonniers-débiteurs
sont
là.
Portant
les valises de billets,
organisant
les massacres, répandant
les mensonges, activant
les révoltes, informant
les indignations
standard qui
feront la une
médiatico-politique dans la tête des bons
citoyens et des honnêtes
gens, couverts, qui, à
leur tour,
pousseront « démocratiquement »
« l'opinion » contrôlée
à l'intervention armée. Enfin!
Personne ne pourra plus,
n'osera contredire –
sacrilège civil – le
voisin conforme, d'autant
moins qu'un avis divergent ne peut que
faire le jeu de l'ennemi honteusement
déclaré, comme
lui. Tous patriotes ! Garde à vous !
D'un
autre côté on s'assure de prêteurs-profiteurs, les rassure de
garanties officielle dûment votées en
retour sur investissement.
Tout
le monde, naturellement
heureux, d'une industrie très spéciale,
mais à la pointe des progrès, tournant
à plein régime, même, tout en bas, les ouvriers, qui n'y sont
soit-disant, pour rien. Pas le temps de penser : tant d'autres le font pour eux et mieux qu'eux, en démocratie commerciale.
Nous
savons qui est responsable des éternelles horreurs de guerre et
pourquoi, mais les responsables eux-mêmes
ne peuvent avouer leurs crimes : ils en sont les
premiers prisonniers,
premiers débiteurs
du système, et nous-mêmes
prisonniers de ces responsables.
Premiers
responsables de ces responsables, dont nous attendons les faveurs
en retour. Portés
au pouvoir comme on s'incline devant un Parrain
: avec crainte,
celle du lendemain qui ne
chante plus.
Il n'y a plus de responsables, mais
des protecteurs
et des filets, des parapluies ou
des parachutes. On
s'incline lentement avec
la jouissance malsaine
du futur profit mal acquis, celui
des malins
stimulés dans le sens
du
poil bien replié
comme il faut.
On
massacre à tout va partout,
beaucoup dans cet Orient tout
proche, si proche. Où tout le monde finit
par massacrer
aveuglément, mais « légitimement »
tout le monde, comme d'habitude.
Qu'est-ce que la légitimité
au juste ? Un confort
intellectuel moderne ?
Les pires
barbaries sont financés par notre absence de conscience, London
le disait déjà; nos
circuits, notre système, notre corruption, nos réseaux « d'amis »,
nos alliances d'intérêts
contre nature.
Le cancer est
généralisé depuis bien trop longtemps, on accepte qu'il y ait pas
de solution, plus de solution, plus d'alternative, plus d'espoir,
plus de chance.
On
continue de plus belle, on
sombre avec fierté, emportant tout avec nous, comme tout petit tyran
cruel.
Caligula de poche, chien de sa maman.
Il
faut dire qu'il y a une humanité qui ne fait pas partie de la
famille, à qui nous
n'en laissons pas beaucoup, de chance, mais qui nous le rend bien :
le chaos est son testament, sa
réponse
empoisonnée,
sa vengeance et
malédiction. La haine, avenir radieux.
Le
chaos appelle des solutions
radicales, qui attendent leur tour et retour, -- et surtout leurs "retours" --
le regret de leur
triste nécessité, lois sur le terrorisme, contrôle administratif-policier
intégral.
Les but
cachés des guerres sont les révolutions, des révolutions
précises. Intégrées, « modernisations », « nécessaires
mutations », « mondes nouveaux », d'illusions
et de perfusions, de
« nouvel ordre », où tout sera permis, adapté, mais, hors de là, plus rien, possible.
Ce qui est touché : les invariants dits anthropologiques,
les constantes, les fondamentaux, les
élémentaires, les essentiels,
la nature humaine et non
humaine, les repères, la mesure,
le respect, le mode de vie, le travail, le
partage, l'intimité, la différence et de la solitude unitives, la
vérité non-officielle, anhistorique.
Ces
solution « radicales » en attente
interdisent de sortir
du chaos nécessaire à
leur avènement salvateur-salutaire.
L'esclavage, né de la guerre, naissant
de la guerre, doit être bénédiction vénérée
comme
sa suspension provisoire, opium, illusion enchaînée
de sa cessation : il n'en est que la subtile
continuation civile, économique.
« Estimez-vous
heureux... ». Elles nous
interdisent à distance
de faire le ménage, de se
laver, de se
racheter, de se purifier comme après un
viol : il faut
être désespéré
pour pouvoir
jeter de nouveau dans
le grand feu dont
parlait Bernanos.
Tout dirigeant est non seulement impliqué,
mais surveillé. « Big
Brother is watching you. » Tout le monde surveille tout le monde et surtout les surveillants dickiens.
Tout
le monde touche,
croque, vit de, en est,
personne n'est libre, c'est le système, plus on
est haut, moins on
peut s'élever. On ne
s'y élève que contre,
– et
à partir d'eux –,
ceux d'en bas, pas contre la bassesse
du principe intégré, rehaussé sale.
Plus
de position élevée définitive,
comme l'honnêteté,
chacune destination de transit sans fin,
pause, sursis,
pas de point ni de date fixe de départ.
Dans la servitude douce tout est provisoire, mouvant, émouvant,
trompe-l'œil,
apparence sauvée,
comportemental, mental, sentimental, joué, domestique,
administré, représenté,
faussé, orchestré.
On n'arrive nulle part, « au
bout de la nuit ». Mais pas d'existentialisme
là-dedans, que du mal, Céline l'avait bien vu dès 14.
Pour
sortir du vice
économique du seul
marché, il faut renverser la table de jeu, une économie
solidaire au
sens strict, non social,
plus
réelle et exacte que la comptable :
ce qu'il faut comptabiliser, ce ne sont pas les biens, ce sont les
qualités éternelles
des personnes et des biens.
Ce qui compte ce ne sont ni les grimaces
ni les simulacres de la guerre intérieure de
puissance, c'est l'être, c'est
à dire la liberté concrète unitive
qui donne sens, poids, valeur, équilibre, vérité, provisoires et
définitifs, confiance et paix intérieures.
C'est le théâtre intérieur.
Cela
seul stoppe,
épuise, assèche, annule
la guerre civile ou mondiale.
Rien ne peut
le remettre en question – surtout
pas la guerre – puisque ce n'est plus
l'esclavage, c'est "cela" – payé au prix fort – qu'elle nous
apprend depuis toujours, mais
trop tard... « Si
c'était à refaire... » Elle
ne peut que le renforcer,
ce cela-là, aussi celé soit-il. La mort parle.
C'est
l'élévation possible, permise, ouverte comme une main
face au pire, du
fond du gouffre, de la
cellule, du prétendu dilemme,
comme révélation
solidaire qui n'a rien à voir
avec le sentimentalisme des humanitarismes intéressés, productifs.
Pour
arrêter une guerre, il n'y a
rien demander à, ni à attendre de ceux
qui la font.
Le croire
et le vouloir économiquement
suffit :
toute économie solidaire
est entre des
mains déliées par la
conscience.
Par l'objection citoyenne ET personnelle
de conscience morale
ET sociale, conscience humaine
normale ordinaire, sources du sens et de la décence communs.
Dignité
interdite en
retour
aux politiciens sur le retour . L'économie de demain sera
pré-politique et pré-échangiste, comme la paix d'avant-guerre, la paix d'avant la modernité criminelle de 14.
« (…) la
concentration à but unique de l'exclusion est, dans le cas le plus
favorable, une préparation à la concentration à but unique de
l'inclusion (...) »