samedi 30 août 2025

LES THÉORIES DE LA RATIONALITÉ * GAI SENTIR 8

 

 

    7. Les théories de la rationalité auront fini par générer les dogmes plus durs, les plus délirants et criminels contre l’humanité des superstitions matérialistes et mécanicistes. Généré plus de déraison encore que le pouvoir débridé et fasciné de l’irrationnel en soi.

    Le pouvoir absolu, même et surtout le plus absolument rationnel, est incompatible avec le sens commun. Leurs prétentions à exclure ce qui ne relève pas de leurs folles constructions sont à l’inverse exact de la réalité dans laquelle elles devraient être fermement confinées, le libre « cadre » d'une vie naturelle dans son sens commun scientifiquement partagé et reconnu.


    8. Abandonner les délires des sciences dures induisant, au terme de leurs applications fanatiques, les erreurs et les contradictions les plus délétères et suicidaires. Sans renier les acquis marginaux inattendus de ces folies psychorigides d’un savoir disciplinaire ayant permis, ici et là, par accident négatif, de (re)nouer quelques liens positifs oubliés avec la Nature.

    Retourner à une conscience naturelle du coeur liée intimement aux mystères d’une vie libre et spontanée fidèle aux lois fondamentales de l’univers connu et inconnu, sans intention de retour au monde qui la détruit méthodiquement.

    Opérer, avant la fin du voyage de la vie, ce virage intérieur qui rapproche le plus aisément et heureusement de la fin d’un cycle personnel incarné dans un collectif réel.

mercredi 27 août 2025

UN AMOUR, UNE AMIITIÉ * GAI SENTIR 6

 

 


5. Un amour, une amitié suspendus à la possibilité absurde du désaveu contraint relève du monde des affaires inquisitoriales. Non de ces plus hautes valeurs intermittentes, dynamitées par leurs stratégies et dégradations.


De telles réalités, étrangères à l’humanité naturelle doivent être désamorcées dans l’œuf par une morale nouvelle apte à faire face, sans faille, superstition ni raisonnement. Reste à trouver, sans médiation sociale, la façon de vérité intouchable d’une relation.


Ne seront-nous jamais que le théâtre sanglant et désolé d’un absurde choc coalisé de civilisations décadentes n’ayant pas dépassé le stade du dogme grégaire ?

Pour accéder à celui des jours premiers d’une paix intérieure continentale, lavée par les larmes de joie des sentiments les plus océaniques, enfin libérés sur les ports de haute mer ?

 

Seul, un certain art d'aimer et créer. 


 

6.  Petite femme, petite vierge de pitié, ta passion.

La beauté en toi souffre et meurt de ne pouvoir se donner. Modigliani, dans sa folie transcendante, aide seul à entrevoir le mystère inexplicable et inadmissible de ta douleur vive. 

 

Ta crucifixion, c’est toi, que tu dois consoler. Comment la partager ? Tes larmes secrètes, tes mots inexplicables expliquant en vain, ne sont pas de ce monde niant et encageant, à l’image des autres soumises de force, ta beauté totale.

 

Toi, beauté interdite, sublime secret de cœur du corps, c’est bien ton image singulière que Modi vénère, dégageant son type éternel stylisé de sa gangue maquillée de réalité pour en faire éclore l’âme du regard, tendre chair suppliante, silencieuse, meurtrie d'amour éperdu.

 

Immense, océanique vierge de pitié, seule rédemption terrestre, dit Modi, je te rends, moi,  hommage à genoux, ivre de ton si pur amour méprisé, annihilé dans l’œuf de ton ventre.


lundi 25 août 2025

POUR UN GENRE HUMAIN DE NATURE

 

 

 

Deux siècles après, la dialectique hégélienne de gauche post-marxiste n’a pas fini de tuer, via les universités de la diversité morale dévoyée. On n'a pas fini de tuer la Nature. Comment, révolté personnellement et collectivement,  ne pas décliner, silencieusement et douloureusement, le suicide collectif programmé de nos femmes, mères et filles après et avant celui de la guerre à (re)venir pour nos hommes, pères et fils ?


L’être humain est un être générique du genre humain de nature. Sa « singularité » ne l’a jamais séparé de l’animal dont il vient et subsiste jusqu’au cœur de la plus belle culture libre et spirituelle.


Les guéguerres de sous-genres sont une réponse bourgeoise au mal humain civilisé du moins pire, aussi peu intelligente que la révolution post-marxiste des genres et minorités opprimées, à libérer de leurs éphémères mais nécessaires limites (au moins pour les rendre réellement humaines et belles sans nier leur racine naturelle).


Tel sous-"genre" souffre parce qu’il nie sa condition naturelle universelle d’humain déterminé et pour l'instant, sexué. Baudelaire déjà, pour une fois intelligent et humain à la fois, l’a dit et bien dit : qui nie sa condition est maudit

Il en savait quelque chose, lui, fils de curé, qui contrairement à Verlaine, passa sa vie à essayer de nier l’amour et de le renier diaboliquement, sans vraiment y parvenir. À à part quelques vers « exemplaires » de ce qu’il ne faut pas faire, portés aux nues par les rejetons anti-conformes de la pire bourgeoisie décérébrée.


Certaines nient leur condition de femme, leur féminité profonde et de surface, parce qu’elles croient fermement la propagande qui dit que leur sexe est non pas de nature (qu’elles nient aussi très conséquemment), mais de culture et société répressive, patriarcale et prédatrice. Construit contre elles.

Personne n’a jamais construit un sexe pour l'instant, le futur veut nier cette évidence et le fera; en attendant, rien n’est encore tout à fait fait. Mais, même morts, on peut faire un signe de désolation coupable au futur de nos enfants perdus.


Construction du genre prétendument sociale dominante et particulièrement masculine, viriliste, raciste, violente et phallocrate (...). Or les femmes non homosexuelles sont faites pour les hommes et inversement, mais de nature éternelle non singularisée par le post-humanisme et ses apprentis-sorciers chargés de réparer les dégâts hormono-génétiques causés par une « science moderne » au « meilleur » de sa destruction de la nature et de la nature humaine dans sa haute morale naturelle.

Et de transformer ses dégâts illimités sur la nature humaine biologique en avancée de prétendus droits de prétendus genres, sexués ou asexués ou trans-.


Ces femmes et jeunes femmes, victimes d’une propagande hautement universitaire et associative, ou bassement médiatico- culturelle de masse ou loisir d’idées folles et anti-conformes, depuis en gros, le surréalisme d’après-guerre des deux côtés de l’atlantique, pointé par Camus dans son Homme révolté, pensent que le masculin sexuel dans son comportement est responsable de leur misère de mal-être, transmise comme un virus intellectuel et moral, mais en fait généré par le refus absurde de leur détermination de nature exploitée par un système impitoyable depuis Rome en Occident.


On les trompe en beauté comme elles le font elle-même sur elles-mêmes ensuite, dans cette superstition scientifique moderne libertaire et morale qui la conforme officiellement dans son moule sournois néo-générique sériel de marché narcissique.


Les hommes, qu’il faudrait imiter pour leur arracher de haute main un pouvoir néfaste, notamment sexuel autoritaire et dominateur, seraient responsables de toutes les souffrances nihilistes féminines, notamment sexuelles, des couples et familles, par leur idéologie génériste généralisatrice et abstractionnisme, négatrice des identités féminines ou post-féminines ou trans- ou a-.


On retrouve là, maquillées de frais, les bonnes vieilles baudruches révolutionnaires du particulier et de l’universel qui ont fait tant de dégâts au plan humain concret personnel et collectif dès le XXème siècle. L’évolution est régressive comme disait E. Reclus. Le socialisme individualiste de jalousie bourgeoise est ainsi, narcissique, destructeur et auto-.


Ainsi, prétendant la supprimer, dépasser ou réorienter, on reprend et perpétue, derrière la pseudo-critique marxiste latente, une guerre des sexes doublant l’économique patrimoniale et familiale derrière la classique, dévastant désormais familles et cerveaux, de plus en plus tôt, et aussi, de plus en plus tard. 

Dans une vie devenue absurde et psychiatriquement maladive. La pandémie spleenétique wokiste, n’épargne personne, femmes et enfants y échapperont moins que les hommes dans leur nature primate non dégrossie, déconstruite et éduquée en vain.  

Parce que c’est la dernière guerre contre la Nature, contre-nature, la biologique intérieure et extérieure, qui dévaste les intelligences théoriques et rationnelles plaquées sur un esclavage pulsionnel et mental avancé.


La transition est le sommet de cette horreur physique et mentale qui, sauf exception particulière et accidentelle de la nature, non seulement mélange les genres, mais professe et réalise leur inversion radicale, ou plutôt sa chimère de laboratoire – idéologique d’abord --, sociale ensuite, dans l’esprit conforme et « libéré » des jeunesses modernes et « démocratiques domestiques » récemment usinées.


Pour elles, on doit « moralement » et psychologiquement dépasser cette oppression inhumaine du déterminisme de nature orienté vers la domination générique, en voulant être l’autre sexe, si on veut ou en a besoin, dans un genre particulier, qui n’en est pas un sans pour autant être des deux. 

Nouveau sous-genre de vie et d'être qui permette de jouer sur les deux avantages d’attributions et de non-attribution, au plan du confort intellectuel et affectif quotidien en bocal, comme il y a des fécondations in vitro.

Permettant des relations « nouvelles », libérées des aspérités des nature fortes et brutes qui se frottent sans, désormais se toucher. Un cadre préservatif nouveau et très pratique en fait, où flotter merveilleusement en apesanteur stérilisée, hygiénique et ludique, gratifiante pour rien, pour le plaisir psychologique, le seul disponible en stock d'élevage industriel en séries limitées.


Voilà le progrès espéré calculé, envié, projeté contre la relation de nature et ses projections souvent désespérées et déséquilibrantes, parfois, hélas, criminelles, de leur misère d’insatisfaction et interdiction dans un cadre inadapté, inhumain au masculin réel surtout, apparemment.


Contre la dureté de nature, la désincarnation chimérique est une impasse « parfaite  » , mais si confortable : l’ange narcissique, avant le retour de la bête. Au-delà de cette impasse, le chemin de vie heureuse s’arrête net. Il y a un gouffre.

Ne reste qu’un décor de carton-pâte mental qui tue autant que la pollution au pétrole ou à la chimie de guerre agricole. Décime indistinctement amitiés, amours, familles, civilisations et sauvageries préservées.


La condition usurpée-enviée de l’autre, dans ce désespoir sans plus genre ni sexe, paraît moins dure, plus facile à vivre, plus éthique et humaine, alors qu’on descend dans l’inhumain d'une nature sans nature. À ceux dont les souffrances sont plus grandes que celles des autres, par définition de la sacro-sainte vertu de la révolte conforme et intellectuelle. 

Contre une condition « culturellement » inhumaine propre, mais si générique et naturellement universelle ou divine, que récupère si cyniquement et salement un système d’oppression universel de séparation des sexes, et de contre-oppression parallèle-identique, de confusion des sexes et des rôles.


Dont la lutte au cœur des sables mouvant d’une inhumanité souffrante réelle, finira par détruire et rayer définitivement des cerveaux et de cœurs toute forme d’amour humain dans les relations éternelles et sacrées de la carte géographique et atmosphérique, si moquée et humiliée, des sentiments et émotions de nature.

On n'a pas fini de tuer la Nature.



 

 

jeudi 21 août 2025

L'HABITUDE DE LA MISÈRE * GAI SENTIR 4

 


3.  L'habitude de la misère. Vies de misère liées aux guerres et aux surpopulations de zones de réservation humaine, générant l’habitude normalisée de cette misère. À tel point que l’abondance, devenue péché à expier, son idée est un « crime-pensée » pour « l’économisme » d’une humanité souffrante par définition.

Les peuples heureux auront été des barbares gaspilleurs, animaux humains sans esprit de la cité universelle de Dieu ou de Marx, traités en tant que tels.

La naturalisation alphabétise la misère, engendrant le dogme d’insatisfaction d’un idéal ascétique connecté à un perfectionnisme de type fascisant. La satisfaction, devenue récompense d’une vie sacrifiée, standardisée, clonée en élevage industriel, le cerveau ne lie plus les sensations qu’à des problèmes insolubles, subversifs mortels et tabous.

 

 4. Ce n’est pas de hasard et de nécessité dont il sera question, mais de nécessité morale. Si la morale, et non pas une, universelle ou pas, n’est pas absolument nécessaire, alors l’imposture est caractérisée, pire que la pire  nécessité réaliste, rejoignant par là, l’arbitraire de hasards intéressés surdéterminés.

L’intérêt primant partout dans l’égoïsme social, fondateur radical des toujours nouveaux mondes, le hasard sera le masque adapté, éthique et rationnel d'une déraison pure et commune. 

mercredi 20 août 2025

LE COLLECTIF MATRICIEL * GAI SENTIR 2

 

 

1.  Le collectif matriciel. L’un des modèles du collectif au sens de matrice invariante, serait un certain tribalisme familial, et notamment l’intérieur, la rivalité virulente, toujours latente et effective partriarcat-matriarcat pour un certain pouvoir intra- et inter clans lié à la perpétuation des structures de base de vie collective.

D’où les rapports de force apparemment irrationnels entre deux cultures sexuées organiquement et biologiquement. Lieu central des enjeux traditionnels, percutant ou percutés par, à tous les niveaux, des forces dites progressistes au plan social global d’un côté, au niveau des structures idéologico-étatiques de l’autre, instituant un social politiquement articulé et calculé.

2.  Besoin de compensation. Le besoin de compensation apparaît comme insatiable, précieux moteur du désir de consommation. Non pas tant de produits/services bruts indisponibles, que de dérivés illusionnant la crédulité de la fonction fantasmée addictive du produit/service/bien. L’insatiabilité formatée assure stabilité et croissance illimitée du marché. 

Le besoin du produit censé leur répondre, ne sera pas satisfait par un produit de remplacement ne répondant pas à un besoin éternellement différé. Remotivation sans fin, toujours illusoirement efficace au niveau demande. Reprogrammation psycho-sociale remontant aux années 1920, USA.

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jeudi 7 août 2025

COMME CHEZ PASCAL

 

 

 

Comme chez Pascal il y a dans nos vies des paris et des paradoxes qui nous dépassent infiniment, surtout du côté non-obscur de la force.

Il y a des situations où le péché est nécessaire ou inévitable, sans pouvoir être validé pour autant, pour éviter un certain crime et une certaine trahison contre la vie, défendre l’honneur d’une vérité qui dépasse celui de l’établie. Ce qui fait nos humaines limites à l’intérieur de l’humaine condition… « Qui veut faire l’ange », disait-il…


Sans doute bien expérimenté, puisque le début de sa vie ne fut probablement pas aussi puritaine qu’on peut le laisser croire. Il fut, selon T.S Eliot, à cette période, « un homme mondain parmi les ascètes et comme un ascète parmi les hommes du monde». Un homme humain qui décrira plus tard le mariage comme « la plus basse des conditions de la vie permises à un chrétien ». (Discours sur les passions de l’amour, texte controversé quant à sa paternité, naturellement, qui intéressera les chercheurs du domaine...)


Qui d’intelligent ignore encore qu’une certaine purification, par un sexe sain, du cerveau malade est nécessaire, fut-il illégal ou illégitime ou hors-la-loi, mais non criminel ? Ce n’est pas le dicton populaire bien connu qui contredit cette évidence élémentaire au coeur de la « Cité de Dieu » technologiquement réalisée, mais seule une mystique intégriste de la pureté introuvable, si dangereuse dans son fantasme moral exterminateur. La peur y tue à chaque instant. Le Christ n’aurait certainement pas aimé cette inquisition criminelle.


Hyper-affectivité d’un côté, péché de l’autre sont sans aucun doute les deux mamelles auxquelles nourrir un peu d’intelligence saine et lucide. Une hyper-affectivité sensuelle et un péché conscient laissent l’équilibre corps-âme se préserver un minimum dans le chaos émotionnel-spirituel auquel nous avons abouti, comme dans une gare terminale désertée par les dieux de la vie.

Il faut sortir des rails sans détruire le monde humain, sexué et non sexué, non opposables comme le pouce et l’index, que ces rails ont miraculeusement épargné pour une infime minorité d’occidentaux, « révolutionnaires » inclus.


À quoi sert donc de savoir qu’on commet un péché sinon à limiter ses élans ou pulsions, et éviter qu’elles aillent vers un irréparable ou un autre, en entraînant fatalement un autre, au moins au plan caractériel qu’analysa si bien W. Reich parlant du fascisme nazi ?


Et aussi à savoir qu’on n’est pas juste, qu’on lèse quelqu’un ou quelque chose sans raison acceptable. À une prise de conscience qui ne peut que faire son chemin vers un mieux possible et souhaitable.


Ici, en Europe, le fanatisme révolutionnaire nous a trop fait oublier ce principe incontournable d’origine religieuse, le péché, renié en bloc pour cela, sans voir sa justesse de sagesse, quelque soit le nom qu’on lui donne.

Dans un certain sens commun, on commet consciemment ce péché quand on est dépassé et ne voit pas comment l’éviter. Les protestants, malgré leurs irréparables puritanismes l’ont bien compris.


Après tout, on n’a jamais évité les guerre non plus… ni aucun des maux reconnus et avérés que la morale ordinaire et le sens commun combattent disent combattre. Le Christ lui-même en a rajouté une couche : « Ne jettes pas la pierre... »


Il y a des péchés qu’on peut commettre sans en être fier ni heureux pour ne pas devenir fou, parfois, ou en commettre finalement de plus grands contre la vie. Nul n’est parfait et la perfection consiste d’abord à re-connaître ses limites. À leur donner un raisonnable droit de cité en nous-mêmes, au lieu de les traiter comme une peste effrayante responsable de tous les maux, qui nous coupe en deux jusqu’à la folie. La superstition n’aide pas à combattre le mal, elle l’aggrave. Un beau péché bien net, sans le glorifier, vaut mieux qu’un sale, bien maquillé… en vertu.


Mieux vaut observer les causes réelles des péchés réels, les erreurs précises, parfois involontaires et collectives qui les provoquent. La manière dont on refuse de les voir, pensant qu’elles n’ont qu’une importance relative puisque rien n’est parfait… Alors que tout peut être sinon perfectible, du moins soulagé.

N’est-ce pas plutôt qu’on accorde à nos responsabilités des imperfections qu’on refuse à celles des autres, de l’autre, surtout au féminin, surtout quand il est près de nous. il peut si injustement payer le prix fort, soit-disant par amour ou par affection, dévouement ou sacrifice « bien ordonnés moralement »... Un peu comme à la guerre la piétaille prend tout sur elle, quand les commandements moraux hors-sol de la « patrie » jouent aux petits soldats avec ses « enfants » sur des plans puérils et cruels, barbares et profiteurs.


Le péché de révolte et d’insoumission devient alors pour cette piétaille, une vertu élevée, un mouvement d’honneur au service de tous. En la fusillant mécaniquement, sadiquement, on tue deux fois tous les morts pour rien et crache officiellement sur leur dignité perdue.

N’est-ce pas là le plus grand péché réel au monde  dans cet enfer pavé de bonnes intentions qu’est devenu notre bonne conscience et ses bons sentiments domestiques ou citoyens ?


Les mauvais sentiments de bien des mauvais garçons peuvent dire que jouir franchement et sans honte d’un péché peut supporter une morale très haute et l’assumer jusqu’au bout, en « hommes d’honneur », hors la loi morale certes, mais dont l’honneur vaut bien celui de beaucoup d’autres… et ne leur fait que très peu de mal finalement.