jeudi 21 août 2025

L'HABITUDE DE LA MISÈRE * GAI SENTIR 4

 


3.  L'habitude de la misère. Vies de misère liées aux guerres et aux surpopulations de zones de réservation humaine, générant l’habitude normalisée de cette misère. À tel point que l’abondance, devenue péché à expier, son idée est un « crime-pensée » pour « l’économisme » d’une humanité souffrante par définition.

Les peuples heureux auront été des barbares gaspilleurs, animaux humains sans esprit de la cité universelle de Dieu ou de Marx, traités en tant que tels.

La naturalisation alphabétise la misère, engendrant le dogme d’insatisfaction d’un idéal ascétique connecté à un perfectionnisme de type fascisant. La satisfaction, devenue récompense d’une vie sacrifiée, standardisée, clonée en élevage industriel, le cerveau ne lie plus les sensations qu’à des problèmes insolubles, subversifs mortels et tabous.

 

 4. Ce n’est pas de hasard et de nécessité dont il sera question, mais de nécessité morale. Si la morale, et non pas une, universelle ou pas, n’est pas absolument nécessaire, alors l’imposture est caractérisée, pire que la pire  nécessité réaliste, rejoignant par là, l’arbitraire de hasards intéressés surdéterminés.

L’intérêt primant partout dans l’égoïsme social, fondateur radical des toujours nouveaux mondes, le hasard sera le masque adapté, éthique et rationnel d'une déraison pure et commune. 

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