5. Un amour, une amitié suspendus à la possibilité absurde du désaveu contraint relève du monde des affaires inquisitoriales. Non de ces plus hautes valeurs intermittentes, dynamitées par leurs stratégies et dégradations.
De telles réalités, étrangères à l’humanité naturelle doivent être désamorcées dans l’œuf par une morale nouvelle apte à faire face, sans faille, superstition ni raisonnement. Reste à trouver, sans médiation sociale, la façon de vérité intouchable d’une relation.
Ne seront-nous jamais que le théâtre sanglant et désolé d’un absurde choc coalisé de civilisations décadentes n’ayant pas dépassé le stade du dogme grégaire ?
Pour accéder à celui des jours premiers d’une paix intérieure continentale, lavée par les larmes de joie des sentiments les plus océaniques, enfin libérés sur les ports de haute mer ?
Seul, un certain art d'aimer et créer.
6. Petite femme, petite vierge de pitié, ta passion.
La beauté en toi souffre et meurt de ne pouvoir se donner.
Modigliani, dans sa folie transcendante, aide seul à
entrevoir le mystère inexplicable et inadmissible de ta
douleur vive.
Ta crucifixion, c’est toi, que tu dois consoler. Comment la partager ? Tes larmes secrètes, tes mots inexplicables expliquant en vain, ne sont pas de ce monde niant et encageant, à l’image des autres soumises de force, ta beauté totale.
Toi, beauté interdite, sublime secret de cœur du corps, c’est bien ton image singulière que Modi vénère, dégageant son type éternel stylisé de sa gangue maquillée de réalité pour en faire éclore l’âme du regard, tendre chair suppliante, silencieuse, meurtrie d'amour éperdu.
Immense, océanique vierge de pitié, seule rédemption terrestre, dit Modi, je te rends, moi, hommage à genoux, ivre de ton si pur amour méprisé, annihilé dans l’œuf de ton ventre.
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