Méditation à partir d'un texte de Clausd.
C'est le règne de la
quantité, prophétisé pour
notre malheur absolument,
par René Guénon, loi exponentielle de notre pullulement,
à partir du
« croissez et multipliez-vous » biblique chez nous –
mais en concurrence,
d'abord vitale, puis pour le pouvoir, avec tous « les autres »
peuples, pourtant de
même espèce... Même
si, pour un certain nombre d'entre
eux la survie n'a jamais été
remplacée par une
pure idéologie de domination.
C'est ce règne
étendu qui fait que nous
devenions si « follement nombreux ».
Loi du nombre
qui, parait-il, fait
démocratie plutôt que celle de l'élevage industriel du parc.
D'espèce de qualité, nous voici
devenus produit de masse infestant le marché de
la vie sur terre. Robots
humains fabriquant des armées
d'autres robots, beaucoup
moins humains, comme dans
Star Wars.
La
question de « l'identité » commence dès sa perte, dans
la noyade sérielle du standard.
Mais elle n'est que l'image
de ce que nous sommes
ou étions avant cette déperdition éperdue qui dure et perdure.
Elle est liée au moi
lié, mais naît du délié
autonomiste : chez nous, depuis
la Renaissance, plus de
centre ni d'unité cosmo-humaine,
on a tout fait éclater au profit d'un relativisme théorique,
élevé à partir du matériel, lui-même hissé
en imposture au
niveau spirituel : toute production et reproduction – esprit
et
matière – ayant chuté
de l'artisanat naturel
à l'industriel massifiant.
Toute
vertu intérieure propre de l'être
progressivement anéantie et
« recréée »
par l'image, le double, la copie, la re-présentation,
l'idée, l'individu standard, l'unité quantitative moyenne ou
médiane, – par une
médiatisation,
révisée –
revendeur anonyme en
somme. Copie
qui permet le moule et l'amalgame d'un hasard quantifié :
découpe de la
ressource humaine au
km. Révolution nazie.
Chaque
chose, chaque être, défini
désormais a
contrario ou
à l'identique selon
un code dialectique binaire permettant une dynamique
énergétique close, mais
susceptible d'une progression linéaire théoriquement illimitée par
ajout ou
multiplication combinatoires
de briques
basiques, incluant le
plus grand des hasards,
vendu comme « créateur ».
Ce qu'est devenu notre être là-dedans ? « Le primitif
sentiment d'appartenance clanique », disparu avec lui : ce
qui cherche à le remplacer n'est qu'un sous-produit
marketing de plus : nous-mêmes « moi »
comme pur rapport de force intériorisé, minéralisé,
fossilisé. Moi
non plus centrifuge, mais centripète, décentré
de lui-même comme unité culturelle naturelle exorbitée. Œdipienne.
Un
sentiment clanique vrai demande sans doute à être renouvelé, comme
la vie – sans détruire
le clan, source et ressource
d'être au sens de canal
plus que d'identité,
source
le traversant – ,
alors que tout clan ne peut qu'évoluer,
sans doute jusqu'à devenir, à l'extrême, un jour, purement
électronique, comme dans le film Matrix. On ne dépasse un stade
qu'en le conservant, comme le sait
malheureusement très bien le mauvais
bourgeois du
bon sens.
Non
seulement le dépassement, fut-il anthropologique, sinon le spirituel
n'a pas lieu d'être,
est possible, mais il est la seule issue face à la quantification
cancéreuse qui nous
atteint, encore
plus
est-il
devoir absolu d'humanité,
plus impératif que celui, trop
animal, de survie « spéciale ».
Dépassement
ce qu'on ajoute à
l'être, non ce qu'on
augmenterait illusoirement
de réalité, amélioration
de ce qui est, donc plus-être,
non au sens animal de
surhumain, mais éternel de plus-qu'humain,
dès qu'il ouvre, ce portail
naturel, au cosmos des
mondes. Ceux qui régressent, ceux qui s'enferment dans leur caverne,
qu'elle soit technologique, logique ou mystique, moderne ou
traditionnelle, refusant le défi de la lumière
intérieure.
Il
faut définitivement rectifier la première phrase : il n'y a
que l'être qui ajoute
qualitativement,
indiquant par là un niveau de vie à
la fois original et originel. La
vie à cette altitude,
devenue hérésie pour la science moderne,
attendant d'être considérée comme criminelle.
La culture n'aura pas tant besoin demain de grands esprits que de nouveaux héros. Héros de la classe spirituelle côtoyant l'ouvrière désœuvrée et la paysanne dépaysée au sens strict : plus la technologie progresse, plus l'humain régresse, comme par renversement inversement proportionnel aux exactions d'une puissance délirante, dans une orgie sexuelle sadico-sataniste « naïve ».
La culture n'aura pas tant besoin demain de grands esprits que de nouveaux héros. Héros de la classe spirituelle côtoyant l'ouvrière désœuvrée et la paysanne dépaysée au sens strict : plus la technologie progresse, plus l'humain régresse, comme par renversement inversement proportionnel aux exactions d'une puissance délirante, dans une orgie sexuelle sadico-sataniste « naïve ».
Immortalité
matérielle, cauchemar égyptien
d'enfant malade maintenu par
des articulations d'acier mental
au cœur de la
dés-incarnation blanche de la peur
et de sa misère noire.
Pitoyables petits Dark
Vador perfusés sous les sun lights liquides permanents au
ventre de la Bête Branchée sur la dé-phase autonome
cartésienne machinée, truquée.
Gélatine vraisemblable
prête à l'emploi. « Être ou ne pas être ? »
Soleil vert des « pragmaticiens ».
Voir aussi, à partir des deux textes :
http://www.pearltrees.com/s/file/preview/122379536/VivreparmilesrobotsdHkClsd.pdf
Voir aussi, à partir des deux textes :
http://www.pearltrees.com/s/file/preview/122379536/VivreparmilesrobotsdHkClsd.pdf

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