J’ai rêvé la ville où je me perds
Comme ma grand-mère à mon âge,
Éloigné d’elle
J'en rêve encore
La ville quand j’étais gamin
M’attirait mystérieusement
Tant de maisons
Tant de gens
La ville quand j’étais gamin
M’attirait comme une femme
Y séduit
Et met en concurrence
J’ai rêvé la ville où je me perds
Comme ma grand-mère à mon âge,
Éloigné d’elle
J'en rêve encore
La ville où je me perds
La ville où je me perds
Loin de ma campagne
Aux animaux et chemins blancs
Aux fruits mûrs offerts
Avec amitié
Gascogne d’antan
Ô femme libre et belle, rebelle
J’ai rêvé la ville où je me perds
Comme ma grand-mère à mon âge,
Éloigné d’elle
J'en rêve encore
Loin du lait et des œufs de la ferme
Des ballades de chasse et de pêche
Des vaches paisibles
Et des soirées sans fin
Hirondelles perdues de mon pays d’enfance
L’esprit, large comme la main
Qu’au détour d’un chemin je retrouve
Dans une phrase de Montaigne
J’ai rêvé la ville où je me perds
Comme ma grand-mère à mon âge,
Éloigné d’elle
J'en rêve encore
La ville quand j’étais gamin
M’attirait mystérieusement
Ses hautes maisons
Ses gens si différents
Ce n’est plus elle que j’aime
C’est un fille sauvage aux yeux clairs
Qui sait juste aimer
La joie pure
Donne
Sans rien demander
Elfe de la forêt obscure
Fragile comme une feuille d'acacia
J’ai rêvé la ville où je me perds
Comme ma grand-mère à mon âge,
Éloigné d’elle
J'en rêve encore
Parfois, rarement, je vole
Au dessus de la grande ville
Vais où je veux, en vain, en vain, en vain
Le vent du soir s'en souvient
J’ai rêvé la ville en vain
Rêvé la ville en vain
La ville en vain
Mais toi, je t’aime
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