Il y sa si peu déjà
nous nous battions contre un extrémisme catholique dominant, contre
la répression obscène d'une jeunesse naïve, mais
vraie, qui pensait, après les maîtres-penseurs libéraux –
plus de droite et d'extrême droite que de gauche, mais personne ne
le savait encore, pouvoir innocemment et naturellement
« vivre avec son corps » dans une liberté relative,
faisant fi, comme il est bien de noble coutume à cet âge, de
la pression sociale totalitaire.
Mais la jeunesse est la
cible de toutes les manipulations, le lieu de toutes les illusions,
même si cet état de fait révèle le rôle essentiel qu'elle
a à remplir dans reproduction sociale ou dans la libération
personnelle. Nous n'avons jamais, quelque soit la raison
intellectuelle invoquée, approuvé aucun terrorisme moral,
et d'autant moins auprès des plus jeunes d'entre nous, qui n'ont
évidemment rien à voir avec la catégorie économique nommée
« les jeunes » : un être n'est pas un segment de
marché.
L'extrémisme
est toujours un terrorisme intellectuel, derrière la morale, l'ordre
et l'idéologie.
Les premiers effets du 7 janvier 2015 sont déjà visibles, actifs et
délétères. Le choc
du terrorisme pseudo-islamiste, lui-même fabriqué par les capitaux
et les politiques occidentales militaro-industrielles au moyen-orient
et ailleurs, a propagé une onde
de choc que tous se disputent pour une récupération réglée
d'avance dont
personne ne peut plus croire qu'elle n'aboutira pas à un
durcissement militaro-policier des politiques intérieures et
extérieures et au premier chef de la France officielle.
Gauche
et droite, dépassées
par le
choc, voient leurs pouvoirs contesté par une extrême droite qui
peut désormais jouer à fond la carte d'une laïcité pure
dure et pousser très loin les
enchères hors du cadre démocratique traditionnel du pays, en
tentant de fusionner cette carte aux extrêmes fascistes et
communistes, si on veut, pour
employer une image. C'est l'image du marteau et de l'enclume,
ressuscitée et repeinte,
d'un passé récent oublié,
mais qui a fait ses preuves.
D'où
le climat de guerre chaude laïque
actuelle, qui est d'abord celui d'une guerre culturelle, où l'un par
l'État, l'autre par la religion, chacun est sommé de choisir son
camp, comme s'ils n'étaient
pas, ces camps, convertibles et intervertibles.
L'onde pousse chacun chaque jour un peu plus à la folie d'une guerre
civile larvée, avec
ses impératifs catégoriques croisés,
le mettant dans la situation infantilisante d'avoir à « choisir »
un parent d'adoption – entre
mère et père légitimes.
Dans cette atmosphère prè-guerrière, celle qui apparaît
comme par miracle dès
qu'on ne sait plus quoi
faire, la voix de la raison vient tout naturellement d'un certain
« réalisme libéral » modérateur productif.
Ce
dont on peut être absolument sûrs,
c'est que cette voix n'est donnée que
lorsque certains intérêts sont en jeux : « le marché »
n'étant pas, par nature,
particulièrement dépassionné, pacifiste ou, pour le moins, moral.
Ce que l'on sait c'est aussi qu'il joue toujours un double ou triple
jeu de plan B, C, D... Comme dans les services secrets normaux.
Tous les jeux des causes et effets sont recalculés
en permanence jusqu'à plus soif. La soif pure,
l'absolu
humaniste programmé.
Ce qui compte pour lui ce n'est donc pas les faits, mais leur direction indirecte, comme au billard. Il n'y a qu'un seul trou, peu importe comme on y arrive.
Ce qui compte pour lui ce n'est donc pas les faits, mais leur direction indirecte, comme au billard. Il n'y a qu'un seul trou, peu importe comme on y arrive.
La
démocratie représentative
est un système de manipulation par le jeu mécanique
des minorités majoritaires
et des
majorités minoritaires, un jeu de l'esprit mathématique truqué.
Nous sommes dans la représentation idéologique comme une
science dure fait de
l'expérimentation animale, où les minorités de synthèse,
à la fois sujets et objets,
permettront l'élargissement
des résultats de
laboratoire au terrain naturel,
avec toutes les virtualités des marchés des applications
et normalisations suivantes.
L'esprit de synthèse, dissimulé derrière celui des Lumières, étant le cœur, technicien, plus que scientifique, de l'idéologie sociale-libérale.
L'esprit de synthèse, dissimulé derrière celui des Lumières, étant le cœur, technicien, plus que scientifique, de l'idéologie sociale-libérale.
Dans
un laboratoire normal on élève des rats, on les conditionne et
déconditionne, on teste leur limites dans certaines programmations
psycho-pavloviennes. On fabrique des idées, des idéologies, des
désirs, des ego de masse,
en série, dès que les résultats sont suffisants
par rapports aux critères donnés :
rapport à la vérité, au pouvoir, aux structures intériorisées, à
leur rigidité et leur flexibilité affective
d'abord.
Affectivité-avidité-creuset de toutes les mystiques, vieux pot pourri des cuisines nouvelles, réchauffé de singe, éternelle soupe à la grimace du « zoo humain » et des réserves naturelles, ou pas. De moins en moins naturelles. Mais du stock. On pense aux re-forestations. Les limites sont donc passées de la nature au labo, aux fous du labo.
Affectivité-avidité-creuset de toutes les mystiques, vieux pot pourri des cuisines nouvelles, réchauffé de singe, éternelle soupe à la grimace du « zoo humain » et des réserves naturelles, ou pas. De moins en moins naturelles. Mais du stock. On pense aux re-forestations. Les limites sont donc passées de la nature au labo, aux fous du labo.
Comme
pour les espèces protégées, il y a aussi les surpopulations
galopantes de réserves naturelles classées,
protégées, et le vertige
de la démographie
mondiale face aux ressources raréfiées. Comme pour les
autorisations, données aux Clubs de chasse officiels,
de prélèvement rationalisé de l'excédent,
catastrophes humaines
imprévues et guerres
incontrôlables
apparaissent avec leur prédations
gestionnaires-salvatrices.
Le plan culturel, avec ses génocides naturels, autorisés,
puis « reconnus » et indemnisés,
est au centre du
recentrage stratégique.
Ainsi, toute minorité va et vient au gré des vents libres de la violence du monde du même nom. Comme pour le moteur à explosion. On construit la machine comme on construisit la muraille de Chine. Dans le sens de la résistance et du progrès « stabilisé » d'une civilisation de la puissance pure et simple.
Ainsi, toute minorité va et vient au gré des vents libres de la violence du monde du même nom. Comme pour le moteur à explosion. On construit la machine comme on construisit la muraille de Chine. Dans le sens de la résistance et du progrès « stabilisé » d'une civilisation de la puissance pure et simple.
Nous
nous sommes battus, plus jeunes, contre l'interdiction des jupes
courtes pour certaines filles qui avaient envie de les
porter, pas pour une culture de
masse « moderne et libérée » des limites
naturelles de la décence commune,
ni pour l'industrie de la mini-jupe obligatoire,
obligée.
Nous nous battrons demain contre l'interdiction de la jupe longue considérée comme signe d'une tradition culturelle non sociétaliste laïque, interdiction cherchant à manipuler, de plus, la peur légitime d'un communautarisme d'anéantissement des cultures-mères.
Comme hier nous nous battrons contre l'imposition d'une morale vestimentaire plus imbécile encore que celle qui ne voulait voir aucun genou féminin dépasser, il y si peu encore, et qui aujourd'hui, bien assise dans son conformisme sociétal-libéral, veut tous les voir alignés au rassemblement du matin.
Nous nous battrons demain contre l'interdiction de la jupe longue considérée comme signe d'une tradition culturelle non sociétaliste laïque, interdiction cherchant à manipuler, de plus, la peur légitime d'un communautarisme d'anéantissement des cultures-mères.
Comme hier nous nous battrons contre l'imposition d'une morale vestimentaire plus imbécile encore que celle qui ne voulait voir aucun genou féminin dépasser, il y si peu encore, et qui aujourd'hui, bien assise dans son conformisme sociétal-libéral, veut tous les voir alignés au rassemblement du matin.
Notre
culture-mère, en grande partie, mais pas seulement, d'origine
chrétienne, se sent, obscurément,
peut-être, mais à juste
titre, menacée par différentes stratégies obscurantistes
indirectes importées qui
manipulent, à l'évidence, aussi bien certains passages de
conversions monothéistes
dans leurs « équivalences d'unités de valeur »,
suite à de si logiques et prévisibles désenchantements –
notamment dans la jeunesse vive et spirituelle – , que dans
l'utilisation fascisante
qu'en fait un terrorisme, à
l'autre bout du manche,
financé et dirigé en
une arme culturelle de destruction psycho-culturelle massive.
Les
stratégies indirectes internes et externes visent
à récupérer les effets à la fois
de cette désertion et de cet affrontement pour les recapitaliser en
patriotisme de guerre civile mondiale. En
patriotisme culturel mondial ou internationaliste.
D'où les pressions, les chantages idéologiques contre la liberté fondamentale de l'être et de la personne, ici et là-bas, – la fascisation, la fascination et la fixation intellectuelle des « têtes de troupeau » sur la présentation et représentation de corps sur-codés à la foire aux affaires culturelles, avec ses stands industriels de guerre idéologique.
D'où les pressions, les chantages idéologiques contre la liberté fondamentale de l'être et de la personne, ici et là-bas, – la fascisation, la fascination et la fixation intellectuelle des « têtes de troupeau » sur la présentation et représentation de corps sur-codés à la foire aux affaires culturelles, avec ses stands industriels de guerre idéologique.
Reagan,
autrefois qui était hier, avait bien diabolisé l'ennemi comme
« force du mal », le sensualisme libéral productiviste
prenant le relais, à une échelle inédite d'illimitation
« libertaire », de
la morale contre-nature d'un catholicisme fondamentalement
anti-chrétien, dès Adam Smith and Co.
Avec son système de corruption productive, le désir industriel avancé, pour poursuivre son expansion illusionniste prédatrice, doit séparer son étage supérieur de toute forme spirituelle naturelle, mono- ou polythéiste.
Orient et moyen-orient ne seront plus que provisoirement utiles dans leur rapport économiquement médiatisés avec une nature restante et ses « ressources » : en attendant le sabotage généralisé de leurs traditions, la mise à distance de cette nature, permet provisoirement toutes les manoeuvres nécessaires à l'inévitable réajustement super-structurel de la modernisation à venir.
Avec son système de corruption productive, le désir industriel avancé, pour poursuivre son expansion illusionniste prédatrice, doit séparer son étage supérieur de toute forme spirituelle naturelle, mono- ou polythéiste.
Orient et moyen-orient ne seront plus que provisoirement utiles dans leur rapport économiquement médiatisés avec une nature restante et ses « ressources » : en attendant le sabotage généralisé de leurs traditions, la mise à distance de cette nature, permet provisoirement toutes les manoeuvres nécessaires à l'inévitable réajustement super-structurel de la modernisation à venir.
Les
genoux des filles figuraient un Signe du Diable,
et leur sagesse naturellement païenne, une sorcellerie menaçant
l'ascétisme culturel de l'Empire fascinant du pouvoir héréditaire
et divin de la puissance humaine pure dissimulée à l'ombre des
dieux domestiqués des peuples, malgré la résistance à toute
épreuve d'un Christ romanisé.
Signe du Diable donc que cette sorcellerie grecque d'amour naturel et de fêtes transfigurantes du corps sacralisé, transcendant, hérétique, classique. C'est pourquoi, évidemment plus malin au final, à finalité utile, le Diable lui-même releva innocemment la jupe des filles et le défi de la Providence et de la Prospérité, inversant les rapports de productivité au bien et au mal vers le bas, renversant la table des valeurs truquées pour la remettre sans plus aucune valeur du tout. Économique non ?
Signe du Diable donc que cette sorcellerie grecque d'amour naturel et de fêtes transfigurantes du corps sacralisé, transcendant, hérétique, classique. C'est pourquoi, évidemment plus malin au final, à finalité utile, le Diable lui-même releva innocemment la jupe des filles et le défi de la Providence et de la Prospérité, inversant les rapports de productivité au bien et au mal vers le bas, renversant la table des valeurs truquées pour la remettre sans plus aucune valeur du tout. Économique non ?
Facile
était la corruption d'une jeunesse maintenue trop longtemps dans les
misères pourrissantes d'un puritanisme utilitariste de façade et de
pouvoir : tout esprit d'enfance survivant du camp mental et
sentimental peut en témoigner.
Le
romantisme noir prit le pouvoir sur le blanc, sa chevalerie se
fit d'industrie, usurpant la gloire et l'honneur d'une race périmée
d'esprits libres et aristocratiques. Une fois éteints leurs feux et
leur fougue primaires sous des montagnes de mensonges logiques
et psychologiques, c'est le Signe de Dieu, leur marque de
fabrique démocratique qu'il fallait anéantir, « le
signe religieux d'appartenance » de l'ancienne alliance
avec le peuple profond et souverain.
La
longueur d'une jupe ne cache pas seulement le genou, elle cache aussi
le feu aristocratique populaire, naturel, d'Eros, frère en Christ
quand il est bien né grec. C'est pourquoi l'origine
biologique divine est aussi la cible de la Nouvelle Inquisition
Économique de Masse.
