Dans un monde déchu et
absurde, bien perçu par Nietzsche comme menace permanente sur
une humanité décrochée, le réenchantement matériel
technicien de consommation ou de transformation ne peut parvenir
à la transfiguration positive des limites de la condition humaine,
ni permettre de renouer avec les visions cosmogoniques du sens
originaire de l'être, désormais enfoui profond en chacun, tabou
moderne subtilement dissimulé ou brutalement asséné.
L'abstraction absolue de
la modernité du monde jamais ne compensera l'inhumaine perte de
l'ancien univers relié :
chaque « chose », réduite à l'état
d'objet, agonise sans un
soleil plus généreux qu'impitoyable.
Les liens anciens – il faut
le répéter jusqu'à la fin
– était irremplaçables dans leur rationalité sacrée.
La survivance dégénérée d'un sentiment métro religieux
n'y changera rien, au contraire : il ne produira
que plus des
mystiques dégradées et dégradantes.
Ces
liens anthropocosmiques,
vieux comme le monde, étaient infiniment plus rationnels que la
raison cartésienne moderne des dragons mécaniques qui dévastent,
comme dans le film Matrix,
ce qu'il en reste : jamais elle n'ira jusqu'au bout du
monde, et elle le sait
pertinemment bien.
Elle ne rêve, dans sa folie criminelle, que d'en
venir à bout, comme celle de
ces révolutionnaires d'il y a quatre siècles, d'en abattre
quatorze. Du vieux monde, faisons table rase...
Au bout de cette
arasion logique
apparaîtra un monde meilleur, et même le meilleur, cher Aldous. Un drôle de bout du monde !

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