Le gain mécanique du
couple automobile, comme
toute mécanique, naît d'une perte divine,
comme le fit remarquer un penseur d'éternité. La mécanisation de l'être le transforme en devenir, en dynamique de
remplacement productif. L'un esclave de l'autre dans leur
réciprocité égalitaire de principe, permettant
par la
mutualisation de
forces libres, leur mutation
en énergie servile.
Un
faux mouvement perpétuel de fonctionnement remplace le céleste, une
servo-relation productive remplace le monisme transcendant des
origines, le rétrogradant
de ses hautes influences et le ramenant par la violence "spirituelle" sur une
terre propriétaire.
Cette immanence révolutionnaire d'apartheid, un mouvement purement social-égoïste, séparatiste. Ordre
nouveau, pur libre-échangisme de marché de
l'être humain. Et
de pure interchangeabilité financière.
Cette
humanité d'humanisme social, accouplée à la contemplation
marchande de son pur plaisir
existentiel, n'est plus que
déphasage commercial où
le besoin et sa satisfaction ne font que répondre aux
désirs autonomisés de visées
déconnectées de la réalité de la petite éternité humaine
enchâssée dans le Grand-Tout. La chasse est ouverte au
le Jardin du Bon Dieu...
Le
Grand Système de Régulation Matérielle soumet la
ressource, à défaut de sa source,
autrefois infinie, sans pouvoir rien renouveler pour
autant : simple
multiplication des pains industriels de masse, miraculeux credo des insatiables appétits tabulatoires .
C'est le Temps, dans
lequel chute, comme un torrent bientôt tari, l'énergie première de
l'être, joie autrefois transcendante. La complémentarité des
différences essentielles d'alors, ne sont plus vécues que dans une
éternité incarnée fantôme, désaxée, en roue libre, vidée de toute substance.
Cet
avide produit de
pseudo-remplacement
nous roule dans la farine d'un monde en blanc.
En
fait cette éternité
désincarnée ou
erratique, déclassée, est
progressivement transmutée en consommation existentielle
industrielle "d'éternisation" sociale,
dont l'image
monnayée permet de récupérer
l'énergie primaire, transformée en perpétuité de rapport de production-
reproduction, en unité détournée de pseudo-vie calibrée. "Soleil Vert !"
Cet
épuisement du monde,
au sens strict, dans son
évidence manichéenne, le, et nous place d'ores et déjà
sous perfusion permanente : rien ne remplacera rien, tout
sera retranché à tout. C'est l'évidement de l'intérieur pur et simple.
Qui,
maintenant, hors un nouveau K.Dick, pour imaginer ce
simulacre global à venir ? Matrix
n'est qu'un simulacre posé sur un simulacre : la téléportation d'un virtuel de rêve est le dernier leurre
hollywoodien à l'heure sonnée d'Ubik.

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