Le seul problème est le
moi. Il faut lâcher prise. Tout ce que nous sommes et avons, sera
dispersé. Comme les feuilles d'automne ou les pétales du printemps.
Quelle est cette religion de soi ? Qui nous a convertis ?
Qui dirige la conscience sociale de soi ? Cette conscience
morale des autres ? Nous n'avons rien à voir avec cette
superstition, cette imposture intériorisée, cette image, cette
représentation égoïste du monde, cet égocentrisme spirituel, plus
délétère que la corruption du plaisir à vendre.
Il est sa couronne
parfaite, la perfection de son vide producteur. L'avidité
de Psyché, le singe consommateur du cœur; sa jalousie calcine le plus
jeune enfant et le transforme en pieux robot domestique.
Comment en sommes-nous arrivés à croire en notre personne sociale ? Par la terreur qui nous fait renoncer à notre personne humaine, sous le masque.
Comment en sommes-nous arrivés à croire en notre personne sociale ? Par la terreur qui nous fait renoncer à notre personne humaine, sous le masque.
Défendons
les films de Peter Weir, leur révolte au cœur de la tradition, face
au commerce et à l'industrie spirituels de masse qui nous font
porter ces masques ordinaires
de clones dans cette guerre des étoiles et médailles, faite à
notre vérité personnelle, à
nos peuples, à
nos cultures, l'honneur de
nos sentiments et le courage de nos corps.
Le seul problème est le
moi, non le whitmanien, mais le cartésien, non le romantique, mais
le psychanalytique, menoté à sa libido
de carton-pâte hollywoodienne par les publicitaires de la
consommation de soi dans l'autre
et de l'autre en soi.
La seule question qui compte vraiment c'est le
narcissisme social,
obligatoire et surveillé comme une transaction financière. Notre
crédit en soi, notre
« crédit photographique », comme on dit au cinéma. Sortons du film de nos vies rêvées en séries, entrons dans la vérité de ce que nous sommes.
