Ce qui va et vaut pour un
Chrétien de Grand Vent
n'est pas le Jésus historique, mais l'histoire du Christ. Ce n'est
pas l'interprétation de ses paroles, mais leur valeur symbolique, ce
n'est pas le Dieu-fait- homme, mais l'humanité d'un sage, d'un
Bouddha d'occident. Ce n'est pas sa race, sa place auprès du Père
ou ses « idées », mais la vérité de son humanité,
en actes et en paroles. Ce n'est pas l'horreur de sa mort, mais la
beauté et la force sereine de sa vie libre et
ordonnée. Non l'exemple de
la souffrance infinie
d'un sacrifice –
institutionnalisé
dans le sens de la soumission au mal au pouvoir.
C'est une souffrance symbole
de la condition humaine,
vécue, mais subie et dénoncée, au nom de l'Humain et de
Dieu, contre certains hommes et certains dieux. Là
réside
le miracle de sa
parole et de son esprit, de son histoire,
non l'histoire de ses miracles, ou celle d'un « magicien »
apparent. C'est qu'il
soit apparu et que
dans son apparence, il
ait été absolument vrai.
C'est qu'il ait été,
entier, – radical symbolique.

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