L'arriviste absolu Voltaire, technicien progressiste d'une tolérance radicale, moquait les superstitieux « criminels » de la Colère de Dieu.
A quand un Génie
Sécuritaire absolu qui nous ordonnera de supprimer les arbres pour
éviter les tempêtes ?
C'était un ancien –
mais très jésuitique, avec de rares essences américaines –
Jardin du Bon Dieu. Transformé en parc par une "sénioriale" cité
résidentielle. Un matin, une grosse branche de pin parasol tombe
devant les fenêtres. Le lendemain, un bel arbre, dans la force de
l'âge, tombe, sur la pelouse de derrière, sous les dents d'acier
d'une tronçonneuse.
Comment a t-il été reconnu
que cet arbre était dangereusement creux ?
Arbre magnifique, à
terre, débité en tronçons pour une hache de vengeance, dans
l'éclatante couleur d'une santé parfaite, comme ce jeune
"nègre" non armé, récemment
abattu d'un demi-douzaine de balles policières en pays du Nouveau
Monde, avant la tempête annoncée d'une émeute virtuelle.
Comment
ces deux communautés, hommes et arbres, en sont-elles venues à de
pareils
extrémismes
unilatéraux ?
Nous ne répondrons pas à cette question, qui relève de la science
et de ses inhumains experts humains.
Mais
nous savons, de douloureuse expérience – d'abord pour nos frères
arbres –, que la santé parfaite de
cet arbre était d'un autre monde, d'un au delà naturel
disparu, après le surnaturel. Monde où le bois de leur chair ne
menaçait nullement le béton armé des esprits, mais était
sacrifié avec amour et respect pour armer longtemps les montants de façades de terre battue.
Mais
dans le nouveau monde qui nous a « construit », toute
force naturelle non contrôlée est devenue, par la force des
choses humaines les plus inhumaines, une insupportable menace pour
notre si ridicule et cynique sécurité d'esprit.
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