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vendredi 12 décembre 2014

LA VÉRITÉ # 5 FARENHEIT 451






L'internationale terroriste gagne l'opinion – l'opinion, ce confor(t)misme de ceux qui ne croient en rien –  Elle réussit partout, avec force rhétorique et syllogismes, suffisamment bien propagandés par l'orchestre noir des médias, à faire admettre la légitimité « normale » d'une sorte de droit à la torture d'exception, finissant par discréditer, comme immorale et laxiste, et donc faisant le jeu de l'ennemi, l'obligation la plus élémentaire d'humanité. Nous sommes en guerre psychologique permanente, ne l'oublions pas. Le principe d'humanité est devenue un luxe hors de prix, un truc de nantis, une lubie de bourgeois.



Depuis les nazis et leur responsabilité collective, nous avons vu, mais déjà oublié, comme il est facile de faire basculer un peuple dans cette libération pure et dure de la morale des faibles, un peu comme les riches, depuis quelques temps, veulent se libérer de l'insupportable oppression des pauvres ! Qui a intérêt à ce basculement psychologique de masse ? A ce déséquilibrage mental d'un peuple, comme celui de France, il n'y a pas si longtemps respecté partout pour son intelligence ? En tout cas, l'heure a sonné, c'est clair, de parachever l'oeuvre de destruction massive des meilleurs esprits européens, entamée à partir des deux dernières guerres mondiales.



On peut et doit donc torturer de nouveau en paix, au nom du contre-terrorisme, ce que les services compétents français, formés en Algérie, s'étaient fait un honneur d'enseigner à nos amis des écoles militaires américaines, avant les exercices pratiques du Chili... Torturer pour le bien de tous, on l'a évidemment toujours fait : la raison d'État, contrairement à la normale, n'a pas de limites réelles. Ce qui est nouveau, c'est que tout le monde, ou presque, soit aujourd'hui en résonance et en raisonnance avec les pratiques sous-humaines de gens que les lois d'exceptions placent au dessus de la loi morale la plus humainement basique.




Les terroristes de tous poils ont gagné : nous sommes enfin devenus comme eux : la meilleure fin justifie les pires moyens. Nos frères en haine nous ont contaminés : la raison pratique prime sur la morale supérieure, le principe de réalité sur celui de vérité. La terreur répond à, et justifie la terreur. Il est bien et juste de terroriser les terroristes, faute de solution, comme on dit et répète, impuissants.




 




Comme aux périodes les plus noires de notre histoire, à cette impuissance construite, répond une puissance de destruction nue, qui neutralise et liquide les principes éternels. Le terrorisme a gagné : les guerres de religion sont de retour, plus implacables que jamais, mais bien déguisées en tribunal révolutionnaire de la raison pratique universelle, avec son nouvel ordre par le chaos, son nouvel équilibre de la terreur, ce grand carnaval de la peur fascinée autour du grand feu.

mardi 18 novembre 2014

TOMBÉS SUR LA TÊTE




Rééduquer des gamins décapiteurs ? Pourquoi n'a t-on jamais pensé, aussi, à rééduquer ces anciens gamins, usés par l'erreur nazie, figurant parmi les grands responsables assis sur les bancs du tribunal de Nuremberg ? On se paie la tête de qui ? A t-on encore la sienne bien accrochée ? Ne l'a t-on pas déjà symboliquement perdue ? Qu'on en retourne certains : peut-être. Qu'on ramène de force, ou par tout moyen vraiment convainquant et sans barbarie aucune –, au service d'un minimum de réalité humaine, ceux qui sont « récupérables », au sens noble du terme, bien sûr ! Qu'on ramène ceux-là à la raison et au bonheur d'une réparation rédemptrice susceptible de sauver -racheter des vies et des équilibres, naturellement !



Mais on ne respecte pas un ennemi qui ne respecte rien en le faisant passer pour fou : l'ennemi est la folie d'inhumanité de gamins décapiteurs en soi et en eux, mais après et à la suite de ceux, ennemis majeurs de l'intérieur et de l'extérieur, qui ont inoculé, ou greffé savamment cette démence fasciste à leur relative innocence perdue. Ces derniers manipulateurs devant évidemment être plus redevables de comptes que les bas exécuteurs corrompus qui horrifient tant. Ce sont eux qui ont d'abord perdu la tête et réclament celle des autres pour faire bonne démesure.



Ceux-là sont les premiers criminels de guerre contre l'humanité dans leur responsabilité morale et intellectuelle, et leur triste peine ne peut en aucun cas être minimisée par rapport à ceux assis à Nuremberg figurant comme non embrigadés, mais embrigadeurs du crime planifié idéologiquement. La tête du poisson chinois doit être tranchée dès le départ, pour que des adolescents-bouchers ne tranchent plus celles qu'on leur désigne, à partir de celles  demandées dès du commencement théorique.



Comme le précisait Simone Weil, il y a bien une responsabilité morale incontournable sur le plan intellectuel, responsabilité absolue dont personne, imprescriptiblement, ne devrait jamais être exonéré, quelque soit son niveau de pouvoir intellectuel. 

Tant que nous ne viendrons pas à cette certitude de base, aucun moyen ne sera jamais trouvé qui puisse s'accorder au devoir absolu d'humanité exigé par nos vraies valeurs. Le propre de ceux ayant perdu la tête étant de ne pas voir comment (…). Weil toujours : l'humanité ne peut être une valeur ou un devoir « normal » : c'est une obligation absolue, sans relativisation possible, celle qui permet, justement de nous maintenir comme humain envers (et face à lui) qui l'autre est tenu à l'humanité.



Cette obligation est capitale, sous peine de mort clinique morale, pour ses amants ordinaires et extraordinaires, et d'annulation du contrat d'humanité, pour tout triste fonctionnaire normal de la Vérité.



samedi 25 octobre 2014

HUMANITAS PERDIDAS



Aux Ingénieurs et Architectes du Monde Nouveau, qui n'inventerons jamais rien pour ce, et ceux que leurs rationalisations tuent.




Humanité quantitative : bientôt 9 milliards d'êtres humains, comme si ce « résultat » était naturel. Tombait du 7ème ciel de la déesse Fécondité. Comme un tsunami imprévu. Alors que nos experts, dans le même temps, nous parlent d'un avenir à 50 ans ou plus, et des conséquences merveilleuses de nouvelles politiques, inventées pour notre bonheur.



Nous ne parlons pas de volonté précise mais de mesure vérificatrice complice puis manipulatrice, celle liée au contrôle, au pouvoir et à la puissance matérielle. Cette puissance acquise, ce feu volé, courbe qui nous inverse dans sa subtile dialectique interne post-hégélienne de moyen : la supériorité du nombre devient son infériorité, l'accumulation est pesanteur
weilienne. Les premiers, en vérité, sont bel et bien devenus les derniers. L'horrible travail de Rimbaud, le "misérable miracle" s'est "historiquement" réalisé.


Comme si la science démographique n'était jamais née, ni les politiques familiales, ou les planifications à l'échelle planétaire. Comme si personne n'avait fabriqué de courbes liées au progrès et à ses « projections », comme si la prospective était du latin et la division internationale de la production-consommation, du grec.



Comme si les progrès de la médecine, par exemple, avaient, depuis quelques siècles, des conséquence tout à fait inattendues, des impacts de hasard divers et variés non envisagés, escomptés, spéculés, et manipulés par ces armées d'experts patentés, financiers, économiques, militaires (…) auscultant le monde depuis qu'il est à acheter, vendre, conquérir ou coloniser, comme mari jaloux fait surveiller le lait de la vie de sa femme.



Par ailleurs, et parallèlement, comment s'empêcher de songer « mauvaisement » aux stratégies géniales des divers élevages industriels qui pourrissent nos campagnes comme indispensable pendant « alimentaire » rural au cancer de la concentration urbaine ? Le mal par le mal, toujours a posteriori.



La ressource humaine est fortuitement devenue « excédentaire » par tous ses calculs théorique possibles. Les exigences posées ont bel et bien produit le problème résolu en contrainte technique.



Elle subira le même sort que ces trains entiers de blé que les USA déversèrent en mer dans les années 20.



Cette ressource excédentaire-là permet aux cuistres criminels qui le gouvernent, de tout déséquilibrer, de prétendre et claironner aux quatre coins du monde, civilisé d'Europe par exemple, que les conditions normales d'existences de notre humain « genre » ne sont plus réalistes, ni adaptées aux techniques nouvelles appelées par les nouvelles conditions de leur application délinquante.



Pour ce qui est des trains humains, on nous répondra, à raison, que ça a déjà commencé en 14 pour finir à Buchenwald ou Dachau. Nous nous rappelons de certains des maîtres de notre jeunesse, passés par ce détour ferroviaire de l'histoire, et de leurs avertissements avisés et tragiques, que les plus stupides d'entre nous prenaient pour folie passagère. Mais nous étions des jeunes. De cette catégorie humaine élevée au mensonge et au jouet, comme on élève un autre bétail au maïs ou au blé. Nous n'avions pas encore pris de train vers l'abattoir 5.



Mais rassurez-vous, les conditions catastrophiques auxquelles notre démographie dirigée nous mène ont été planifiées par des esprits compétents. La valeur qualitative d'une humanité digne de ce nom a été dévaluée et dégradée, comme le goût du poulet d'élevage en batterie, ou comme un traître à la patrie du Chiffre. L'homme nouveau a des caractéristiques conformes aux exigences techniques de la rationalité industrielle moderne inaugurée par les nazis. C'est un « adapté ».



La sélection naturelle a été totalement relayée. Plus loin, nous sommes déjà dans la sélection biologique sociale la plus massive concernant le parc humain. Seuls survivront les Adaptés. La contrainte bientôt directe de la reproduction sanitaire contrôlée de ce parc submerge déjà tous les domaines, sans exception, comme dans un immense camp de réfugiés concentré en zones urbaines.





Nous sommes de trop, l'humain est un surnombre coupable autant qu'un facteur responsable de la destruction des ressources et de leur production, ne méritant plus que l'automatisation de la Fourmilière géante, pour un bonheur conforme au Plan et à l'ensemble de ses prévisions systémiques, celles des machines connectées du Marché de la survie.



Plus aucun rapport vrai avec ce que nous sommes en profondeur au sens d'humanité ou de société profonde. Une humanité sans qualité, dans la singularité perdue de sa nature et de sa culture. Nous avons troqué pensée et sentiment pour du chiffre et du code dans l'espoir maladif de nous libérer d'une condition jugée injuste par une raison devenue folle comme la roue libre d'un véhicule civilisationnel crashé. Véhicule militaire dinosaurien comme un tank de 14 piégé ou un cuirassé américain de 1880 retourné sur le flanc.



Nous ne sommes déjà plus qu'une sorte de numérisation modélisée de la forme humaine unitaire, sans plus rien d'unique unifié d'origine.

(...) "unité fonctionnelle synthétique positive" : " L'objet technique concret [ici l'humain] est celui qui n'est plus en lutte avec lui-même, celui dans lequel aucun effet secondaire ne nuit au fonctionnement de l'ensemble." (Simondon par Ellul).

Nos rêves vont vers des mouvements intérieurs perpétuels de camés en quête de doses compensatoires. Nous avons tellement perdu de poids et mesure dans nos calculs d'astronomes-apothicaires qu'il ne nous reste plus, comme destin commun, que la vérification aidée, sans fin, de la bande passante de procédures stabilisatrices évanescentes, crachotante comme une vieille TSF abandonnée au milieu de nulle part. Sorte de mélange cinématographique surréel dérisoire du Meilleur des mondes et de A.I.



Ne plus entendre parler d'humanité standard en fabrication est un luxe inabordable, comme ces terres utopiques et mythiques que seuls quelques modernes miséreux profonds, ceux qui coulent et touchent le fond, ont la chance cruelle de croire diablement connaître, en bas, aurait dit Rimbaud, fils maudit, dans l'horrible agonie à laquelle les voue, à la suite de Frère Baudelaire, le pire du meilleur des mondes possible, au sens scientifique terminal. Au sens matériel, noyé pensif.

Bingo crépuscule des Hommes !










dimanche 14 septembre 2014

JESUS ET LE CHRIST

Ce qui va et vaut pour un Chrétien de Grand Vent n'est pas le Jésus historique, mais l'histoire du Christ. Ce n'est pas l'interprétation de ses paroles, mais leur valeur symbolique, ce n'est pas le Dieu-fait- homme, mais l'humanité d'un sage, d'un Bouddha d'occident. Ce n'est pas sa race, sa place auprès du Père ou ses « idées », mais la vérité de son humanité, en actes et en paroles. Ce n'est pas l'horreur de sa mort, mais la beauté et la force sereine de sa vie libre et ordonnée. Non l'exemple de la souffrance infinie d'un sacrifice institutionnalisé dans le sens de la soumission au mal au pouvoir. C'est une souffrance symbole de la condition humaine, vécue, mais subie et dénoncée, au nom de l'Humain et de Dieu, contre certains hommes et certains dieux. Là réside le miracle de sa parole et de son esprit, de son histoire, non l'histoire de ses miracles, ou celle d'un « magicien » apparent. C'est qu'il soit apparu et que dans son apparence, il ait été absolument vrai. C'est qu'il ait été, entier, – radical symbolique.