Après les massacres de
janvier 2015 en France, après bien d'autres, ailleurs et avant, et
avant d'autres, hélas, à venir, « nous sommes en guerre »
ouverte contre une internationale fasciste qui terrorise le
monde, prétendument islamique, comme il y a un prétendu État
islamique. C'est bien de le dire, c'est mieux de la faire au plan
exact, dont le contre-terrorisme
vrai ne sera jamais un terrorisme de plus, et plutôt un en
moins, absolument, radicalement.
Guerre ouverte
non-déclarée (mais progressivement, par la force
des « choses », reconnue comme telle), puisque
aucun État reconnu n'y a d'armée régulière, que les interventions
des Alliés sont
officiellement des opérations de maintien de l'ordre,
mondial ou local,
humanitaires, ou directement
sous directive ou mandat
international.
Opérations discrètes ou secrètes, spéciales, incompréhensibles, incohérentes au moins, imprévisibles, c'est certain, dans leurs conséquences, comme on énerve des fauves piégés.
Opérations discrètes ou secrètes, spéciales, incompréhensibles, incohérentes au moins, imprévisibles, c'est certain, dans leurs conséquences, comme on énerve des fauves piégés.
Guerre,
ouverte non-déclarée, qui ne dit pas son nom, anonyme
comme certaines sociétés.
Ce que les professionnels
nomment guerre de l'ombre, guerre asymétrique,
pour le moins protéiforme et totale,
c'est à dire, depuis Hitler, pour la période moderne, ne respectant
plus aucun principe humain,
un peu comme une certaine économie,
dite aussi de l'ombre.
Il
y a, fondamentalement, une négation
(nihilisme de principe) du principe et de la valeur
d'humanité censés
fonder
une civilisation
vendue
comme avancée,
celle à laquelle nous
appartenons, ou plutôt, qui nous appartient.
Négation
moderne dans son
officialisation
et ses légitimations ouvertes
à toutes les opportunités de vents mauvais.
Ce qui ne veut pas dire
qu'elle ne soit pas une résurgence,
provoquée par une excessive
pression civilisatrice technicienne
sur notre nature, de
barbaries plus anciennement
bestiales et
décadentes.
Guerre des
civilisations, ont déclaré des
gourous patentés assis
à la droite de Dieu. Guerre
des valeurs, guerre culturelle... Une chose est certaine : un
certain type de guerre, la fasciste,
pour être clair, ne peut évidemment jamais se réclamer de quelque
valeur que ce soit, et encore moins de quelque culture que ce soit.
Une vraie valeur, et encore plus, une vraie culture ne pouvant être
jamais être vraie
sur des positions particulières hégémoniques,
n'étant jamais que des
expressions déterminées d'une unité universelle, dont
d'ailleurs, elles cherchent toutes, dans
leur sale guerre de conquête,
réussie ou pas,
à se réclamer, activant une
internationalisation cohérente et coercitive des
désordres, pour
nous illusionner sur leur potentiel spatial humain
de puissance.
Les relativistes,
à l'inverse,
prônant
des valeurs –
souvent les mêmes, repeintes
– collectivisées,
en défensive souvent
plus
guerrière et fanatique que
l'offense elle-même,
quand ils ne sont pas co-initiateurs
des
concurrences sauvages agitant
la marmite, le
melting-pot mondial. Actionnant,
quant à eux, le levier des limites réciproques de valeurs
dialectiques à
réguler
selon un principe scientifique
abstrait ou un autre,
toujours réductible à un
religieux-culturel finalement
très fondamentaliste dans son antithèse faussement
équilibriste.
Principe
que les libéraux dominants de tous poils, appellent, depuis
deux siècles au moins,
alternativement et selon les
situations en main,
le marché ou les droits de l'homme (au
marché), tandis que de
l'autre côté, on parle de progrès social, de
bonheur social et de liberté sociale du
genre humain. Ces
Deux
grandes tendances, activées l'une contre l'autre, enfonçant
leur défenseurs
attaqués dans la
basse-fosse du marché captif de leur future traite normalisée,
d'une manière ou d'une autre,
une fois leur intelligence naturelle et culturelle annihilée
en vue de leur élevage industriel intensif
et de l'augmentation bassement corrélée de la production-consommation de
marchandises répondant,
toujours plus, à leurs besoins "libérés" de toute vérité humaine.
Ce
prétendu choc des civilisations, – prétendu parce que tout ne peut
jamais être que calculé
au plus près, désormais – révèle, en fait, dans sa logique
abstraite, l'activation extrême, dès la sortie de la première guerre mondialisée, de ces deux
pôles destructeurs et destructurant du monde, avec
l'évidente visée de faire émerger une loi mondiale
de certains marchés multinationaux
contrôlés, vitaux pour
l'humanité.
Ce
qui fut activé et l'est toujours plus,
ce sont des extrémisations culturelles
poussant à l'autodestruction
culturelle mutuelle :
chaque tribu fanatisée combattant l'autre, -- au milieu des sables
mouvants des peurs et des désirs de puissance protectrice -- ,
s'abîmant, lentement,
dans le néant fatal de sa propre pesanteur.
Les
bourbiers sont connus
jusqu'à la nausée, la folie et le désespoir – que des
médias en rut permanent
ne cessent de renvoyer en représentation
de notre démoralisation
programmée, pour une
jouissance malsaine, obscène .
À ce niveau-là, celui de la jungle et du zoo, nul n'échappe plus au problème du mal. Ceux qui nient toute théorie du complot croient, autant que ceux qui la défendent, pouvoir y échapper. L'illusion est devenue la règle des réalités construites.
À ce niveau-là, celui de la jungle et du zoo, nul n'échappe plus au problème du mal. Ceux qui nient toute théorie du complot croient, autant que ceux qui la défendent, pouvoir y échapper. L'illusion est devenue la règle des réalités construites.
Dans
cette guerre des ombres, on distingue une tendance majeure :
l'annihilation mutuelle
progressive des monothéismes du livre dans leur meilleur,
éléments essentiels (–
parmi d'autres, comme le polythéisme celtique ou grec –),
qu'on le veuille ou non, de la culture et de la civilisation
européenne, et en particulier, française.
L'usure brutale ou patiente de ces sagesses traditionnelles, depuis l'effondrement central de 1914, ne peut que permettre de mieux faire sauter les anciennes digues mondiales du Marché. C'est ce creuset vieux de plus de mille ans, que certaines puissances, rationnelles modernes, aimeraient voir éclater pour permettre au forces obscures de la puissance de pousser leur démesure au maximum d'illimité uniformisé. Division, diversion, subversion et corruption des principes supérieurs sont les enjeux majeurs de cette guerre mondiale voilée.
L'usure brutale ou patiente de ces sagesses traditionnelles, depuis l'effondrement central de 1914, ne peut que permettre de mieux faire sauter les anciennes digues mondiales du Marché. C'est ce creuset vieux de plus de mille ans, que certaines puissances, rationnelles modernes, aimeraient voir éclater pour permettre au forces obscures de la puissance de pousser leur démesure au maximum d'illimité uniformisé. Division, diversion, subversion et corruption des principes supérieurs sont les enjeux majeurs de cette guerre mondiale voilée.
Ce
que la barbarie nouvelle proclame, c'est son éternité temporelle,
contre le matérialisme complice des morales, c'est son sacré sombre
ressuscité, depuis la mise à bas, l'abattage de masse,
l'humiliation et la haine des justes, des sages, des saints et des
héros qui firent nos valeurs européennes, et notamment françaises.
Ces grands, qui ont toujours fait notre honneur, dont on se servit de la grandeur instrumentalisée pour construire et justifier notre puissance culturelle, industrielle et commerciale hégémonique, bien trop souvent, imposée par la trahison, la violence pure, l'esclavage, la négation de la dignité et de la nature humaine.
Ces grands, qui ont toujours fait notre honneur, dont on se servit de la grandeur instrumentalisée pour construire et justifier notre puissance culturelle, industrielle et commerciale hégémonique, bien trop souvent, imposée par la trahison, la violence pure, l'esclavage, la négation de la dignité et de la nature humaine.
Nous
sommes confrontés à un retour logique démultiplié de, et à cette
barbarie. Et ce retournement est aussi un retournement
d'alliance : à la guerre comme à la guerre, puisque nous
ne connaissons et reconnaissons que cela : l'autorité de la
terreur et la terreur de l'autorité. Les horizontalismes
réseautés post-modernes, leurres,
provisoirement couchés, des relativistes de masse, n'y feront rien. La vérité seule, celle de Gandhi ou Luther King, a de l'avenir.
D'autant
plus que la terreur post-moderne est d'abord électronique dans son
contrôle des esprits. Elle suit le mouvement de mécanisation
générale de la pensée visuelle décrite par Ellul. La
terreur est donc technique aussi : c'est une technique, une
technologie avancée de manipulation des esprits.
Ses
images nous brûlent la cervelle, au sens propre, dans un meurtre
symbolique de masse dont le nazisme fut le prototype fertile non
définitivement stoppé. Il ne le sera jamais : on ne peut,
historiquement, que le mettre à distance pour une période non
déterminée, vu le passif.
On ne
contient pas impunément la barbarie sans générosité musclée,
celle qui fait horreur aujourd'hui, en faisant le lit sanglant de sa
négation logique.
On ne contient pas impunément la barbarie sans esprit de chevalerie ni esprit de vérité ; sans une maîtrise traditionnelle des forces de la nature humaine.
On ne contient pas impunément la barbarie sans une canalisation fertile et heureuse des forces instinctuelles, transcendées dans une culture dont le sens ne leur est pas séparé par l'imposture d'un pouvoir intellectuel soumis aux lois bestiales du marché – fusse celui des religions.
Pas plus qu'on ne contient pas impunément les forces spirituelles incarnées dans un système purement technique. On ne nie pas la nature humaine : on la respecte et l'honore pour un dépassement heureux, loin des perversions révolutionnaires des réalités de cette vérité première.
Cette négation historique des données de base de la vie humaine entraîne un déchaînement incontrôlable de folie criminelle la plus basse et la plus haute à la fois.
On ne contient pas impunément la barbarie sans esprit de chevalerie ni esprit de vérité ; sans une maîtrise traditionnelle des forces de la nature humaine.
On ne contient pas impunément la barbarie sans une canalisation fertile et heureuse des forces instinctuelles, transcendées dans une culture dont le sens ne leur est pas séparé par l'imposture d'un pouvoir intellectuel soumis aux lois bestiales du marché – fusse celui des religions.
Pas plus qu'on ne contient pas impunément les forces spirituelles incarnées dans un système purement technique. On ne nie pas la nature humaine : on la respecte et l'honore pour un dépassement heureux, loin des perversions révolutionnaires des réalités de cette vérité première.
Cette négation historique des données de base de la vie humaine entraîne un déchaînement incontrôlable de folie criminelle la plus basse et la plus haute à la fois.
Dans
cette guerre nouvelle, où l'absurde et l'arbitraire les plus
cruels sont rois, la République de Platon ou d'Aristote ne tiendra
pas sans un retour au sens, premier, commun ou bon, qui ne
sont que les sens humains de la mesure grecque notamment, contre le
retour de non-sens, issu du choc de notre folle démesure technicienne
de puissance.
Dans cette guerre nouvelle, sans retour sur soi et non au passé, il n'y aura pas de retour du tout : nous serons ou massacrés ou vendus. C'est la loi de la guerre, et nous y échapperons d'autant moins que nous l'avons déclarée au monde entier depuis trop longtemps, entraînés par des meneurs d'une espèce terroriste très proche de celle qui tente sa chance aujourd'hui.
Dans cette guerre nouvelle, sans retour sur soi et non au passé, il n'y aura pas de retour du tout : nous serons ou massacrés ou vendus. C'est la loi de la guerre, et nous y échapperons d'autant moins que nous l'avons déclarée au monde entier depuis trop longtemps, entraînés par des meneurs d'une espèce terroriste très proche de celle qui tente sa chance aujourd'hui.
Heureusement,
notre culture n'a jamais été totalement impressionnée par la
terreur, mais toujours par la grâce. C'est ce qui peut
seul nous sauver : nous ne serons jamais de la race
élue des vainqueurs. Vaincre n'est pas une fin en soi.
Le V de la victoire n'est ni un acquis permanent ni un mérite inné
ou héréditaire.
La victoire n'est pas une culture, comme la liberté, c'est une nécessité tragique, comme l'amour, que nous ne pouvons que rencontrer, pas maîtriser. Cela, tout vrai Résistant le sait.
La victoire n'est pas une culture, comme la liberté, c'est une nécessité tragique, comme l'amour, que nous ne pouvons que rencontrer, pas maîtriser. Cela, tout vrai Résistant le sait.
La grâce du don et le
contre-don de soi, qui seule peut – hors toute propagande, inutile et nuisible,
et
même de l'historiquement vrai, puisque seul
l'humainement vrai fonde notre culture – nous relier.
Nous relier Ici, dans l'Europe à venir, « de la
Méditerranée à l'Oural », les uns aux autres, comme dans
le film « Stalingrad
ou L'ennemi aux portes »
d'Annaud. Comme
le peuple russe, nous n'avons jamais eu besoin d'historiens, de
commissaires politiques ou de théories économiques pour nous
expliquer le sens
ou le non-sens
de notre Histoire, nous le portons en nous comme un
secret du cœur,
qu'aucun média ne nous montrera jamais : la
miséricorde de la guerre
n'est pas technique. Secret, aussi, mieux
gardé
que ceux des services de renseignements du monde entier, celui
du courage. Du courage muet dans la parole.
À ce propos, n'oublions jamais la leçon posthume de De Gaulle, dont nous faisons aujourd'hui les frais de ne pas l'avoir suivie : un peuple de marchands ne peut que vendre ou se vendre. Nous n'avons rien à négocier, au contraire de ceux qui sèment la terreur. Notre culture, pas plus que ne l'était celle des Indiens d'Amérique, n'est pas à vendre, elle est à prendre ou à abandonner, non à son temps maudit, mais au printemps spirituel qui vient.




