« Les Français sont de veaux. »« le trait le plus détestable des sociétés de classe, la séparation entre le savoir et l'expérience quotidienne. »
Ça
viendra des gens, ceux qu'on prend pour des imbéciles, pour des
pommes, pour des paumés. Ce sera quelque chose de supérieurement
intelligent et subtil. De neuf à nouveau, qui reviendra comme
l'esprit oublié de mai 68 dans son meilleur.
Dans sa démocratie spontanée, revenue bien à lui, et à personne d'autre,
et non dans un spontanéisme révolutionnaire fabriqué par des
élites « d'avant-garde ». Les vaches seront bien
gardées : par elles-mêmes, par instinct
de valeur. Le vrai peuple n'est
ni troupeau industriel ni humanité de troupe.
Il paît dans le bocage nietzchéen d'un rêve intempestif qui n'est pas
américain, les pieds bien sur terre, debout dans sa boue fertile,
dans son fumier parfait comme un parfum d'herbe whitmanienne, comme le placenta sacré des mondes animaux baignant les esprits virevoltant sur les eaux libérées.
Mais
ça ne créera pas d'imposteurs : on verra clairement, malgré
la maladie, les ravages, les zones sinistrées et contaminées, le
désespoir et la misère, la haine et le cynisme et l'égoïsme
responsable et cruel du manque d'humanité et de repères qui les
engendre ; on verra clairement, parfaitement, pratiquement, que ceux que l'on
prend pour des gens intelligents, ce sont eux les imbéciles et les
(ir)responsables de tout. Aucune force de l'ordre n'occultera cette
évidence dévastatrice du mal criminel
abouti et advenu. Ces criminels-là contre l'humanité seront écartés
sans violence, comme la vache
magnifique et douce chasse les mouches de son dos généreux – ces derniers premiers, sales et parasites, honte du genre
humain, révélés comme les vrais malheureux, pitoyables comme un obsédé sexuel devant sa pathologie.
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