" (...) cette chose terrifiante qu'est la respectabilité, si bien cultivée par l'homme; or, être respectable, c'est suivre une morale basée sur des critères qui sont, en réalité, fondamentalement immoraux."
J. KRISHNAMURTI
La sexualité – dont le sens va bien au-delà du sexe – , au
contraire du genre, est l'un des derniers espace privé de
liberté dans lequel une humanité aliénée puisse, l'instant d'un
soupir (…) qui n'est évidemment pas seulement physique mais
aussi spirituel, retrouver une innocence perdue et un
ressourcement reliant et régénérateur – face à l'horreur
du monde des puissances qui la contrôlent – depuis le début, dans
les sociétés étatisées.
Puisque ces puissances ont mis l'humanité en esclavage pour être, et en quelque sorte la remplacer dans son essence positive. Il était donc parfaitement logique que ces puissances fassent tout – et elle y ont partiellement réussi, là comme ailleurs, pour la convertir à leur violence – d'abord psychologique : celle de l'éternel esclavage, celle du maître et de l'esclave.
Puisque ces puissances ont mis l'humanité en esclavage pour être, et en quelque sorte la remplacer dans son essence positive. Il était donc parfaitement logique que ces puissances fassent tout – et elle y ont partiellement réussi, là comme ailleurs, pour la convertir à leur violence – d'abord psychologique : celle de l'éternel esclavage, celle du maître et de l'esclave.
Mais cet espace préservé, source de la famille, comme il y a une
nature préservée, est aussi un enjeu de pouvoir, par delà
celui de la puissance, puisqu'il est le lieu de reproduction
conforme, à travers la famille conjugale conforme d'une
humanité de système et non de famille élargie, où
les rôles de pouvoir ou leur distribution doivent être initiés puis
contrôlés. La bonne marche d'une humanité d'élevage dans un
monde bien « maîtrisé » est à ce
prix : tout doit être défini à sa place jusqu'au moindre
détail, pour éviter la perte et la perte d'un temps précieux
pour la production d'une puissance sociale négative, établie contre les valeurs de la personne, illimitée.
L'un des aspects les plus oubliés et méconnus de la condition des
femmes – et encore aujourd'hui – est leur statut de mineures
éternelles, lié à leur rôle « d'auxiliaire
familiale » d'un côté. Le terme « d'auxiliaire »,
employé à dessein ici, a quelque chose de tragi-comique dans le
sens où il exprime un rôle essentiel non reconnu, qui n'a pas
fini de révolter celles qui subissent la loi tacite de sa fonction
socio-économique cachée. Pour estimer la
dimension du travail effectué par ces « auxiliaires »
traditionnelles et modernes, il suffit de voir le nombre d'emplois
que le travail progressif des femmes a permis de dégager pour les
remplacer, justement dans cette « fonction », "économiquement libérée".
Le statut éternel ou universel de mineures pour les femmes, en
général et en « genre », est lié à tellement de
domaines qu'il est bien difficile d'en discerner les tenants et
aboutissants dans leur totalité. Nous regardons, quant à nous, au fil des détours
de la pensée, ce qui est, plus que ce qui fut, comme étant simplement la source éternelle de ce statut minoré et rabaissé, malgré tous les discours sur les "droits" (...), ou les lois alibi.
Les contraintes liées à la mise au monde et à « l'élevage »
des « petits » sont à la fois spécifiques et
universelles, et représentent – au maximum idéal de leurs
réponses – un art rare, un travail et un dévouement si immenses
que n'importe quel juste « salaire » de la peine "dépensée",
renverserait sans doute le système salarial le mieux établi au
monde. Premier esclavage donc, même si encore
largement « consenti », basé sur une vocation
naturelle abusivement socialisée dans un sens. Il est la base essentielle, physique et morale
de la fondation de l'humain dans l'un de ses équilibres vitaux et
métaphysiques essentiels, mais nié et réduit à une caricature familiale.
Non seulement cette sorte de vocation, au sens positif, n'est pas
reconnue dans son importance totale, mais elle est exploitée
de la pire façon, de manière traditionnellement universelle, sauf
exception dans les cultures sans doute les moins matérialistes –
apparemment de plus en plus raréfiées et ridiculisées.
Les matérialismes ne laissent la parole ni la décision aux plus laborieux, aux plus dévoués, aux plus essentiels : ce sont des systèmes de spéculation pure et de colonisation à outrance. Ce premier esclavage féminin est absolument économique et n'a rien à voir avec les diverses idéologies politico-religieuses qui le justifient a posteriori, au passé, au présent et pour l'avenir, dans ce qui constitue à nos yeux, notre civilisation, donc « la meilleure ». Ni donc, avec celles qui prétendent le supprimer en prenant le pouvoir intellectuel.
Les matérialismes ne laissent la parole ni la décision aux plus laborieux, aux plus dévoués, aux plus essentiels : ce sont des systèmes de spéculation pure et de colonisation à outrance. Ce premier esclavage féminin est absolument économique et n'a rien à voir avec les diverses idéologies politico-religieuses qui le justifient a posteriori, au passé, au présent et pour l'avenir, dans ce qui constitue à nos yeux, notre civilisation, donc « la meilleure ». Ni donc, avec celles qui prétendent le supprimer en prenant le pouvoir intellectuel.
On peut développer l'aspect économique de l'exploitation des femmes dans tous les sens, à tous les niveaux, dans tous les
domaines, puisqu'elle les touche tous, de notre enfance à notre
mort : en général, nous sommes tous faits, satisfaits,
assistés et soignés et enterrés par des femmes, dont le rôle
universel est inversement proportionnel à leur statut
conjugal, familial, professionnel, social, politique et culturel.
Mais il est évident que des esclaves, domestiques d'abord, ne peuvent prétendre à aucun pouvoir – ce qui n'est d'ailleurs pas forcément une mauvaise chose en soi : il n'est pas du tout acquis que l'exercice de ce pouvoir dans ce qu'il peut avoir de sale les libérera définitivement de l'esclavage. Il se peut qu'elles ne se voient libérées d'un esclavage domestico-familial que pour en connaître un plus dur encore, au niveau d'un marché qui ne peut que détruire leur culture propre de femmes et de mères, détruire la dignité de leur féminité pleine, et non pas « spécifique » – qui ne fut peut-être, paradoxalement, un peu reconnue qu'à certaines époques du Moyen-Âge, avec, par exemple des cultures d'amour courtois. Mais ceci est un autre débat.
Mais il est évident que des esclaves, domestiques d'abord, ne peuvent prétendre à aucun pouvoir – ce qui n'est d'ailleurs pas forcément une mauvaise chose en soi : il n'est pas du tout acquis que l'exercice de ce pouvoir dans ce qu'il peut avoir de sale les libérera définitivement de l'esclavage. Il se peut qu'elles ne se voient libérées d'un esclavage domestico-familial que pour en connaître un plus dur encore, au niveau d'un marché qui ne peut que détruire leur culture propre de femmes et de mères, détruire la dignité de leur féminité pleine, et non pas « spécifique » – qui ne fut peut-être, paradoxalement, un peu reconnue qu'à certaines époques du Moyen-Âge, avec, par exemple des cultures d'amour courtois. Mais ceci est un autre débat.
Esclavage et pouvoir sexuel ou de genre. Pouvoir qui n'est pas
seulement basé sur les séparations des
élites et du peuple ou des hommes et des femmes, mais aussi, d'abord
et surtout entre maîtres et esclaves – depuis les origines des
temps, sous quasiment toutes les civilisations – excepté les plus
spirituelles (Grecs, Celtes… en Occident.)
Le propre de l'esclave n'est pas de ne pas être au pouvoir, de ne pas être maître : il est de ne pas être libre, soi-même, de sa nature et de ses aspirations, d'être dépendant, à tous niveaux, de l'autre.
La réalité première de ce monde, disait Camus, consiste d'abord en ses institutions. Établies ou implicites, écrites ou non, elles valident, enracinent et perpétuent la hiérarchie des dépendances responsables de l'ordre social. La recherche d'une égalité de pouvoir, en ce sens, est un suicide plus collectif encore que le sexisme masculin comme instrument ancien usé par les abus et la corruption inhérente à tout pouvoir.
Le propre de l'esclave n'est pas de ne pas être au pouvoir, de ne pas être maître : il est de ne pas être libre, soi-même, de sa nature et de ses aspirations, d'être dépendant, à tous niveaux, de l'autre.
La réalité première de ce monde, disait Camus, consiste d'abord en ses institutions. Établies ou implicites, écrites ou non, elles valident, enracinent et perpétuent la hiérarchie des dépendances responsables de l'ordre social. La recherche d'une égalité de pouvoir, en ce sens, est un suicide plus collectif encore que le sexisme masculin comme instrument ancien usé par les abus et la corruption inhérente à tout pouvoir.
A ce niveau, il est paradoxal de noter certaines ambiguïtés dans
cet ordre, parfois exprimées de façon tout à fait populaire. Dans
le Blues, par exemple, il est fait allusion de façon
récurrente et plaintive, au patron et à la femme en termes
interchangeables masqués, alors que l'homme, par une sorte de
convention d'évidence difficile à nier, est censé
dominer partout la femme.
Il faut dire que notre système est très intelligent, qu'il couvre
et perpétue l'esclavage sous une forme contractuelle mutuelle, légale
et même respectable. Que le pouvoir de l'humain sur l'humain
est gravé dans les têtes et les cœurs au niveau d'obligations morales enracinées dès le bas-âge. Tout commence à l'école, comme on dit. Ainsi,
amour, respect, partage, fraternité, responsabilité ou
respectabilité sont socialement ritualisés par des postures et
des formules bien connues, plus liées aux images encadrées et convenues
que nous en donnons à nos propres yeux publics ou privés,
qu'aux réalité pratiques que nous vivons – à part – au
quotidien en public, en entreprise, entre amis ou « à la
maison ». Vous savez, ces impitoyables réalités coulissières du théâtre de nos vies.
Nous savons tous que le pouvoir sur l'humain, source de toutes les
satisfactions dans notre système de domination, est ce qu'il y a de
plus important dans nos vies, surtout pour l'immense majorité d'esclaves que nous sommes si discrètement devenus .
Ce système n'est pas à proprement parler un système d'esclaves à l'antique, c'est un système d'esclavage moderne, ou la vie de tout le monde dépend de celle de tout le monde tellement plus "qu'avant". Système de liens qui entravent et obligent absolument, codifié et réglé comme papier à musique pour l'harmonie d'ensemble : celle d'un commerce et d'une l'industrie révolutionnaires, illimités.
Ce système n'est pas à proprement parler un système d'esclaves à l'antique, c'est un système d'esclavage moderne, ou la vie de tout le monde dépend de celle de tout le monde tellement plus "qu'avant". Système de liens qui entravent et obligent absolument, codifié et réglé comme papier à musique pour l'harmonie d'ensemble : celle d'un commerce et d'une l'industrie révolutionnaires, illimités.
Dans un tel système politique, tout rôle est éminemment
économique – surtout celui qui n'a pas de statut ou un statut
non reconnu : on en fait ce que l'on veut, au gré des
calculs et des contraintes. L'économie souterraine tacite,
sur-productive et sur-exploitée est le négatif vrai de l'image
donnée : ceux qui n'existent pas sont bons à tout,
quasi-gratuitement. Pour les femmes (et beaucoup d'autres) :
deuxième esclavage, celui de l'image conforme épuisante à
laquelle se soumettre pour survivre.
Sans développer plus loin les rouages du système des systèmes, celui de l'argent-roi –
puisqu'il les domine tous dans l'espace et le temps, pour l'instant et
depuis pas mal de temps déjà, on voit bien, si on élargit sur les
enfants et le travail des enfants, notamment – qui a reculé chez nous pour
apparemment se développer dans les pays « en retard de
développement », à partir de quel niveau le statut des
personnes humaines est établi, par le pouvoir du système de
puissance dominante, pour assurer un certain type de survie des
sociétés qui le constituent et le renforcent, et de ce
qu'on peut appeler une humanité en expansion
– dont la moitié est constituée de femmes, et le reste de pas mal d'enfants.
A ce niveau de réflexion, nous ferons une remarque : aussi
bien pour les anciens « nègres » des
marchés aux esclaves (ressemblant tant d'ailleurs à ceux aux
bestiaux), que pour le "statut" des femmes et des
enfants, un point de dénomination commun est celui de
minorité légale et non pas sociale – comme il est à la mode de le dire,
puisqu'ils peuvent être même majoritaires – Ils ont tous été,
sont encore, et seront toujours demain, des incapables
juridiques, à
l'image d'« handicapés » sous
tutelle étatique, patronale, familiale ou autre, comme parfois la religieuse, sous certains cieux bien encadrés.
Tous se sont révoltés, parfois ultra-violemment, un jour, tous cherchent et obtiennent un statut évolutif et émancipateur, permettant des améliorations sectorielles chèrement arrachées, qui les lient toujours plus au système dans une dépendance malsaine privilégiée, quasi-incestueuses, dans un sens.
Tous se sont révoltés, parfois ultra-violemment, un jour, tous cherchent et obtiennent un statut évolutif et émancipateur, permettant des améliorations sectorielles chèrement arrachées, qui les lient toujours plus au système dans une dépendance malsaine privilégiée, quasi-incestueuses, dans un sens.
Forêts, sols et sous-sols, océans, (…) animaux, peuples
primitifs, femmes, enfants, familles font – qu'on le reconnaisse ou
non – partie des ressources naturelles exploitables par les
systèmes économiques en général, depuis les débuts d'un certain
monde organisé, notamment urbain, commercial et industriel –
chacun de ces tristes systèmes travaillé avec l'âpreté du réalisme propre à son
idéologie de survie – elle-même source de conflits divers et infinis,
dont la guerre des sexes, au final, ou celle des générations – de
plus en plus violente, pour donner des exemples moins flagrants
que celui des guerres ethniques, coloniales ou économiques.
Pourquoi aller chercher ailleurs les sources de ces conflits, et notamment du sexuel ou de genre, et des esclavages, auxquels ils aboutissent inévitablement ? Toute réalité est de nature, même dénaturée, mais toute vérité est équi-libre, équité et liberté.
Pourquoi aller chercher ailleurs les sources de ces conflits, et notamment du sexuel ou de genre, et des esclavages, auxquels ils aboutissent inévitablement ? Toute réalité est de nature, même dénaturée, mais toute vérité est équi-libre, équité et liberté.
On peut toujours invoquer des principes : comme ils ne
sont pas appliqués pour les raisons décrites plus haut, à savoir
une économie coupée de l'humain et de la liberté, séparée aussi, évidemment -- puisque c'est un tout -- du
respect général de la nature, et qu'ils ne vont pas, dès le départ, dans le sens d'une limitation
intelligente de besoins de base -- à déconnecter absolument des désirs
et volontés de puissance, il faut recourir à la force, à la...violence, dite légale.
La force de la loi est invoquée comme rendue « nécessaire » par cette situation. En désespoir de cause, c'est utiliser la force contre la force, ce qui ne résout rien. La force de la loi s'oppose à la loi de la force, en utilisant cette même force, en la soumettant à une autorité légitime, légale – sans parvenir jamais à en faire disparaître l'arbitraire qui lui est intrinsèquement lié.
On peut même se demander si ce monopole de la violence n'aiguise pas les appétits de ceux qu'il combat autant que ceux qui en « bénéficient ». Il peut se privatiser (...) Ici le désespoir est la cause du désespoir de cause... A qui se vendre pour pouvoir racheter sa liberté ? Il n'y a ni vérité ni dignité dans le désespoir de l'esclavage, pas plus en logique qu'en économie. L'esclavage est d'abord et essentiellement ce désespoir-là -- que nous n'avons pas à partager : il est trop lié à celui des maîtres...
Faire respecter par la force un principe n'est pas l'appliquer,
c'est le forcer, le dénaturer : on connaît les
arguments de maîtres, leurs bonnes raisons ou leurs bons
sentiments. Il faut donc d'abord se demander ce qu'est le
principe de liberté. Non celui des libertés citoyennes, mais celui
de la liberté des personnes en soi -- qui font les citoyens.
Nous prenons les Droits de l'homme comme une fin alors qu'ils ne peuvent être qu'un moyen et un début. La personne n'est pas une objet analytique individuel. Déconnecter la liberté de la sa nature profonde est une erreur : elle lui donne un sens, infiniment plus loin que le droit – quel qu'il soit, et qu'elle confirme, s'il est juste, ce droit, qui n'est qu'un outil pratique, utile ou inutile.
Nous prenons les Droits de l'homme comme une fin alors qu'ils ne peuvent être qu'un moyen et un début. La personne n'est pas une objet analytique individuel. Déconnecter la liberté de la sa nature profonde est une erreur : elle lui donne un sens, infiniment plus loin que le droit – quel qu'il soit, et qu'elle confirme, s'il est juste, ce droit, qui n'est qu'un outil pratique, utile ou inutile.
Mais cette justesse-justice a pour critère la personne vivante,
sociale, laborieuse ou amoureuse, familiale ou ethnique (…) :
que vient faire le sexe en tant que genre social dans la liberté
naturelle de cette personne ?
Ce n'est pas le social qui fait la personne ou l'économique ou le culturel : cette personne est aussi donnée, naturellement ordonnée. Le social ne fait trop souvent qu'un individu séparé de cette réalité. La preuve : il transforme le sexe en dialectique du maître et de l'esclave intégrés dans son système "parfait", comme tout ce qu'il touche d'ailleurs, en nous aveuglant d'illusions magiques, mais tragiques.
Ce n'est pas le social qui fait la personne ou l'économique ou le culturel : cette personne est aussi donnée, naturellement ordonnée. Le social ne fait trop souvent qu'un individu séparé de cette réalité. La preuve : il transforme le sexe en dialectique du maître et de l'esclave intégrés dans son système "parfait", comme tout ce qu'il touche d'ailleurs, en nous aveuglant d'illusions magiques, mais tragiques.
Le social vrai doit partir de la personne et non de la société
de système, pour construire une socialité
libre dans les limites ouvertes où la vie et la survie de chacun
ne dépendraient pas de celle de l'autre d'abord, mais de son travail
et de sa volonté propre – ni collectivisée, ni privatisée.
Le cœur du social, le familial, et le cœur du familial, le féminin comme matrice sociale, ne peut ni ne doit être enfermé dans des structures d'exploitation et de contrôle de la richesse de son indispensable apport créatif, et pas seulement reproductif : le vrai social doit s'organiser autour du féminin, librement, par coopération et association libre et responsable, naturellement garantie par les liens amoureux et familiaux, et non pas, illusoirement, par les lois d'un système basé sur sa colonisation ou sur une traite légale administrée des ressources de chacun.
Le cœur du social, le familial, et le cœur du familial, le féminin comme matrice sociale, ne peut ni ne doit être enfermé dans des structures d'exploitation et de contrôle de la richesse de son indispensable apport créatif, et pas seulement reproductif : le vrai social doit s'organiser autour du féminin, librement, par coopération et association libre et responsable, naturellement garantie par les liens amoureux et familiaux, et non pas, illusoirement, par les lois d'un système basé sur sa colonisation ou sur une traite légale administrée des ressources de chacun.
La demande ou la recherche d'égalité sociale, juridique ou
idéologique (…) entre hommes et femmes, ou demain entre parents et
enfants (…), est légitime dans le sens d'égalité dans la
liberté de la personne humaine à être ce qu'elle est dans
sa nature et ses aspirations naturelles, mais le social, le
juridique ou l'idéologique (…) n'ont rien à voir avec cette égalité-là, en
réalité : ils ne peuvent que garantir théoriquement ce qui
peut être -- ironiquement, absolument absent dans la pratique d'un système
non-conforme à un principe d'approfondissement créatif des droits
naturels positifs de la personne humaine.
Ainsi, sous prétexte d'être extérieurement imposé par la force à ceux qui le
refusent, ce principe impératif d'approfondissement du droit de la
personne en tant que telle, est détourné depuis le début vers des statuts
conditionnels catégoriels autonomes ou particuliers, égoïstes et criminels, au
lieu de renvoyer à la personne elle-même dans son unicité unificatrice libre et naturelle – qui devrait être la source même du
droit de chacun dans sa socialité.
Ici, comme ailleurs, la soit-disant réparation du mal ou de
l'oppression sociale commence et finit par un viol de conscience et
de liberté physique d'être ce que l'on est, de nature et de volonté, dans une
société respectueuse de cette réalité première, sinon quel est
le sens de cette société ?
C'est pourquoi, cette demande d'égalité – ici comme ailleurs – doit être assortie d'une précision de liberté personnelle effective inaliénable, permettant de baser ce droit sur une réalité humaine authentique et reconnue comme telle, au lieu de reconnaître le statut générique d'un ayant droit théorique qui devra se battre, sans certitude de résultat, contre un monde hostile, non réduit à un minimum de respect, pour faire reconnaître pratiquement, peut-être encore, son droit PARADOXAL d'exister, puis d'être libre d'être ce qu'il est, alors qu'il s'agirait d'aider à l'appliquer d'abord et seulement, au lieu de le... chercher !
C'est pourquoi, cette demande d'égalité – ici comme ailleurs – doit être assortie d'une précision de liberté personnelle effective inaliénable, permettant de baser ce droit sur une réalité humaine authentique et reconnue comme telle, au lieu de reconnaître le statut générique d'un ayant droit théorique qui devra se battre, sans certitude de résultat, contre un monde hostile, non réduit à un minimum de respect, pour faire reconnaître pratiquement, peut-être encore, son droit PARADOXAL d'exister, puis d'être libre d'être ce qu'il est, alors qu'il s'agirait d'aider à l'appliquer d'abord et seulement, au lieu de le... chercher !
C'est pourquoi enfin, cette précision de liberté personnelle
effective inaliénable doit être, préalablement, socialement
acquise pour ne pas avoir, en plus de la reconnaissance de la
personne humaine en tant que telle, dans ses dimension essentielles, à acquérir seulement le droit incertain de porter une
demande de reconnaissance d'égalité de liberté personnelle contre
une pratique collective imposée par le fait même de l'absence ô combien productive de cette précision qui devrait être supposée acquise dans toute
revendication, de ce fait-même, rendue absurde et ridicule, d'égalité.
Ce raisonnement a l'avantage de ne pas spécialiser l'égalité
juridique et de décloisonner la personne humaine –
qui ne peut se découper en morceaux de droits, étant une
intégrité – de la faire sortir des catégories
analytiques enfermant son être dans des rôles, des situations et
des statuts préfabriqués par un système sans rapport réel avec
une vie et des souffrances volontairement ignorées, et au final sans lien avec ses qualités
essentielles réelles particulières positives, quelle que soit cette
personne.
Ainsi, enfin, la singularité de chaque personne humaine,
« sans distinction », doit-elle lui appartenir en propre
par principe – autant que l'intégralité et l'intégrité
positives de son corps et de ce qu'on peut approximativement nommer
son esprit – et non à un groupe, ou une catégorie majoritaire,
générale, minoritaire ou spécifique.
Là est le point précis où l'idéologie (et non le combat) féministe est sorti de la vérité humaine de la réalité qui aurait pu la soutenir (s'ils n'étaient pas évidemment antagonistes), mais qu'elle combat malheureusement, sans le savoir, par voie de conséquence, aux côtés d'un système qu'elle rejette violemment et aveuglément par ailleurs, exactement comme le pouvoir lui-même combat la liberté, au lieu de ramener celui-ci en douceur à la vérité cachée de sa raison d'exister -- comme le pêcheur patient ramène un poisson carnassier géant.
Là est le point précis où l'idéologie (et non le combat) féministe est sorti de la vérité humaine de la réalité qui aurait pu la soutenir (s'ils n'étaient pas évidemment antagonistes), mais qu'elle combat malheureusement, sans le savoir, par voie de conséquence, aux côtés d'un système qu'elle rejette violemment et aveuglément par ailleurs, exactement comme le pouvoir lui-même combat la liberté, au lieu de ramener celui-ci en douceur à la vérité cachée de sa raison d'exister -- comme le pêcheur patient ramène un poisson carnassier géant.
La véritable et oubliée raison d'exister de ce système, consenti
par la force, où nous survivons étant, plus que la survie superficielle et inutile de
tous – justement – d'abord de donner sens à une
société ainsi organisée – puisqu'il est là, ce système – et de
faire reculer ses barbaries spécifiques ou spécialisées, par des méthodes désolidarisées de la
violence pure, quelle qu'elle soit, du mensonge et des horreurs
toujours inédites qu'engendre inévitablement cette violence, au profits de ses
manipulateurs d'altitude technocratiques de pouvoir, contre la
liberté humaine dans son ensemble inclusif.
Malheureusement, pour l'instant, le système établi est le contraire autorisé du recul de ces barbaries : il les cultive au nom de la morale productive et reproductive et n'a pas réussi à dépasser la misère endémique de ses minables et cruels « moyens ». Il n'a progressé que dans le leurre spectaculaire de luttes « sectorielles » contre-nature et désespérantes, passant par ses fourches caudines juridiques d'airain romain, plantées au cœur saignant d'un humain dé-sexué et stérilisé– au lieu d'accoucher d'une autre humanité annoncée, la vraie, l'éternelle, la transcendante.
Malheureusement, pour l'instant, le système établi est le contraire autorisé du recul de ces barbaries : il les cultive au nom de la morale productive et reproductive et n'a pas réussi à dépasser la misère endémique de ses minables et cruels « moyens ». Il n'a progressé que dans le leurre spectaculaire de luttes « sectorielles » contre-nature et désespérantes, passant par ses fourches caudines juridiques d'airain romain, plantées au cœur saignant d'un humain dé-sexué et stérilisé– au lieu d'accoucher d'une autre humanité annoncée, la vraie, l'éternelle, la transcendante.
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