mardi 23 septembre 2025

L'AMOUR, LE VRAI

 

 

 

L’amour, le vrai, comme une rivière, quand il est là. Chaque geste, chaque pensée coulant au fil du temps et de l’espace, flottant légèrement sur l’eau trouble et sombre. Au milieu d’un soi intégré et pacifié, parfaitement orienté et actif dans sa navigation précise. C’est Zen, le Tao. Bateau ivre remâté, réarmé de puissance mentale de nature.

Danse marine infinie faisant et refaisant le monde de ses marées montantes et descendantes, sa délicatesse d’herbe et sa force arborée d’origine, dans son infime et son infiniment grand. Ses évolutions…, ses ébats, ses combats.


Tout coulant de source là-bas en bas, vers là où tout rejoint l’océan de la vie cosmique infinie en haut, enraciné, envaginé dans chaque parcelle, chaque atome de vibration incarnée ou minéralisée, cristallisée ou liquéfiée.

Loin d’ici, une étoile géante femelle mille fois plus grande que le soleil de notre système, son sein en fusion dégageant 300.000 fois la puissance de celui-ci, brûlant son éternité folle et solitaire comme le feu dans les yeux d’un(e) enfant sauvage. Les poètes savent toucher cela et aussi certains musiciens, Bach ou Hendrix.


Le travail, la paix, la liberté, le respect, la fidélité, l’intime et le commun s’enlaçant si harmonieusement qu’on oublie leur singularité naturelle. Accordés parfaitement, fondus dans une musique brûlante dans la nuit célinienne comme les torches romaines de Kerouac, l’action poétique de vivre et d’exister dans sa nature parfaite et imparfaite à la fois.


En ce sens aussi sensuel que sensible et spirituel, il faut reconnaître simplement et humblement, en toute ignorance de ce qu’il est réellement, que ce sens là est le coeur libre d’un bonheur absolu, élémentaire, élaboré et absorbé à la fois, s’il pouvait être un jour connaissable ou reconnaissable.

Ce serait le début et la fin, tout simplement.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire