vendredi 12 septembre 2025

POÈME 1209

 

 

 

Dieu a consenti à ce que tu te donnes

La poésie était une prière, non un théâtre

Tu lui rend un otage révolté de la première Heure,

Rebaptisé du jour


À toi à jamais, Myosotis semés à l’infini Comme dans un Printemps De Botticelli

Lavé à sa source

Soigné, nourri, désaltéré, rendu à la vie Merveilleuse


Ne plus que mourir heureux en toi pour toi.

Soleil d’océan de lumière

J’effacerai tes douleurs de sel, juré.

Tu brûleras au paradis, baignée du baptême Secret d’un lait

De tendresse caressante sans fin,

Dans une marée de mousseline et de soie humaines.


Mont dans ma main, coquille sur la plage Étale dans tes yeux

Tes jambes ont les bras d’une enfant Abandonnée

Tes yeux ne chercheront plus à voir,

Ils verront ce qu’ils cherchent.


Ton sommeil redevenu lourd, tes cheveux Redevenus longs.

Ton cheval tombé de fatigue sur l’herbe Émeraude de l’ailleurs ici maintenant 

À jamais, whitmanienne Prairie Américaine


Le soleil de tes yeux traversant l’eau 

Des larmes du passé de sa lumière glacée,

Feux féminins, ma race non éteinte 

Par la mort de la tienne – miracle !

Inondant mon sang d’eau verte, marine, Houleuse, écumante

Salive sereine recueillie dans les brisants D’une vie dénouée du mal


Fille verte, Rédemption d’avant mort

Si belle, vivante et triste et fertile,

Proue plongeante, barque écumante 

Ballottée dans la main du Dieu d’amour


Je suis ton Mât, incliné de respect, 

Île absolue, dressée

Volcan Excalibur émergent, crevant la vague,

Comme le sein crève l’étoffe déchirée


Tes courbes douces arrondissant les collines Du lac de l’enfance, 

Chevaliers perdus, Kerouac et autres celtes errants oubliés

Mère Nature, éternelle, amour heureux 

Des bêtes humaines

Parc perdu du Bon Dieu aux Sauvages Génocidés

Par delà le Napalm, la chair brûlée 

Du monde,

Plus loin,


Tu lanceras ma barque en feu vers le soleil Couchant de ta blessure sanglante

Ton enfant la regardant devenir le point 

D’un jour nouveau


Honneur, hommage éternel à toi, Fille de Feu, Mère du monde

Phare englouti des nuits de l'enfer maudit

Doux gouffre sidéral des déserts galactiques De l’amour

Mondes parallèles, Mémoire à vif de L’Invisible vérité


Mémoire à vif, saignante, chair arrachée 

Des vies parallèles

Faille mortelle du Mal, virginale, enfantine Prêtresse solaire

Sortie à la lumière du jour… Immaculée


Reflets de futurs passés dans l’œil cerné 

De nuit de la Déesse enchaînée

Fécondité du double corps sablier recouvert D’un suaire malade

Osant rouvrir un présent christique, éternelle Sisyphe

Je t’honore et vénère, ici et à jamais

Pour les Noces d’un Été posthume

Nos Renaissances d’outre-monde

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