Monstration et
démonstration, souvent de force, l'ordre politique de la
cité. Massification et soumission "salutaires" des esprits derrière
les murs, plutôt que l'inscription de leur éternité spirituelle dans
une pierre libre. Monstration ostentatoire, codifiée, artificielle,
pure technicienne, tacticienne. Monstre froid.
L'ordre naturel, dans sa chaleur matricielle, cache et
protège, relativise géographiquement les richesses partagées,
discrètement, selon une distribution de mœurs adaptée, plutôt que
légalisée et collectivisée. Peut-être le seul partage qui ait
jamais vraiment « fonctionné »...
Non la vitrine, mais le
voile, non l'interdit, mais la douceur, la noblesse. Mystère
naturel, qui n'est percé que par l'expérience :
tout savoir est vain qui ne participe pas. Rien ne double
l'ordre. Tout trouble n'est que transitoire comme passage
provisoire.
Tout devenir demeure centré sans être nulle part forcé ou empêché. Puisque tout
est lié, l'équilibre coule de source vers un aval culturel où
raison et culte s'étreignent dans une douce frénésie spirituelle.
De la relativisation même naît et renaît tout l'absolu incarné.
Territoire de chacun, en viager, qui
se connaît et respecte, avec ses limites spontanées ou
organiques, nécessaires à l'ensemble plus qu'au "vivre ensemble",
sans règles imposées de l'extérieur. Là, sans
publicité, le vivre heureux
se cache : rien à montrer ni démontrer qui s'écarterait
d'un ordre accordé, celui d'un orchestre d'harmonie : du
plus faible au plus puissant. Chacun ne prend que ce qu'il lui faut
sans faire trop de sentiment, mais sans cruauté. Mais cette musique n'est pas moderne.
Ce
que manifeste, mais silencieusement, cet ordre d'un monde dit naturel, – comme s'il avait jamais pu en exister un autre qui soit un tant soit peu viable –, par
opposition factice à l'humain qui se voudrait social
et meilleur que celui-ci – trop
injuste ou dégradant – donc
insoumis à une
volonté séparée et coupée par pure folie de puissance obscure,
est bien autre chose qu'un triste mur protecteur face au chaos présumé
d'un cosmos qui nous a tout
appris, mais dont nous avons oublié le Tout, pour mieux le maquiller
et présenter en haut épouvantail.
Dans
l'arbitraire concurrent claquemuré des cités de la
puissance matérielle et de la contrainte "spirituelle", prétendant la
justifier dans les
cœurs malades en réglant la vie en zoo humain, chacune construite et expansée sur la peur, non sur la confiance.
L'économie
villageoise naturelle partagée, elle, en rien liée, au départ, avec la gestion urbaine, rationalisée
du troupeau enclos de la domesticité politique. Ces
deux mondes n'ont à échanger que des points de vue divergents : ils n'ont pas les mêmes liens avec un monde réel, dont
l'un ne peut que nier la vérité immuable
dans son entreprise démente de transformation perpétuelle, pour et à
croire pouvoir
toujours l'adapter à sa
cruelle inadaptation chronique.
Toute extériorité humaniste au monde s'emmure de logique "ouverte" à tout vent comme une girouette folle, coupant les ponts pour un sens unique construit "d'entrée" aux péages d'urbanités pestiférées, assiégées de doute et de corruption internes, comme un seul ghetto culturel en manque et trop plein à la fois, mais inverseurs. L'antique fable des viscères révoltées.
Cul par-dessus tête, bien coiffée des terrorismes intellectuels. Monde de chiens, infiniment plus cynique que celui de nature. Monde de droits à exhiber et "défendre" : ceux, misérables, du jouir sans limite ni devoir, dans l'enferment même du bocal célinien : Mort à Crédit universel.
Cul par-dessus tête, bien coiffée des terrorismes intellectuels. Monde de chiens, infiniment plus cynique que celui de nature. Monde de droits à exhiber et "défendre" : ceux, misérables, du jouir sans limite ni devoir, dans l'enferment même du bocal célinien : Mort à Crédit universel.