Ceux qui n'étaient pas des tout TGV étaient en retard d'un train, des passéistes, des réacs. On s'aperçoit maintenant, après suppression des lignes non-rentables, que le Transport-À-Grande-Vitesse coûte de plus en plus cher à ceux qui ont encore la chance d'avoir des liaisons, et que le progrès fait invariablement passer par Paris. On s'aperçoit d'un seul coup que les liaison bus sont sous-développées en France, où Greyhound n'a pas encore mis les pieds, pour des raisons monopolistiques d'État inadmissibles, et qu'elles sont 10 fois moins cher ! Vous vous rendez compte ?
On
va donc « mailler » le vieux
pays de
France, en l'ouvrant à ce
nouveau marché mis en bouche, pour
le plus grand profit d'une
population enclavée-rançonnée, et de l'emploi ;
marché qui,
une fois installé et rentabilisé, ne manquera pas de flamber
ses prix à la
première occasion obligée et nécessaire (énergie,
parc, péages, réseaux...).
Libéralisation
oblige. Au lieu d'avoir dès le départ entretenu, rénové et
rentabilisé honnêtement les liaisons SNCF existantes très bien faites.
Du passé faisons table
rase... Dérégulons,
dérèglementons les freins à la croissance :
déréglons un monde bien fait, il faut tout refaire selon les vrais
critères américains !
C'est
que les rails du progrès, un peu comme ceux
du ferroutage, sont
impénétrables : il passent par l'inévitable route
du pétrole contre celle
de l'électricité propre,
qui a toujours été le mal
de la dernière révolution intelligente ; un peu comme celle de
l'électricité passe par celle de l'inévitable route de l'atome
de masse comme alternative
pacifique positivement sociale-économique du monopole et de la
finance industrielle énergétiques, dans leur domination
sécularisée du marché des
bien et des besoins communs, « au service des
hommes ».
Le génie et la culture de
notre technique ouverte
sont aussi en voie de désarticulation molle, en amont de la
neutralisation industrielle rampante.
A la table d'hôte, nous
mangerons par-terre, comme les larves, les miettes du Progrès. Le
cul par-dessus la tête,
mettons les trains sur les camions pour un transport moderne
de ces miettes ! Qui ne
voit le beau sabotage, le beau dommage et intérêt ?

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