La loi, au lieu de son
intelligence, sa liberté et de sa vérité, est devenue en
elle-même, pour verrouiller ces
mêmes vertus supérieures, le cadre principal
du système : le droit humain a remplacé le divin. Nous sommes
donc verrouillés dans un système passé d'un système ouvert, où
l'espace des principes étaient beaucoup trop grands
pour avoir été inventés par les humains, à des temps fermés,
trop petits pour la grandeur humaine.
Système
si petit qu'il sera bientôt généré et
géré par les
machines. Le premier système, celui de Dieu ou de la Nature,
conduisait à un niveau d'intelligence supérieure
à partir d'à peu prés les mêmes principes. Le second, ayant
éliminé le premier comme archaïque, ne mène qu'à un seul bas
résultat : emprisonner l'esprit dans les formes complexes de la
matière. Le premier ne concevait de droit que par la foi, la
mauvaise foi du second fait fi de la foi
pour définir la loi du vide humaniste.
Tant
que l'objectif de la loi ne sera que l'efficacité
technique dans la gestion sociale des affaires,
il n'y aura plus, comme on dit, de morale, ni publique ni privée.
Tant qu'elle ne demandera plus un respect absolu de valeurs en accord
avec les convictions profondes des
sentiments innés
les plus hauts, les plus généreux, elle n'organisera que la soumission à
la loi du plus fort, généralisée
comme un cancer lent,
aux normes hors-sol du pouvoir et de la puissance, à l'apesanteur
toxique de théories économiques
ne légitimant qu'un
délire décroché.
Par contre – le juste n'étant pas la puissance, même publique –
, elle ne fera, cette prétendue loi, qu'organiser le chaos et la
révolte qui va avec, pour la bénédiction de son auto-renforcement.
L'objectif
caché de ce monde légaliste formel, soviétique,
si on veut, derrière la légitime révolte de naïfs et crédules
citoyens standardisés, lobotomisés,
ne visant qu'à les faire
tomber, d'une manière ou d'une autre, à un moment où un autre, du
plus haut au plus bas de l'échelle sociale, sous le coup
de la loi. Chaque pensée,
chaque parole, chaque acte, chaque sentiment, chaque travail, chaque
jouissance, chaque œuvre devant, en bien ou en mal, recevoir
sa sanction juridique ou
judiciaire : bénédiction ou condamnation.
Ce
totalitarisme de l'Office Juridique va
plus loin que les catholico-protestants qui l'ont précédé :
le contrôle se systématise au fil des décennies, à la fois à
l'international et en
descendant toujours
plus profondément dans toutes les structures de la vie privée
survivante, sursitaire. L''objectif
est la colonisation du psychisme et du spirituel,
évidemment, comme toujours.
Il ne doit plus y avoir de hasard libre ou relatif entre le marteau et l'enclume, il ne peut plus, désormais, exister pour la pièce humaine travaillée, que de la nécessité absolue, libérale, morale, psychologique, civique, réglementaire. Une nécessité de droit administrativo-commercial. Le reste devenant potentiellement soit interdit soit illégal, soit non encore traité.
Il ne doit plus y avoir de hasard libre ou relatif entre le marteau et l'enclume, il ne peut plus, désormais, exister pour la pièce humaine travaillée, que de la nécessité absolue, libérale, morale, psychologique, civique, réglementaire. Une nécessité de droit administrativo-commercial. Le reste devenant potentiellement soit interdit soit illégal, soit non encore traité.
Tout ce qui n'est pas
validé est virtuellement donc, illégal ou
nouveau marché : voilà « la
danse des esprits modernes »,
celle qu'on nous fait jouer,
comme d'autres le firent faire à
des êtres anéantis,
au son d'un violon pitoyablement émouvant et dérisoire,
dans un
camp psychologique
ou un autre...
« Nul ne peut l'ignorer. » Nul n'ignore l'horreur,
première leçon de
l'Histoire. Il n'y a de terrorisme qu'intellectuel, seconde
leçon, actuelle et inactuelle.
Qu'elle soit de Dieu ou
d'État, qu'importe le flacon
de Constantin ?
Non
seulement le monde est rond, mais il est petit. De plus en plus
petit. L'augmentation
de l'hominidé l'a rapetissé.
Nietzsche l'avait prédit dans un sens, Camus, dit dans un autre : le suicide sera le problème numéro 1 de notre temps. Face à la sur-puissance technicienne du cadre de la condition moderne, la désertion logique et l'émigration vers des mondes « meilleurs » – déjà malheureusement initiée par celui de la drogue et ses suicidés de la société – , ne pourront qu'avoir des impacts épidémiologiques incalculables – fenêtres ouvertes sur le grand vide des pathologies du bocal.
Nietzsche l'avait prédit dans un sens, Camus, dit dans un autre : le suicide sera le problème numéro 1 de notre temps. Face à la sur-puissance technicienne du cadre de la condition moderne, la désertion logique et l'émigration vers des mondes « meilleurs » – déjà malheureusement initiée par celui de la drogue et ses suicidés de la société – , ne pourront qu'avoir des impacts épidémiologiques incalculables – fenêtres ouvertes sur le grand vide des pathologies du bocal.
En
attendant « la reprise », les
tentatives, dérisoires mais combien rentables,
de substitution d'un plaisir et d'une jouissance psycho-industrielles
calibrées, aux plus profondes et éternelles aspirations à la
liberté et à la vérité (…) – ces rebelles invariants
désormais au mieux condamnés,
au pire criminalisés – ces minables tentatives, criminelles
justement, auront pitoyablement
échoué.
Par delà les prédictions d'Huxley, la continuité dite laïquement, scientifiquement, psychique de la République Humaine deviendra aussi insaisissable que les flux climatiques déréglés.
Par delà les prédictions d'Huxley, la continuité dite laïquement, scientifiquement, psychique de la République Humaine deviendra aussi insaisissable que les flux climatiques déréglés.
Totalement violente et pathologique, imprévisible et irrationnelle,
comme l'animal traqué, apeuré face
à un système d'immobilisation écrasant et immobilisé à la fois lui-même, par et sur
la totalité de ses
écrans noirs
et curseurs fous,
fébrilement pointés,
à la K. Dick à son "mieux",
sur l'inessentiel stirnérien d'électrons psycho-dandysés.

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