Texte initialement publié comme commentaire du post :
Identité(s) nationale(s)
Qu'on ne puisse rien
effacer de son histoire, en tant que peuple, voilà bien une vérité
qui mérite d'être soulignée pour ceux qui oublient que l'histoire,
comme la Création ou le Monde, dont elle est autant une
expression particulière que celle d'hommes et de femmes d'un pays
nationalisé précis, ne
s'arrête jamais : elle
est un univers en
expansion depuis le début d'un
cycle comprenant aussi les autres, donc depuis l'éternité.
Maintenant, définir
« les identités nationales » est chose bien difficile,
même si en périodes de crises il y a des nécessités
dialectiques, en quelque sorte. Dialectiques parce qu'il semble
bien qu'elles soient culturelles d'abord, et que la guerre
culturelle devienne, malheureusement, le fait essentiel
d'une modernité cherchant à redistribuer mondialement les cartes,
en vertu de seuls intérêts dits « supérieurs », connus
de tous, autorisant, depuis le début, tellement de barbaries au nom
de sa civilisation industrielle.
Il est évident qu'une
évolution qui ne tient pas compte de ce qui évolue ne ressemble pas
à grand -chose. Le noyau primordial, au sens d'originel et d'essentiel
à la fois. Nul peuple qui se respecte encore ne peut, sans doute,
accepter la réécriture de son histoire, première négation
culturelle, déracinement inacceptable en soi au niveau le
plus élémentaire de la personne humaine.
C'est pourquoi une certaine mondialisation culturelle cherche autant à éliminer les peuples que les personnes d'origine : les native en Amérique en furent un bel exemple, natifs d'origine et de culture d'un pays. Les indigènes, les autochtones, les aborigènes, les paysans européens (...) bref les fruits naturels humains d'un pays, au sens du mot « paysan », qui fonctionne aussi en sens inverse : celui qui modèle par son travail, sa culture, sa présence, le paysage.
C'est pourquoi une certaine mondialisation culturelle cherche autant à éliminer les peuples que les personnes d'origine : les native en Amérique en furent un bel exemple, natifs d'origine et de culture d'un pays. Les indigènes, les autochtones, les aborigènes, les paysans européens (...) bref les fruits naturels humains d'un pays, au sens du mot « paysan », qui fonctionne aussi en sens inverse : celui qui modèle par son travail, sa culture, sa présence, le paysage.
Dans un monde qui soit
disant « bouge », les lignes de colonisation
nouvelles n'ont jamais cessé de fluctuer, c'est vrai, au gré des influences et
des violences, et sans doute, il faut bien que tout respire
d'un certain mouvement, que les échanges et flux vitaux se fassent,
mais de là à re-brasser sans cesse la et les cartes
« démographiques », selon un jeu d'échec lié aux cours
et aux coup de la bourse, par exemple, organiser des famines, des
guerres, des révolutions, des "redistributions" politico-commerciales
(…) il y a toute une belle différence, évidemment.
Brouiller, battre et rebattre enfin sans cesse toute ces cartes, c'est la cerise sanglante sur le gâteau d'une information corrompue, d'une « culture » de gangsters.
Brouiller, battre et rebattre enfin sans cesse toute ces cartes, c'est la cerise sanglante sur le gâteau d'une information corrompue, d'une « culture » de gangsters.
C'est pourquoi seuls les
principes comptent, au sens non-comptable : ils sont les
liens directs concrets à nos origines, et c'est bien
pourquoi tout est fait pour dynamiter toute tradition, rétrograde
en soi. Ici, certains peuples qui n'ont pas beaucoup d'histoire, mais
de puissance matérielle, sont évidemment en position de force dans
ce jeu de massacre pour l'hégémonie. Là, d'autres,
« ascétiquement » enracinés dans la leur, participent
pourtant au massacre : ce n'est pas leur culture qui est
menacée, au contraire, la civilisation maritime est adaptée
au pillage des continentales.
On
peut discuter de l'identification
de
l'identité
aux origines : les origines elles, ne sont pas statiques, elles
sont cycliques : elles apparaissent et évoluent en conservant
des
éléments immuables dans leur devenir même, qui s'avère, s'il est
authentique, développement nécessaire et naturel.
Par contre, les origines sont cohérentes, aussi têtues que l'histoire, ce qui est bien normal, sinon il y aurait quelque incompréhensible hasard dans leurs sources, et il n'y a bien que le mondes des affaires qui semble croire, quand la chose prétend s'imposer, à une sorte de hasard d'interchangeabilité dans ses stratégies de communautarisation commerciale de démocratie du même nom.
Par contre, les origines sont cohérentes, aussi têtues que l'histoire, ce qui est bien normal, sinon il y aurait quelque incompréhensible hasard dans leurs sources, et il n'y a bien que le mondes des affaires qui semble croire, quand la chose prétend s'imposer, à une sorte de hasard d'interchangeabilité dans ses stratégies de communautarisation commerciale de démocratie du même nom.
La
raison comme le cœur ne peuvent
évidemment pas s'accommoder
de ce genre de superstition rationnelle
affairiste, quand celle-ci
prétend pouvoir toucher au cœur de peuples-familles : leur culture, la
culture qui les a humainement constitués dans leurs qualités
profondes.
La question, posée depuis longtemps, et qui revient en force au fur et à mesure de l'anarchie destructrice consommatoire qui nous envahit, est bien celle des limites de la manipulation des cultures et, dans ce sens, celle de la disparition de leurs espèces menacées. C'est pourquoi celui qui ne prétend défendre que son identité propre peut devenir son involontaire destructeur futur, s'il ne défend pas, en même temps, toute destruction correspondante chez l'autre, le différent chez lui, dans le même mouvement finalement impersonnel et inactuel. Chaque spécificité rejoignant le même courant essentiel, évidemment.
La question, posée depuis longtemps, et qui revient en force au fur et à mesure de l'anarchie destructrice consommatoire qui nous envahit, est bien celle des limites de la manipulation des cultures et, dans ce sens, celle de la disparition de leurs espèces menacées. C'est pourquoi celui qui ne prétend défendre que son identité propre peut devenir son involontaire destructeur futur, s'il ne défend pas, en même temps, toute destruction correspondante chez l'autre, le différent chez lui, dans le même mouvement finalement impersonnel et inactuel. Chaque spécificité rejoignant le même courant essentiel, évidemment.
Enfin, et
pour rassurer les tenants
des guerres culturelles offensives ou défensives (l'une dissimulant
de préférence « ostentatoire »,
l'autre), il faut leur dire bien en face
qu'une culture qui ne se définit que par rapport
à une autre est une imposture.
Le relativisme culturel n'a rien à voir avec le relativisme, il n'a pas ici, d'horizontalité du relationnel, même et surtout dans un monde décloisonné, dénaturé, chaotique, dérégulé, désaxé. Son autonomie n'a rien à voir avec l'hégémonie, en positif ou en négatif. Une vraie culture est une technique géniale propre de l'être d'un peuple ou d'une personne.
Le relativisme culturel n'a rien à voir avec le relativisme, il n'a pas ici, d'horizontalité du relationnel, même et surtout dans un monde décloisonné, dénaturé, chaotique, dérégulé, désaxé. Son autonomie n'a rien à voir avec l'hégémonie, en positif ou en négatif. Une vraie culture est une technique géniale propre de l'être d'un peuple ou d'une personne.
A
côté de l'originel
il y a l'original. De
cette double qualité de source, coule une sorte de logique organique
qui a plus à voir avec une coexistance pacifique, une coopération
naturelle qu'avec la
concurrence de la prétendue loi de la jungle, même en incluant une
sorte d'espace vital qui pourrait hypothétiquement
être celui du marché :
les animaux de cette jungle, dans la vraie
nature, ne s'entre-dévorent
nullement : ils cohabitent dans
des limites claires,
même dans la contestation, plus ou moins persistante, comme dans
une sorte de dynamisme
interdisant le sommeil de l'acquis pour
toujours, chez ces « innéistes »
personnifiés.
« Éveil » si on
veut, pas si darwinien que ça, finalement...
L'original
est un créateur lié à la création,
travailleur, révolutionnaire conservateur, comme chez Orwell. Le
pillage culturel est sans doute l'une des sources des maux les plus
« incompréhensibles » de nos civilisations avancées
dans le nihilisme industriel et commercial. Pour
celui-ci,
une culture authentique, c'est
l'Eldorado :
pur rêve de pillage et de profit,
aussi bien au niveau du producteur que du consommateur, matière
première d'un côté, produit de l'autre, identité
au milieu, en otage.
Faites vos jeux ! Choisis
ton camp, camarade Coluche !
Parfois,
quand on réfléchit hors de clous
de la pensée unique et de sa
police, on
en vient à se dire, avec un
certain dégoût
irrépressible
pour les belles âmes qui prétendent diriger le monde,
que les « traditionnels »
pillages de villages, ces
horreurs existentielles
vieilles et sales comme
l'humanité, seraient peut-être,
finalement, moins déracinant
et destructeurs que
les
pillages intérieurs, métaphysiques :
ils
engendraient, dans leur
atroce barbarie primaire
peut-être moins d'enfants soldats
d'un esprit privé
de
lui-même
dans son essentiel,
son être, sa vérité, sa nature...
Certains animaux préfèrent la mort à la captivité culturelle. Nous ne croyons nullement que ce soit pour eux-même, mais par une sorte d'instinct responsable de descendance directe et de transmission, si on peut formuler ainsi la haute et naturelle conscience de soi qui, visiblement, les « animent ».
Certains animaux préfèrent la mort à la captivité culturelle. Nous ne croyons nullement que ce soit pour eux-même, mais par une sorte d'instinct responsable de descendance directe et de transmission, si on peut formuler ainsi la haute et naturelle conscience de soi qui, visiblement, les « animent ».

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