Affichage des articles dont le libellé est Victor Hugo. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Victor Hugo. Afficher tous les articles

samedi 9 mai 2015

VIVA VICTOR OU LA FIN DES BLANCS ET DES BLEUS



Initialement publié en commentaire du post  la haine française du 7/05/2015 sur le blog Venator.


Quelqu'un a dit qu'en France, la liberté officielle ne se concevait que contre la religion. Ce fait premier, soigneusement dissimulé derrière un écran de fumée laïque – laïcité en soi, dont le principe ne gênait nullement un Hugo profondément chrétien – ne saurait être effacé, pas plus que les crimes et massacres de la Saint Barthélemy ou de Thermidor, et bien d'autres encore. La mémoire du peuple français, l'un des rares peuple du monde récent, avec celui du Japon, à avoir eu une culture millénaire, n'est pas un tableau noir, fut-il d'école de la République.

Qui ne voit, concernant tous ces génocides, hélas contemporains, partout activés, la nécessité absolue d'une part, de faire la paix avec les morts, de les enterrer dignement, comme le disait en substance le Bernanos d'après 14, d'autre part, d'un dialogue sans complaisance aucune avec les bourreaux – non pour les condamner, quand le sens commun de « la décence commune » des valeurs – valeurs ni étatisées ni nationalisées ni naturalisées, ni idéologisées, mais culturelles-naturelles d'origine dans leur unité humaine historique sentimentale autant que spontanée, géographique – , les juge comme il se doit ; mais pour examiner le point de départ de leur délire génocidaire à partir de leur genèse a priori « rationnelle » et rien que rationnelle.

Il n'est pas jusqu'à l'exemple de la Russie, dans sa récente libération du terrorisme soviétique, qui ne nous ait montré combien était importante la remise à l'heure des pendules, à l'heure d'avant le crime, dans ce que le crime de masse a tenté de nier par sa violence théorique pratique; l'importance de restituer, intact au mieux, ce qui, pendant 70 ans, n'avait été finalement que suspendu : que la vérité ne s'efface pas, mais son occultation tue le respect des choses, de la vie, de leur esprit premier, de leur sens.

Il s'agit là de Grande Réparation, réparation qui ne peut venir des idées (…) mais de principes précis, et notamment de celui de noblesse humaine. Réparation des crimes, spoliations et impostures (…), mais aussi et surtout réparation de la rupture opérée par le crime chirurgical de masse, de guerre ou pas, dans la continuité culturelle supérieure d'un peuple, celle qui fait autant son unité profonde que celle de la personne humaine qui le constitue organiquement, spirituellement.

Les cours, internationales ou pas, de justice (…) ne sont qu'une expression lointaine, parfois très éloignée, de ces principes anciens au sens d'éprouvés , qui seuls n'importe quel hugolien de base le sait , peuvent effectivement opérer le miracle de ce que l'ancienne culture européenne nommait le pardon

Pardon conditionnel, non laxiste, non intellectuel, mais juste, non au sens de justice, mais de justesse. Justesse d'équilibre non né d'une annulation de forces, mais du partage d'une douleur engendrant la limite non franchissable, sur la base de principes communs supérieurs : dans le drame humain quotidien, la violence, comme le jugement, ont des règles absolues qu'on respecte absolument comme principe relativiseur, non des règles relatives dans l'absolu idéal ou réaliste d'une visée pure.

Tout ceci n'a rien à voir avec on ne sait quelle contrition, repentance ou charité trop naïve, donc complice, mais avec la pratique équilibrée d'un certain honneur, celui d'une culture, hélas soumise aussi, puisque aucun peuple authentique n'est sécable de sa mémoire culturelle, au génocide moderne généralisé, et qu'il est de bon ton de railler au nom du principe cynique d'efficacité immédiate dans sa raison dialectique pratique. 

Notre problème « républicain » est d'abord celui de la réécriture de l'histoire : la démocratie exige le respect de la culture d'origine d'un peuple et de sa civilisation dans son essence plus encore que dans son histoire , aussi apparemment archaïque puisse t-elle paraître aux yeux des obscurantiste du progrès social terroriste, du terrorisme social-progressiste.

Pour que le respect ne soit plus « condamné à errer sans pouvoir s'accrocher au sommet de l'État », pour dénouer les « hiatus dévastateurs » entre certains principes à somme nulle de la République, il faut d'abord que celle-ci commence par reconnaître, comme l'Église catholique d'ailleurs, ses crimes de masse et personnels, puis identifie précisément, dans ses principes fondateurs, ceux qui sont faux, donc dé-constructeurs, ainsi que ceux détournés de leurs esprit, retranche les uns et refonde les autres en retrouvant la continuité qui les relie aux origines et à leurs valeurs supérieures, par delà cycles et aléas du temporel court et immédiat purement historique.

La France sortira alors de sa situation « d'orpheline », la présidence de sa République de sa « perversion pratique », les syndicats de leurs « luttes » suicidaires, pour trouver le « compromis tranquille », et n'aura plus aucune raison profonde de s'alcooliser au républicanisme frelaté : la démocratie redeviendra une joie de vivre aristocratiquement naturelle. Démocratie de « grandeur libre ». Mais elle n'en sortira pas avant : le temps ne compte pas : la vérité a l'éternité devant elle.

Quand le désespoir de ne jamais y parvenir dans la voie actuelle – comme résultat d'un passé mystifié – sera devenu si incontournable et virulent qu'il n'y aura plus que l'inévitable remise en question de ce cul de sac moral, intellectuel et spirituel comme issue envisageable, alors, la haine, comme monnaie d'échange du mensonge couvrant le crime, n'aura plus aucune valeur marchande pour acheter la misérable vérité truquée de nos vies et de nos valeurs : nous serons libérés de l'imposition de ce mensonge vendu comme républicain, mais vérifié comme fasciste – et pas seulement par le médiatique Todd, mais par des cœurs hauts.



mardi 10 mars 2015

À UNE... IDÉALE-BRUTE




Si vous êtes quelqu'une que j'admire pour diverses raisons, que et votre gentillesse et vos attentions finissent par me « toucher » beaucoup, par éveiller des sentiments « mêlés », tant mieux.

Ce serait évidemment mal de ma part de m'en plaindre, si vous les partagez un peu. Je sais que vous n'aimeriez pas plus me faire de mal que je ne voudrais vous en faire. J'aime autant les innocents affleurements de surface que la plongée libératrice dans hauts fonds dangereux. J'aime vos approches et abords naturels et spontanés, évidemment redoutables pour un vieux mâle blessé essayant de rendre une petite monnaie de sa pièce à la seule vraie vie subsistant en vous.

Je suis obligé de vous offrir honnêtement ces mots dont vous savez qu'ils sont difficiles à dire, mais c'est peut-être parce que vous avez su une fois m'en donner qui m'ont ému par leur pureté courageuse, dangereuse, que je n'ai pas oubliée, et que vous savez aussi ce que c'est que de se dénuder devant l'autre. 

Il est parfois si jouissif d'être dominé  en situation par une femme « intelligente », comme disait Vian.

Je n'ai jamais voulu blesser ou mettre un tant soit peu mal à l'aise l'inévitable « autre homme », par principe, et encore moins si il a des qualité humaines rares. Je me sens presque gêné, pas complètement libre de mes « mouvements », même si la frustration a des vertus secrètes qui valent parfois autant, mais presque par un hasard inattendu et béni, que la belle animalité naturelle perdue

Merci au formes rigides du système qui soulignent celle-ci en profondeur avec un mépris « utile » en vérité supérieure.


En tout cas et en tout, j'apprécie d'abord le concret et le brut, le vif du sujet, la franchise, les chose directes qui construisent et engagent jusqu'au bout dans un monde qui tombe, ruiné par le mensonge d'un idéal si pauvre-type.

J'admire l'esprit « pionnier », l'esprit premier et son grand dévouement à la cause, qui me semble surtout une obéissance consentie et heureuse, nietzschéenne en un mot. Mais toute vérité n'est pas bonne à dire au pays du vraisemblable de son semblable.

Je ne serais jamais un mâle accompagnant : je peux être un compagnon de route, mais demeure une sorte de vieux mustang qui ne se laisse monter que par une enfance pure : j'aime trop « la Mongolie intérieure ». L'âge m'interdit les jeux de rôle, la domestication alimentaire, et c'est très bien comme ça, après tant d'années perdues dans des obligations rituelles inconsidérément contractées. 

On place parfois tellement mal ses sentiments que pas grand chose finit par nous être épargné.

Vous me plaisez et me « partagez » en même temps, ce qui n'est pas un problème : c'est pour la bonne cause. Je vous vois dans votre enfant, qui court comme un feu, disait Bob Dylan, miroir de votre beauté sauvage et de votre force, votre courage de mère et aussi, sans doute, vos caprices. Étant sans doute aussi passionné que vous, je n'ai rien de plus à dire, comme le dit l'anti-héros du film Forrest Gump

En tout cas, ça serait dommage que je ne puisse pas dire ce que je pense, et que je ne sois plus libre de le faire. C'est pourquoi je me jette à l'eau du bain, librement.

Puisque je ne peux rien faire contre notre amitié, et trouve ça très bien. Ne vous en faites pas là -dessus. Mais comment aller plus loin en restant vrai ? Sans provoquer quelque remous déstabilisants ? On est toujours moins fort qu'on ne croit. Pourquoi ne pas laisser le temps et le hasard faire les choses qui doivent arriver, si elles le doivent ? 

J'aime maintenant plus la sérénité d'un l'absolu charnel et spirituel clair que l'excitation obscure d'un karma qui me déchire et me défie et me dépasse inutilement par ses jeux de hasard illusionnistes. 

J'ai plus confiance dans le destin qu'en moi-même.

Voilà. Le pied dans le plat. Sans en faire un, avec respect et délicatesse, Madame connue et inconnue et même nue.

 Je ne prends plus parti, je reste ouvert, mais conscient. Mon sexe éternel piégé ne m'empêchera pas de demeurer l'ange hugolien que je défends rageusement face aux cruautés abjectes de la vie déviée

 Vous êtes un soleil parmi d'autres, bien sûr, mais je ne peux pas me laisser aveugler par les illusions qu'il peut provoquer en moi, si je ne maîtrise ni ne m'accorde d'abord avec ce que vous y faites « lever ».

Savoir ce que vous voulez, le savez vous vous-mêmes, ou vous laissez-vous guider par un instinct « innocent », qui finit toujours par avoir raison de tout ?

C'est sans doute ce qui fait la force redoutable de l'éternel féminin, devant lequel je m'agenouille, mais sans avoir plus le désir stupide de lutter ni contre ni avec. Seulement naviguer librement à ses côtés, selon le temps qu'il fait et mon humeur océanique

Comme certains poissons salueurs rimbaldiens. Restant homme libre, dans sa plaisante douleur, de donner ou pas.

Pour ce qui est du féminin relatif, le moins que l'on puisse dire est que je suis loin d'être en accord sur tout avec sa culture et ses traditions – même si j'ai été, comme tant d'enfants, formé et déformé par lui, au propre et au figuré –, dont je ne prends plus que les qualités, sans toucher ni vouloir avoir affaire aux défauts d'usage (curiosité et attachement excessifs, socialisme relationnel privatisé, possessivité intégriste maladive, tendance latente et maternante à la domination, chantage permanent larvé, sentiments tyranniques, impulsions cruelles, esprit clanique sur-développé, égoïsme dissimulé derrière chaque intérêt essentiel, trahisons « involontaires » avantageuses, esprit négociateur dans l'âme du don, conformisme et soumission « inconsciente » à la loi du plus fort, attitude de défense victimaire, jalousies..., moralismes, religiosité de façade, manque de spiritualité, dégoût de la nature, bourgeoisie de confort... Difficile de clore la liste des caractéristiques de son programme révolutionnaire).

Mais pour ce qui est des qualités infinies que j'apprécie au féminin non laïcisé à la république des idées toutes faites, c'est très simple : il suffit d'envisager l'absence de ces tendances destructrices. Une utopie moderne, en somme !

Dans ce sens positif-là perdu, j'aime trop les femmes pour leur faire le cadeau insultant de ne pas exiger qu'elles soient à la hauteur de ce qu'elles prétendent être de droit naturalisé, reconnaissance non aveuglée des « vertus » qui doivent être les leurs, pour moi, et trop peu souvent à mon goût, pour elles-mêmes, quand elles se mettent à se mêler charnellement, passionnément des affaires du monde, où, avec ces vraies qualités instinctuelles de l'intelligence qui sont les leurs et qui leur donnent raison dionysiaque, non annexée par l'élyséenne réformée, quand elles les ont, ces qualités raréfiées, et qu'elles s'y tiennent lucidement jusqu'au bout, elles sont évidemment indispensables et irremplaçables, à mes yeux éblouis, tout autant que les hommes de bonne volonté peuvent l'être

Pour ce qui est des autres prétendues qualités féminines, les légalement établies, un peu trop socialement construites, elle me paraissent bien utiles au système, mais si nuisibles au monde !