Si vous êtes quelqu'une
que j'admire pour diverses raisons, que et votre gentillesse et vos
attentions finissent par me « toucher » beaucoup,
par éveiller des sentiments « mêlés », tant mieux.
Ce serait évidemment mal
de ma part de m'en plaindre, si vous les partagez un peu. Je sais que
vous n'aimeriez pas plus me faire de mal que je ne voudrais vous en
faire. J'aime autant les innocents affleurements de surface que la
plongée libératrice dans hauts fonds dangereux. J'aime vos
approches et abords naturels et spontanés, évidemment
redoutables pour un vieux mâle blessé essayant de rendre une petite
monnaie de sa pièce à la seule vraie vie subsistant en vous.
Je suis obligé de vous
offrir honnêtement ces mots dont vous savez qu'ils sont
difficiles à dire, mais c'est peut-être parce que vous avez su une
fois m'en donner qui m'ont ému par leur pureté courageuse,
dangereuse, que je n'ai pas oubliée, et que vous savez aussi ce que
c'est que de se dénuder devant l'autre.
Il est parfois si jouissif d'être dominé en situation par une femme « intelligente », comme disait Vian.
Il est parfois si jouissif d'être dominé en situation par une femme « intelligente », comme disait Vian.
Je n'ai jamais voulu
blesser ou mettre un tant soit peu mal à l'aise l'inévitable
« autre homme », par principe, et encore moins si il a
des qualité humaines rares. Je me sens presque gêné, pas
complètement libre de mes « mouvements », même si la
frustration a des vertus secrètes qui valent parfois
autant, mais presque par un hasard inattendu et béni, que la
belle animalité naturelle perdue.
Merci au formes rigides du système qui soulignent celle-ci en profondeur avec un mépris « utile » en vérité supérieure.
Merci au formes rigides du système qui soulignent celle-ci en profondeur avec un mépris « utile » en vérité supérieure.
En tout cas et en tout,
j'apprécie d'abord le concret et le brut, le vif du sujet, la
franchise, les chose directes qui construisent et engagent jusqu'au
bout dans un monde qui tombe, ruiné par le mensonge d'un idéal
si pauvre-type.
J'admire l'esprit
« pionnier », l'esprit premier et son grand
dévouement à la cause, qui me semble surtout une obéissance
consentie et heureuse, nietzschéenne en un mot. Mais toute vérité
n'est pas bonne à dire au pays du vraisemblable de son semblable.
Je ne serais jamais un
mâle accompagnant : je peux être un compagnon de route, mais
demeure une sorte de vieux mustang qui ne se laisse monter que par
une enfance pure : j'aime trop « la Mongolie intérieure ».
L'âge m'interdit les jeux de rôle, la domestication
alimentaire, et c'est très bien comme ça, après tant d'années
perdues dans des obligations rituelles inconsidérément contractées.
On place parfois tellement mal ses sentiments que pas grand chose finit par nous être épargné.
On place parfois tellement mal ses sentiments que pas grand chose finit par nous être épargné.
Vous me plaisez et me
« partagez » en même temps, ce qui n'est pas un
problème : c'est pour la bonne cause. Je vous vois dans votre
enfant, qui court comme un feu, disait Bob Dylan, miroir de
votre beauté sauvage et de votre force, votre courage de mère et
aussi, sans doute, vos caprices. Étant sans doute aussi passionné
que vous, je n'ai rien de plus à dire,
comme le dit l'anti-héros du film Forrest Gump.
En tout cas, ça serait dommage que je ne puisse pas dire ce que je pense, et que je ne sois plus libre de le faire. C'est pourquoi je me jette à l'eau du bain, librement.
En tout cas, ça serait dommage que je ne puisse pas dire ce que je pense, et que je ne sois plus libre de le faire. C'est pourquoi je me jette à l'eau du bain, librement.
Puisque je ne peux rien
faire contre notre amitié, et trouve ça très bien. Ne vous
en faites pas là -dessus. Mais comment aller plus loin en restant
vrai ? Sans provoquer quelque remous déstabilisants ? On
est toujours moins fort qu'on ne croit. Pourquoi ne pas
laisser le temps et le hasard faire les choses qui doivent arriver,
si elles le doivent ?
J'aime maintenant plus la sérénité d'un l'absolu charnel et spirituel clair que l'excitation obscure d'un karma qui me déchire et me défie et me dépasse inutilement par ses jeux de hasard illusionnistes.
J'ai plus confiance dans le destin qu'en moi-même.
J'aime maintenant plus la sérénité d'un l'absolu charnel et spirituel clair que l'excitation obscure d'un karma qui me déchire et me défie et me dépasse inutilement par ses jeux de hasard illusionnistes.
J'ai plus confiance dans le destin qu'en moi-même.
Voilà. Le pied dans le
plat. Sans en faire un, avec respect et délicatesse, Madame connue
et inconnue et même nue.
Je ne prends plus parti, je reste ouvert, mais conscient. Mon sexe éternel piégé ne m'empêchera pas de demeurer l'ange hugolien que je défends rageusement face aux cruautés abjectes de la vie déviée.
Vous êtes un soleil parmi d'autres, bien sûr, mais je ne peux pas me laisser aveugler par les illusions qu'il peut provoquer en moi, si je ne maîtrise ni ne m'accorde d'abord avec ce que vous y faites « lever ».
Je ne prends plus parti, je reste ouvert, mais conscient. Mon sexe éternel piégé ne m'empêchera pas de demeurer l'ange hugolien que je défends rageusement face aux cruautés abjectes de la vie déviée.
Vous êtes un soleil parmi d'autres, bien sûr, mais je ne peux pas me laisser aveugler par les illusions qu'il peut provoquer en moi, si je ne maîtrise ni ne m'accorde d'abord avec ce que vous y faites « lever ».
Savoir ce que vous
voulez, le savez vous vous-mêmes, ou vous
laissez-vous guider par un instinct « innocent »,
qui finit toujours par avoir raison de tout ?
C'est sans doute ce qui fait la force redoutable de l'éternel féminin, devant lequel je m'agenouille, mais sans avoir plus le désir stupide de lutter ni contre ni avec. Seulement naviguer librement à ses côtés, selon le temps qu'il fait et mon humeur océanique.
Comme certains poissons salueurs rimbaldiens. Restant homme libre, dans sa plaisante douleur, de donner ou pas.
C'est sans doute ce qui fait la force redoutable de l'éternel féminin, devant lequel je m'agenouille, mais sans avoir plus le désir stupide de lutter ni contre ni avec. Seulement naviguer librement à ses côtés, selon le temps qu'il fait et mon humeur océanique.
Comme certains poissons salueurs rimbaldiens. Restant homme libre, dans sa plaisante douleur, de donner ou pas.
Pour ce qui est du
féminin relatif, le moins que l'on puisse dire est
que je suis loin d'être en accord sur tout avec sa culture et
ses traditions – même si j'ai été, comme tant d'enfants, formé
et déformé par lui, au propre et au figuré –, dont je
ne prends plus que les qualités, sans toucher ni vouloir
avoir affaire aux défauts d'usage (curiosité
et attachement excessifs, socialisme relationnel privatisé,
possessivité intégriste maladive, tendance latente et maternante à
la domination, chantage permanent larvé, sentiments tyranniques,
impulsions cruelles, esprit clanique sur-développé, égoïsme
dissimulé derrière chaque intérêt essentiel, trahisons
« involontaires » avantageuses, esprit négociateur
dans l'âme du don, conformisme et soumission
« inconsciente » à la loi du plus fort, attitude de
défense victimaire, jalousies..., moralismes, religiosité de
façade, manque de spiritualité, dégoût de la nature, bourgeoisie
de confort... Difficile de clore la liste des caractéristiques de
son programme révolutionnaire).
Mais pour ce qui est des
qualités infinies que j'apprécie au féminin non
laïcisé à la république des idées toutes faites,
c'est très simple : il suffit d'envisager l'absence de ces
tendances destructrices. Une utopie moderne, en somme !
Dans ce sens positif-là
perdu, j'aime trop les femmes pour leur faire le cadeau insultant de ne pas
exiger qu'elles soient à la hauteur de ce qu'elles prétendent
être de droit naturalisé, reconnaissance non
aveuglée des « vertus » qui doivent être les
leurs, pour moi, et trop peu souvent à mon goût, pour elles-mêmes,
quand elles se mettent à se mêler charnellement, passionnément des
affaires du monde, où, avec ces vraies qualités instinctuelles
de l'intelligence qui sont les leurs et qui leur donnent raison
dionysiaque, non annexée par l'élyséenne réformée,
quand elles les ont, ces qualités raréfiées, et qu'elles s'y
tiennent lucidement jusqu'au bout, elles sont évidemment
indispensables et irremplaçables, à mes yeux éblouis, tout autant
que les hommes de bonne volonté peuvent
l'être.
Pour ce qui est des autres prétendues qualités féminines, les légalement établies, un peu trop socialement construites, elle me paraissent bien utiles au système, mais si nuisibles au monde !
Pour ce qui est des autres prétendues qualités féminines, les légalement établies, un peu trop socialement construites, elle me paraissent bien utiles au système, mais si nuisibles au monde !

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