Avant même que science et philosophie n'aient plus aucun besoin sensuel de Dame Nature, ces humains-là l'aimaient d'un amour – non pas
comme science et philosophie leur dictaient qu'elle devait être,
dans une sorte de devoir de papier, comme il y a des richesses
de papier et comme il on leur dicte doctement aujourd'hui ce que doit être
Femme ou Homme, parée de toutes les beautés idéelles spéculatives
cosmétiques qui font nos misérables fantasmes et la dérisoire
puissance imaginaire de l'humanité moderne – , mais telle qu'en elle-même,
sans moi, dans la
raison supérieure
d'une
passion an-historique,
dans la grandeur et la beauté offertes et partagées de sa sensuelle
divinité, devant laquelle ces
humains-là s'agenouillaient de joie,
comme on boit à la source
– , cette joie
biblique non orthodoxe,
naturellement dissidente d'un
humain institué au cœur
salement soumis du
divin, naturellement fusionnelle, joie d'une co-naissance animale "de...à"
l'être un infini du
monde, de ce qui est,
universellement.
Ce
que science et philosophie, ou religion, apportaient à ces humains-là
était de la divinité de vie,
non de la basse domesticité technique aliénante.
Un approfondissement du mystère
d'une joie sauvage, non encore contractualisée,
dans une liberté faite de soumission amoureuse, consentie ET éclairée, avec
la divinité du naturelle du monde, de la Création, plutôt qu'à
une domination obscure
et intellectuelle par son objectivation esclavagiste cartésiano-sadienne
dégradante en bas environnement
de la domesticité humaine impériale romaine d'occident.
Cette mise en
périphérie scientifique de la Nature
est une abjection en soi,
une pornographie vénale-libérale plus basse encore que ce que les
révolutionnaires de la révolution sexuelle au service du système
de gestion des pathologies du troupeau industriel inventèrent pour
libérer nos clones de notre nature et les ramener à Rome.
Cette périphérie distante et séparée est la racine du mal moderne, sa « maladie de la vache
folle » quand nous songeons sans consolation,
à la ruminante nietzschéenne
dans l'éclatante, la lumineuse, la laiteuse beauté
de ses vertes
mamelles.

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