On change l'inéchangeable
in-changeable en faisant croire qu'on a changé de
l'interchangeable : fantasmatique perversion du
devenir que, et qui permet l'illusion anthropocentrique de croire
tenir et violer la sauvage virginité de l'éternité.
Nous
sommes là devant la figure humaine propre
de l'absurde
contre-naturalité de la
négation de nos limites,
rejetant sur l'univers
entier l'origine de
la faute inexcusable à
chaque fois que monde fait ses comptes et
nous présente nos cruelles vérités dans le miroir de l'intouchable
réalité. Monde,
mal fait, le monde est toujours à changer... en fin de comptes.
La
fin de cette tragique histoire sans fin,
avec toute la divine comédie humaine,
à la fois dantesque et si
pitoyablement balzacienne qui
va avec, augure
inéluctablement des temps proprement métaphysiques,
au sens de au delà
non seulement de nos limites, mais encore au delà même de toute
action humaine, de toute pensée ou mesure humaine.
Temps
contre-renaissants
renaissant
de cendres
antiques héroïques
et légendaires
que
l'incendie volontaire de la modernité matérialiste avait cru
pouvoir enterrer sous des montagnes de calculs humanistes
purs.
Pour
ce qui est de la ligne humaine concrète poursuivie sans
issue, mécaniquement depuis la
mort de Dieu dans la tête de nos désirs avilis
de puissance
biologique virtuelle,
fabriquée par la première perversion du devenir vrai
entre les murs du camp de l'imposture repeinte
en science nouvelle,
l'utilitarisme libéral n'a
fait qu'utiliser la force négative de
l'idéologie progressiste de gauche pour envahir et ouvrir à
la colonisation intérieure
de l'humanité éternelle,
maquillée par son impitoyable maquignonnage et ses
maîtres-chanteurs, en Ferme Modèle des Animaux dans
une nature environnementalisée dans un temps pratique réifié.
Mais
la libération de la force d'impuissance induite
dépasse déjà toute imagination et la réponse du monde ne se fait
pas attendre : la balance poursuivra jusqu'au bout son immobile
ras-de-marée de vases clos infiniment communiquants.
Savoir nager n'est plus affaire de savoir ni de vouloir : seul
un certain amour
universel sauvera chaque être particulier. Face
au déluge Dieu montre partout dans son absence qu'il suffit d'une arche spirituelle
pour tenir debout, pieds-nus sur la terre-mère
et marcher sur les eaux montantes...

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire