A partir du
commentaire du post de Clausd LA NATURE (3) du 16/03/15
« L’être
humain a instauré le principe de la fragmentation et de la dualité
physique, psychique, idéologique, métaphysique…comme base du
« vivre ensemble » avec les dissensions et les violences
qui en découlent directement et indirectement. »
Pierre
Rabhi, Manifeste
pour la Terre et l’humanisme
Il nous faut donc
non « restaurer » un ordre ancien : cet ordre a été
détruit, mais combattre l'ignorance, la superstition, l'arbitraire,
l'imposition violente et cruelle, inhumaine d'un
nouvel ordre, fou et
criminel – par la raison, la
science ET la
« foi » en la vérité par laquelle
celles-ci tirent leur force essentielle
de vie et d'action, de sens, non unique mais
unifié. Combattre ce qui
obscurcit et noie l'ordre éternel du monde au nom de vérités
humaines soit-disant nouvelles, « adaptées » à une
humanité dégénérée.
Combattre
l'absurde non de notre condition humaine, mais de notre
conditionnement d'humains
déconnectés de
la réalité, enchaîné aux réalités fragmentées de notre
« désintégration intégratrice » à un système irréel
et idéel, destructeur et
contre-nature, obscurantiste et nihiliste.
L'humain n'a jamais eu besoin d'être "conditionné" : il n'a besoin que de mesure et de justesse dans sa propre grandeur pour « être ». De même il n'a pas besoin de déconditionnement pour se libérer : il demande juste que cesse le conditionnement du système.
L'humain n'a jamais eu besoin d'être "conditionné" : il n'a besoin que de mesure et de justesse dans sa propre grandeur pour « être ». De même il n'a pas besoin de déconditionnement pour se libérer : il demande juste que cesse le conditionnement du système.
A
chaque mot, chaque avis, chaque parole, chaque geste, chaque
attitude, chaque position, chaque pensée, chaque
désir : le système est un tout, une
globalité. Faisons face avec notre « tout » à nous,
irréfragable, qui ne nous appartient pas plus que
nous ne l'avons fabriqué, comme le reste du monde, qui
nous vient d'autre chose que de la
production globale du moi standard de la matrice.
L'intouchable est
en nous, au fond du puits, parce qu'il y vit aussi,
pas dans une option électorale, même si celle-ci a son importance
relative et nécessaire à assumer, comme chaque chose « existante »
à prendre en libre compte
de ce monde colonisé par l'imposture millénaire d'une culture de
remplacement.
Face à chaque mensonge, non avec des vérités angéliques, mais avec détermination patiente et irréversible, naturelle, non violente, mais passant seulement par nous, comme par le reste non encore normalisé du monde.
Que nous est-il demandé de plus que d'être vrais au bord gouffre ? Absolument rien, de ce rien qui fait tout.
Face à chaque mensonge, non avec des vérités angéliques, mais avec détermination patiente et irréversible, naturelle, non violente, mais passant seulement par nous, comme par le reste non encore normalisé du monde.
Que nous est-il demandé de plus que d'être vrais au bord gouffre ? Absolument rien, de ce rien qui fait tout.

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