« Nous sommes des
millions », dit la chanson. Si c'est vrai, alors, comme avant
la Grande Peur de 68, nous nous mettrons, après avoir éteint nos
petits portables aux grandes oreilles, à parler et à nous
reparler.
À parler à ceux qui sont payés pour nous écouter,
dans tous les sens du terme, et alors la formule devoir de vérité
reprendra le sens qu'elle
n'aurait jamais dû perdre dans ce pays, ni ailleurs, par delà toute
mondialisation du mensonge des uns et des autres.

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