En dernière analyse,
l'économisme du dogme libéral est un nihilisme : tout
vaut tout, tout est interchangeable dans les cycles de
destruction-création de la marchandise, rien n'a de valeur
supérieure ou irremplaçable, puisque rien n'est irréversible, il
n'y a ni destruction ni nature ni temps ni histoire ni
hiérarchie* ni vraie valeur : tout est marchandise, figure de
l'instabilité absolue du monde moderne.
Il n'y a que l'illimité
d'une matière plastique abstraite soumise aux formes infinies du
hasard providentiel opportun d'une sélection naturelle
industrialisée de ces formes, dans les cycles standards d'un
temps de production-consommation de soi et du monde, en échange et
transformation permanents, issus de l'évidement permanent épuisant
le sens de ce monde.
« L'économie,
cette science de l'utilité, passe son temps à calculer les
avantages et les inconvénients de la destruction de la nature. »
disait Bernard Maris, assassiné le 7 janvier avec les caricaturistes
de Charlie Hebdo.
* En réponse au
commentaire de Clausd sur « Humanisme comptable » du
7/01/15 sur ce blog.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire