Dans un monde où
personne ne croit plus en rien d'autre qu'en la puissance humaine,
les néo-fascistes pseudo-islamistes se tournent vers une foi absolue dans
l'au-delà de nous-mêmes, que nous avions, nous, abandonnée depuis longtemps, et qui leur permet
de "construire" la puissance pseudo-transcendante d'un nihilisme
nouveau, infiniment supérieur au nôtre, si on peut employer ce
mot dans un sens négatif. Manœuvre qui n'est donc que provisoirement pire que les nôtres (les nôtres au sens de responsabilité / imposition collective) nous pouvons nous faire confiance...
Ce nihilisme-là, appuyé
sur le Coran comme celui des nazis s'appuya sur la critique du trop-humanisme nietzschéen, et sa juste aspiration à un
dépassement de son nihilisme de bassesse, permet aux fanatiques
haschichins du faux Islam, d'utiliser le juste manque de
confiance en l'homme du vrai, pour dépasser criminellement et destructivement,
les limites de l'égoïsme et de la peur (qui font quelque peu perdre des points à notre moderne barbarie) : la terreur est une
drogue dure qui donne les ailes idéologiques les plus puissantes à un pseudo-Islam dévoyé en idéologie politique de pure barbarie et de pure puissance, dans un sens (un peu comme l'est celle la bombe d'Hiroshima, chez nous, à chacun son ignominie).
Il est évident que
Nietzsche, le premier, et le seul conséquent, avec Dostoïveski
peut-être, a diagnostiqué précisément le malaise humaniste
bourgeois occidental, dans ses contradictions les plus
"retournantes", contre un marxisme peu profond, par son fanatisme
matérialiste même.
Il est d'ailleurs à noter, à ce sujet,
l'étrange alliance, parfois, de celui-ci, désabusé sans doute après sa
défaite, en occident, avec le pseudo-Islam. Défaite historique, liée à
l'horreur terroriste de son international-fascisme, semblant avoir cherché des
compensations quelque peu transcendantales inavouées dans celui-ci, avant même
que ne se déclare l'étrange front des assassins
promoteurs auto-proclamés actuels du pseudo-Islam de barbarie
absolue. Enfin, il est tout aussi troublant de trouver des liens
historiques, par delà les alliances idéologiques, entre
national-fascisme et pseudo-représentants de l'époque d'un Islam toujours plus ou moins
officiel.
Ce sont des faits dont
nous n'avons pas les explication claires, mais dont nous n'avons, non
plus, aucun besoin. Seuls compte la précision nietzschéenne. Qu'importe maintenant les retournements dialectiques d'alliances pour utiliser
et instrumentaliser l'Islam et les musulmans ? Puisque le problème de
la volonté de puissance n'est, au fond, pas celui de la puissance.
Par delà le fanatisme
ordinaire anti-religieux de la puissance (versus anti-religieux), fanatisme béat partagé par presque
tous dans notre système occidental décadent, qui, évidemment, nie
toute valeur humaine autre que celle de sa puissance nue, ceux qui
s'appuient réellement sur la force nihiliste d'un Coran dévoyé,
ont compris qu'ils seraient matériellement plus forts que ceux qui
s'appuient sur un nihilisme non transcendantal, un nihilisme trop
humain, et travaillent ses contradictions comme le marxisme fanatique
travaillait les contradictions de ce même système bourgeois, il y a encore si peu.
Ce nihilisme fasciste
pseudo-islamique peut ainsi, en toute légitimité idéologique
pure, nier tout humanisme transcendantal sécularisé de notre
système technicien, poussant à la roue autant, sinon plus loin encore, puisque cet
imaginaire re-verticalisé sans limite ni loi humaine dans sa
négativité même, permet de nier toute valeur en soi, comme le
faisait, mais moins puissamment, un marxisme fanatique au profit de
l'immanence relativiste nihiliste de son scientisme révolutionnaire.
La
puissance de destruction est donc logiquement infinisable à
outrance au cœur de masses fidélisées, soumises par cette violence
pure qui fait transporter des montagnes au désespoir. La terrible
perte de spiritualité traditionnelle des uns nourrissant directement
le terrorisme idéologique moderne déchaîné des autres.
Sonner le repli sur des bases arrières qui n'existent plus ne va pas suffire. Il faut les reconstruire, non pas au sens constructiviste, mais en retournant aux sources, mais en écartant ceux qui ont fait sauter ces bases en mettant en avant quelques arrière-pensées terroristes bien intégrées à notre actuelle et future désintégration. Sachant aussi que nous ne réintègrerons évidemment rien : les sources sont toutes et rien qu'être.

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